Contre l'ingérence étrangère
Contre les fausses infos, le Parlement veut muscler la Suisse

Le Conseil national a adopté mercredi une motion pour mieux lutter contre les ingérences étrangères en Suisse. Ces actions, visant à déstabiliser la démocratie, nécessitent une meilleure collaboration entre Confédération et cantons, selon Isabelle Chappuis.
Le Parlement somme la Confédération d'intensifier la lutte contre les ingérences étrangères.
Photo: Keystone
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ATS Agence télégraphique suisse

La Confédération doit renforcer sa capacité à détecter, analyser et prévenir les ingérences étrangères visant à influencer l'information, le débat public et les processus démocratiques en Suisse. Le National a adopté mercredi une motion des Etats en ce sens.

Le constat est clair. Les activités d'influence et de désinformations constituent une menace sérieuse pour la Suisse. Ces activités, qui visent à déstabiliser les sociétés démocratiques, portent atteinte à la souveraineté de la Suisse, a indiqué Isabelle Chappuis (Centre/VD) pour la commission.

Anticiper les solutions

Et d'ajouter que les mesures prises jusqu'à présent ne suffisent pas. La coopération entre la Confédération et les cantons pourrait notamment être améliorée. Il s'agit aussi d'envoyer un signal politique clair.

Le Conseil fédéral prend ces menaces très au sérieux, a assuré le ministre de la défense Martin Pfister. Il s'opposait toutefois au texte, car il estime qu'il anticipe les travaux d'un groupe de travail interdépartemental sur ce thème, mis en place en novembre 2025.

L'UDC aussi rejetait le texte. Il existe bel et bien un problème, mais le Conseil fédéral a déjà pris des mesures. Il faut le laisser travailler et ne pas ralentir le processus avec cette motion, a estimé Mauro Tuena (UDC/ZH), en vain.

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