La douleur de la séparation
Manuel Feller évoque les difficultés de sa paternité

Manuel Feller se confie régulièrement sur sa vie en dehors du cirque blanc. Dans un podcast, le skieur autrichien évoque les difficultés liées à sa vie de famille.
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Manuel Feller évolue entre deux mondes.
Photo: Anadolu via Getty Images
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Ramona Bieri

Début juillet, Manuel Feller a révélé publiquement qu'il avait sollicité une aide professionnelle en raison de problèmes psychologiques. «Je n'aurais pas pu m'en sortir tout seul», affirme le technicien autrichien. Ces difficultés se sont accumulées au fil des années et trouvent leur origine dans l'enfance du skieur. «Je suis entré en internat à l'âge de 10 ans, j'ai toujours tout géré tout seul», explique la star du ski.

Aujourd'hui, il se confie à nouveau en profondeur dans le podcast «Papa Mia!?» et raconte à quoi ressemble sa vie, partagée entre le cirque blanc et le quotidien familial. Lui et sa femme Selina se sont mariés au printemps 2025 et sont les parents de Lio et Laila, 6 et 5 ans. Pendant la saison, il se retrouve régulièrement séparé des siens pendant de longues périodes.

«Les succès ne valent rien en comparaison»

Et ce ne sont pas seulement les adieux qui sont difficiles à vivre. «Ça fait vraiment mal», confie Manuel Feller à propos de ses enfants qui pleurent au téléphone parce que leur papa n'est pas à la maison. La douleur était parfois si vive qu'il préférait ne plus donner de nouvelles. «Il m'arrivait parfois de ne pas appeler du tout.» Un soulagement qui ne durait qu'un temps: à long terme, ce n'était pas la bonne solution, car cela l'éloignait de sa femme et de ses enfants.

Cette douleur de la séparation renvoie Feller à sa propre enfance. L'Autrichien est passé par l'internat — parce qu'il le voulait, tient-il à préciser — et pleurait lui aussi lorsqu'il téléphonait à ses parents à l'époque. Aujourd'hui, entendre ses enfants pleurer à leur tour lui procure une vive douleur.

Être père reste pourtant l'une des plus belles choses qui soient. «Quand tu rentres à la maison et que ton enfant court vers toi pour te serrer dans ses bras, ou qu'il pleure quand tu pars, ce sont des moments où je me dis que, comparés à ça, les succès ne valent rien», explique Manuel Feller. Et c'est précisément parce qu'il est souvent en déplacement qu'il savoure d'autant plus chaque instant passé avec sa famille.

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