Aucun titre olympique
Les Suisses vont-ils briser la malédiction en super-G?

La lutte pour l'or en super-G se déroulera sans doute entre les deux Suisses Franjo von Allmen et Marco Odermatt. Cependant, il faut faire attention aux Italiens.
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Est-ce que l'heure de gloire de Marco Odermatt sonnera mercredi?
Photo: imago/AFLOSPORT
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Marcel W. Perren

Cela pourrait être une question pour «Qui veut gagner des millions»: Quel est le dernier Suisse à avoir remporté l'or olympique en super-G? C'était d'ailleurs le quiz de notre rendez-vous du jour. La réponse: personne.

Depuis que cette discipline a été inscrite pour la première fois au programme olympique en 1988 à Calgary, au Canada, elle a été remportée cinq fois par un Norvégien (trois fois par Kjetil Andre Aamodt, une fois par Aksel Lund Svindal et Kjetil Jansrud), trois fois par un Autrichien (deux fois par Matthias Mayer, une fois par Hermann Maier), un Français (Frank Piccard) et un Allemand (Markus Wasmeier).

Cela va sans doute changer à Bormio (ITA). La majorité des experts interrogés par Blick sont d'accord sur ce point. Toutefois, un avantage décisif pourrait jouer en faveur de la concurrence italienne.

La passe de 3 pour Franjo von Allmen?

Fritz Strobl est l'un de ceux qui doivent le savoir. Le champion olympique de 2002 a déjà fait plusieurs fois mouche dans ses pronostics pour Blick. L'Autrichien avait déjà prédit que Franjo von Allmen deviendrait la superstar de ces Jeux et Tanguy Nef la grande sensation. Depuis, les deux pronostics se sont révélés exacts. Franjo Von Allmen est devenu champion olympique de descente et de combiné par équipes avec une manche sensationnelle en slalom de… Tanguy Nef.

Qu'en pense l'oracle du super-G? «Franjo von Allmen remportera son troisième titre olympique», répond Fritz Strobl.

Le détenteur du record de la Streif de Kitzbühel (1'51''58) justifie son pronostic de la manière suivante: «J'ai fait l'expérience, dans ma vie active, qu'il est plus facile de gagner une course lorsqu'on a le sourire aux lèvres. Et Franjo se promène actuellement avec un sourire permanent.»

«... cela parle en faveur du technicien Odermatt»

Le skieur allemand Felix Neureuther pronostique lui aussi une victoire suisse avant le super-G le plus important de ces quatre dernières années, mais le Bavarois aux 13 victoires en Coupe du monde penche plutôt pour Marco Odermatt. «Immédiatement après le combiné par équipe, il s'est passé quelque chose sur la Stelvio que je n'avais jamais vu auparavant lors de compétitions pour un titre», raconte Felix Neureuther.

«Une dameuse a complètement défoncé la piste, puis de l'eau a été versée en bonne et due forme dans la piste avant que celle-ci ne soit à nouveau fraisée.» Il est donc possible que la piste du super-G soit, au moins par endroits, plus glacée que celle de la descente. «Et cela parle en faveur du technicien Marco Odermatt.»

Hans Knauss, expert pour la chaîne autrichienne ORF, estime lui aussi que ses camarades de petit-déjeuner se mettront en avant ce mercredi. Le grand favori absolu de l'Autrichien est toutefois un Italien. «Il ne faut pas oublier que les Transalpins se sont entraînés en amont sur cette piste. C'est pourquoi le vainqueur de Kitzbühel, Giovanni Franzoni, qui a remporté la médaille d'argent lors de la descente olympique, sera particulièrement chaud pour moi.»

Un avantage décisif?

Un avantage supplémentaire pour le surdoué italien pourrait être le fait que son entraîneur Lorenzo Galli a été tiré au sort pour définir le parcours. Reto Nydegger, le chef suisse de la vitesse, a examiné le parcours mardi après-midi. Son bilan: «Lorenzo Galli a tracé un parcours sans fioritures et sans pièges évidents. A partir de la traversée de Carcentina jusqu'au saut de San Pietro, ce super-G ressemble beaucoup à la descente.»

Le senior de l'équipe italienne Christof Innerhofer a donc fait une comparaison historique: «Le tracé me rappelle fortement le super-G que Dominik Paris a remporté en 2018 sur le Stelvio.» A l'époque, Marco Odermatt avait fait sensation pour la première fois lors d'un super-G de Coupe du monde, à l'âge de 20 ans, en se classant huitième avec le dossard 34. En 2022 et 2023, le Nidwaldien a remporté le super-G de la Coupe du monde sur le Stelvio. En 2024, Franjo von Allmen a disputé son seul super-G à ce jour à Bormio. Le Bernois s'était alors classé sixième, à six dixièmes du vainqueur, Fredrik Moeller.

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