Si la Suisse a remporté son match face à la Tchéquie après prolongation, elle n'en menait pas franchement large après une trentaine de minutes. Brassée dans les bandes par son adversaire, la sélection de Patrick Fischer a bien failli capituler une deuxième fois lorsque David Pastrnak s'est retrouvé seul face à la cage vide. Et c'est peu dire que le sixième meilleur compteur de NHL n'est pas habitué à rater de telles montagnes.
Mais Roman Josi et Janis Moser, les deux meilleurs défenseurs suisses, se sont jetés comme des morts de faim devant l'essai de celui qui leur avait fait tant mal lors de la finale de 2024. Le puck a fini par passer au-dessus du but de Leonardo Genoni. Ouf! La Suisse se serait-elle relevée après avoir encaissé ce deuxième but? À cet instant, pas grand-monde n'aurait osé parier sur l'équipe de Patrick Fischer.
Cette action a eu le don de complétement changer les énergies dans cette rencontre. Quelques minutes plus tard, le score passait de 0-1 à 2-1! Renversant. Mais au fait, qui a dévié le puck? Roman Josi ou Janis Moser? Le second nommé est bien emprunté pour répondre. «Je suis incapable de te dire, rigole-t-il. Tout va tellement vite. Tu tentes n'importe quoi pour arrêter le puck. La canne, une jambe, le bras. Peu importe et tu espères que ça tape quelque chose.»
«J'ai essayé de voir sur l'écran géant»
Sur le banc, il en a parlé avec Roman Josi, évidemment. «Mais lui non plus n'a aucune idée, poursuit-il. On a essayé de voir sur l'écran géant. Mais c'est passé trop vite pour vraiment le savoir.» Sur les photos, il semble bien que ce soit plutôt Roman Josi, dont la canne est au-dessus de celle de son coéquipier. Mais qu'importe, évidemment. «On était juste contents de voir que le puck était passé au-dessus de la cage. Le reste, ce n'est pas bien important.»
Et lui, pense-t-il que c'était à ce point le tournant du match? Pas nécessairement. «Par le passé, nous avons déjà prouvé avoir beaucoup de caractère dans ce vestiaire», précise-t-il. Il en fallait pour ne pas baisser les bras après avoir vu les Tchèques revenir à 2-2 puis à 3-3 en toute fin de match. «Peu importe ce qui arrive, on avance de manière positive et on ne baisse pas les bras.» À l'image de ce double plongeon déspéré finalement.