Camille Rast, quel est votre chiffre préféré?
Camille Rast: Le neuf. Parce que je suis née en 1999.
Si vous aviez un superpouvoir pour un seul jour. Que feriez-vous?
Je me téléporterais quelque part. Très loin. Comme ça, je ne perdrais pas de temps dans les trajets.
Où iriez-vous?
Au Japon, pour skier dans la poudreuse. Il paraît que la neige y est incroyable.
Vous êtes déjà championne du monde. L'or olympique est-il aussi un rêve?
Peut-être. Mais rester en bonne santé est plus important. Si je pouvais faire un vœu, ce serait celui-là.
Comment s'est passée votre enfance?
Très bien. J'ai beaucoup voyagé avec mes parents. Et j'étais très active: athlétisme, école de cirque, vélo… J'ai pratiqué énormément de sport.
Quelle matière vous posait problème à l'école?
Les mathématiques. En revanche, j'aimais beaucoup la géométrie, travailler avec le compas et l'équerre.
De quels enseignants vous souvenez-vous?
Presque tous ceux de l'école de sport de Brigue. Ils m'ont soutenue et motivée.
Pizza ou pâtes?
Pizza. Je n'en mange pas souvent, car ce n'est pas l'idéal pour mon corps. Mais en Italie, j'aime bien me faire plaisir. De préférence avec du mascarpone et du jambon.
Quelles vacances en Italie n'oublierez-vous jamais?
Je suis allée à plusieurs endroits. Nous faisions beaucoup de vélo. J'adore la Sardaigne, c'est une île magnifique. Mais j'aime aussi me détendre à la plage.
Auriez-vous pu participer aux Jeux olympiques en VTT?
Non (rires). J'ai disputé quelques courses d'enduro, mais ce n'est pas une discipline olympique. En cross-country, je n'aurais aucune chance: la Suisse est beaucoup trop forte dans ce domaine.
À quoi ressemble une journée d'été parfaite pour Camille Rast?
Faire la grasse matinée, prendre un café tranquillement. Ensuite, une séance de condition physique, monter à cheval l'après-midi, puis le soir, manger avec des amis sur une belle terrasse.
Les chevaux sont-ils vos animaux préférés?
Avant, c'était Gina, ma chienne. Elle est malheureusement décédée il y a un an et demi. Aujourd'hui, ce sont effectivement les chevaux.
Qu'est-ce qui vous rend triste?
Il m'arrive de pleurer devant un film. Mais je n'ai pas Netflix, donc cela arrive rarement.
Qu'est-ce qui vous énerve en Suisse?
Il y a malheureusement souvent trop de circulation.
Quelles applications utilisez-vous le plus sur votre téléphone?
WhatsApp et les mails.
Aimeriez-vous piloter une moto de Grand Prix?
Ce serait extrêmement excitant, car je suis une grande fan de moto. Mais j'aurais peur d'abîmer la machine. Ce serait un peu comme si un motard venait skier avec notre matériel: c'est beaucoup trop exigeant.
Une amie vient vous rendre visite. Que lui préparez-vous?
Une entrecôte au grill, avec de la pastèque en accompagnement. C'est rafraîchissant!
Croyez-vous en Dieu?
Je crois plutôt à la lune, je trouve cela fascinant. Je pense qu'elle nous influence, nous les humains.
Des courses de ski en Chine, en Argentine ou en Arabie saoudite: génial ou absurde?
Si cela devait arriver, j'espère être déjà à la retraite. Nous devrions voyager encore davantage. Il nous faudrait presque un jet privé (rires), comme les pilotes de moto ou de Formule 1. Ou alors la FIS affréterait un avion.
Quelles questions de journalistes vous agacent?
Il y en a pas beaucoup. Peut-être celles-ci: «Est-ce que tu veux gagner une médaille?» ou «Quand remonteras-tu sur le podium?»
Qu'est-ce que vous ne savez pas faire?
Peindre. Déjà enfant, je manquais de patience pour ça. Chez moi, tout devait aller vite.
Que faites-vous avant de vous endormir?
Je bois un verre d'eau.
Avec quelle célébrité aimeriez-vous prendre un café?
Lors du Grand Prix de Genève, j'ai rencontré le cavalier de saut d'obstacles Martin Fuchs. C'était super. J'aimerais aussi discuter avec le cavalier de saut d'obstacles Steve Guerdat. Il a une carrière passionnante.
Vous avez grandi fille unique. Auriez-vous aimé avoir des frères et sœurs?
Cela aurait représenté beaucoup de travail pour mes parents. J'étais très active et je faisais énormément de sport. Avec un autre enfant, ils auraient sans doute été dépassés (rires).
Vous gagnez un million de francs à la loterie. Que faites-vous?
Peut-être acheter une écurie avec plusieurs chevaux.
Comment fêteriez-vous une médaille d'or olympique?
Il faudrait déjà la gagner. Je trouverais sûrement une idée spontanément. En tant que technicienne, j'ai cette fois un peu plus de repos qu'aux championnats du monde de Saalbach, donc le moment serait bien choisi pour en gagner une!