Il y a quelques mois encore, Alexandra Meissnitzer était en conflit ouvert avec la direction de la FIS de l'époque. Avant le congrès de Belgrade en juin, elle avait critiqué l'ancien président Johan Eliasch, qui l'avait engagée en tant que «responsable des projets spéciaux». L'ancienne star du ski avait alors été exclue de l'événement, son avenir au sein de la FIS étant incertain.
Aujourd'hui, l'Autrichienne endosse un nouveau rôle central au sein de la Fédération internationale de ski et de snowboard. En tant que directrice de la stratégie et des affaires publiques, elle travaillera sous la direction du président nouvellement élu, Alexander Ospelt, avec pour mission de contribuer à la réorientation stratégique du ski. Déjà responsable des projets spéciaux, la championne du monde de super-G et de slalom géant 1999 avait eu pour tâche de rendre les sports de neige meilleurs, plus importants et plus populaires.
«Après ma déclaration publique peu avant l'élection en juin, il n'était nullement évident de savoir comment mon parcours au sein de la FIS allait se poursuivre. J'apprécie d'autant plus la confiance qui m'est désormais accordée», écrit-elle sur Instagram. Avec ce changement de présidence, la situation de la lauréate du classement général de la Coupe du monde 1998/99 a considérablement évolué. Alexandra Meissnitzer fait désormais partie du cercle restreint du président de la FIS.
Faire évoluer le ski
Elle s'intéresse avant tout à la question de savoir comment les sports d'hiver peuvent assurer leur pérennité à long terme face au changement climatique, et comment susciter à nouveau l'enthousiasme d'un plus grand nombre de jeunes. «Nous devons repenser le ski», a-t-elle déclaré au journal «Salzburger Nachrichten».
Si cela ne tenait qu'à elle, les athlètes, hommes et femmes, occuperaient également une place plus centrale: «Notre mission est de leur offrir la meilleure plateforme possible pour qu'ils puissent se présenter au monde entier, grâce à des performances exceptionnelles, des personnalités fortes et leurs histoires.» À l'image, par exemple, de la star du freestyle Eileen Gu, qui allie succès sportifs et image de marque personnelle forte.