Franjo von Allmen champion olympique
«Quand j'ai vu 70 centièmes, j'ai cru que c'était le retard»

Champion olympique de descente à Bormio, Franjo von Allmen avait toujours le sourire, même quelques heures après son titre. Le Bernois est revenu sur cette journée et les instants qui ont suivi son titre.
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Franjo von Allmen est champion olympique de descente.
Photo: keystone-sda.ch
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Matthias DavetJournaliste Blick

«Franjo, Franjo.» Sur la terrasse de l'hôtel de Bormio, là où loge l'équipe de Suisse, quelques curieux sont sortis du bar où il faisait la fête pour applaudir et célébrer le champion olympique. Il est 17h30 et voilà plus de cinq heures que Franjo von Allmen a gagné son titre.

Devant quelques médias, le Bernois est revenu sur l'un des plus beaux jours de sa jeune carrière. À peine âgé de 24 ans, il est devenu le cinquième suisse champion olympique grâce à sa démonstration sur la Stelvio. C'est, comme toujours, le sourire aux lèvres qu'il a répondu aux questions.

Franjo von Allmen, champion olympique. Comment ça sonne à tes oreilles?
C’est assez surréaliste, mais on pourrait s’y habituer.

Ce samedi matin, avais-tu le sentiment que quelque chose de grand était possible?
Que ce soit possible, oui. Mais que ça se déroule aussi bien, je ne l’aurais pas pensé. La journée a commencé de manière assez détendue, tranquillement. J’ai essayé d’apporter le relâchement d’une course normale de Coupe du monde, et ça m’a plutôt bien réussi.

Avec le dossard 8, tu arrives en tête. Es-tu surpris par cet écart important?
Au début, j’ai vu 70 centièmes, et j’ai cru que c'était le retard. Puis j’ai vu que c’était en vert. Donc oui, j’ai été moi-même un peu surpris. J’avais de bonnes sensations sur la manche, mais voir le sept dixièmes d’avance sur des gars comme Odermatt, Monney ou ceux déjà arrivés, c’était vraiment cool comme façon de franchir la ligne.

Qu'est-ce qui est le plus fatigant? La course ou toutes les interviews?
Clairement les interviews.

Et ce samedi soir, tu as déjà des plans pour fêter?
Pas vraiment. D’abord on va terminer tout ça, puis sûrement se faire un bon repas. Ensuite on verra où la soirée me mène mais il y aura une bière pour fêter ça, c'est sûr.

Mais sans trop en faire? Les JO ne sont pas encore finis.
Oui, on peut trinquer sans problème. Il y a encore des courses importantes à venir, avec d’autres opportunités. Mais je pense qu’il faut célébrer les succès quand ils arrivent. Donc ce soir, c’est aussi un peu pour profiter.

Aux Mondiaux, tu t'étais fait la boule à zéro. Le rasoir est prêt?
Je ne sais pas. Pour l’instant, rien de spécial n’est prévu. Peut-être que quelque chose va se faire, mais il n’y a pas encore de plan.

Avec Blick tu as fait le pari que tu allais sauter dans le lac de Thoune. Tu es prêt?
Oui, on peut sûrement combiner quelque chose.

As-tu déjà regardé ton téléphone pour voir ce qui se passe?
Pas énormément. J’ai regardé rapidement, mais c’est, je crois, complètement inondé. J’y jetterai un œil quand j’aurai un peu plus de temps.

Qui a été la première personne que tu as appelée?
Mon meilleur ami. Parce que ma maman m’attendait déjà ici. Et j’ai vu mon serviceman, toute l’équipe. Beaucoup de personnes importantes étaient déjà présentes.

C'est la journée la plus importante de ta carrière?
Pour l’instant, ça reste assez normal. Je pense que la prise de conscience viendra plus tard, quand tout aura été digéré, quand on réalisera vraiment ce que ça signifie.

Comment gères-tu tout l’engouement autour de ta personne? Tu entends tout le temps les gens qui crient ton prénom? Qu’est-ce que ça te fait?
C’est évidemment cool d’avoir des Jeux olympiques si proches de chez soi. Quand autant d’amis et de membres de la famille font le déplacement pour te soutenir, ça donne un coup de boost supplémentaire pour donner le maximum.

Et alors, cette médaille… Elle est comment?
Lourde, mais je l’aime déjà beaucoup (sourire).

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