«L'odeur était dégoûtante»
Une légende du ski a vécu un calvaire dans son hôtel à Bormio

Hans Knauss, consultant pour la télévision autrichienne, s'est retrouvé dans un logement effrayant à Bormio. «Le robinet ne donnait que de l'eau rouillée», raconte la légende du ski.
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Le consultant autrichien Hans Knauss a eu beaucoup de mal à trouver un logement pour les Jeux olympiques.
Photo: Sven Thomann
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Marcel W. Perren

Vingt-huit ans se sont écoulés depuis que l'Autrichien Hans Knauss a remporté la médaille d'argent en super-G aux Jeux olympiques de Nagano, en même temps que Didier Cuche. Dans cette course, son compatriote Hermann Maier avait remporté l'or quatre jours seulement après son terrible crash en descente.

Lundi, Hans Knauss a eu une nouvelle raison de faire la fête. Le vainqueur de la descente de Kitzbühel en 1999 et du géant d'Adelboden en 2003 a fêté son 55e anniversaire à Bormio, à l'occasion du doublé suisse en combiné. Hans Knauss, qui travaille comme consultant pour la télévision autrichienne depuis la fin de sa carrière de skieur, précise toutefois qu'il n'a pas célébré dans sa chambre d'hôtel: «Je suis rentré assez tard dans la soirée en tenue de ski avec mon collègue, car je ne voulais pas ramasser de mycose au pied le jour de mon anniversaire.»

Hans Knauss le dit avec un clin d'œil. Mais derrière cela se cache une amère vérité. En effet, l'Autrichien a atterri dans un endroit peu ragoûtant.

Du spray parfumé dans sa main

Pendant ces Jeux olympiques, il y a des gens qui se plaignent parce qu'ils doivent certes payer un prix élevé, mais qu'ils n'obtiennent en contrepartie qu'une chambre médiocre.

Hans Knauss et ses collègues de l'ORF ont été particulièrement malmenés au cours de la première semaine. «Lorsque je me suis enregistré dans notre immeuble, la patronne m'a annoncé qu'elle m'avait réservé une chambre dans laquelle ça sentait un peu mauvais.»

Jusqu'ici, c'est un peu dégoûtant. Mais pour Hans Knauss, c'était encore pire: «Elle m'a ensuite donné un spray parfumé à emporter avec moi.» L'Autrichien a d'abord pensé à une mauvaise blague de l'hôtesse. Mais une fois qu'il a ouvert la porte de sa chambre, l'ancien héros de Schladming a dû se rendre à l'évidence: un spray était effectivement primordial. «Il n'y a pas que l'odeur de cette chambre qui était très répugnante. Lorsque j'ai actionné le robinet pour la première fois, il en est sorti une eau rouillée.»

À ce moment-là, Hans Knauss a sérieusement envisagé de retourner en Autriche pour commenter les courses alpines masculines depuis le studio de l'ORF à Vienne.

Hans Knauss profite de l'asile dans un hôtel suisse

Mais si le vice-champion du monde de slalom géant est finalement resté à Bormio, c'est aussi grâce au propriétaire de l'hôtel de l'équipe suisse. «Je le connais depuis longtemps. Heureusement, il m'a donné l'autorisation de prendre le petit-déjeuner avec les Suisses dans son hôtel», explique Hans Knauss.

Depuis, l'état de l'hébergement des Autrichiens s'est également un peu amélioré. «Ma chambre a manifestement été nettoyée correctement le jour de mon anniversaire, l'odeur s'est fortement améliorée. Pour moi, c'est presque inhabituel que ça ne sente plus mauvais quand je me réveille le matin.»

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