Cette fois, le sourire est apparu sur le visage de Marco Odermatt. Juste après une frustrante quatrième place en descente, une médaille d'argent en combiné par équipes et le bronze en super-G, le Nidwaldien devait presque se convaincre lui-même de ses bons résultats. «Tu dois être heureux avec une médaille olympique, mais je voulais l'or», soufflait-il mercredi soir.
Ce samedi lors du géant, nul doute qu'«Odi» était également là pour décrocher le Graal. Mais il est tombé face à un monstre: le Brésilien Lucas Pinheiro Braathen. Celui-ci a découpé la première manche et avait (presque) remporté le titre olympique à la mi-épreuve. «On savait que Lucas pouvait uniquement se battre tout seul sur le deuxième tracé, avoue Marco Odermatt. On a attaqué et on aurait adoré vivre un triplé suisse, mais Lucas a super bien géré.»
«Un énorme accomplissement»
De manière plus globale, l'heure est au bilan pour le natif de Buochs. «Je suis très, très satisfait, c'était à nouveau une belle performance, analyse-t-il. Je suis toujours dans les premiers, lors de chaque course.» Surtout, il devient le premier skieur suisse à décrocher quatre médailles olympiques. «Ça, c'est cool», se réjouit-il.
Il y a aussi un soulagement pour le Nidwaldien, dans cette saison particulièrement longue. «Je suis presque heureux que ce soit fini, avoue-t-il. Je n'ai pas toujours pu être à 100% mais plutôt à 99, et c'est déjà un énorme accomplissement.»
Le programme de Marco Odermatt ce samedi soir laisse peu de place au doute: après l'habituelle réception à la Maison suisse, il y a de fortes chances que les bières coulent à flot du côté de Bormio. «Aujourd'hui, c'est sûr, on va célébrer, s'exclame-t-il. C'était une longue semaine sans vraiment pouvoir le faire. Mais maintenant que c'est terminé, je vais profiter.» Avis donc aux supporters suisses présents dans le nord de l'Italie: les chances de croiser «Odi» dans les rues de la station sont grandes.