Chez Swiss Olympic, la prudence est de mise lorsqu’il s’agit de fixer un objectif chiffré pour les Jeux olympiques d’hiver 2026. Aucun total officiel n’est avancé. On préfère se référer aux éditions précédentes: en 2018 comme en 2022, la Suisse avait décroché quinze médailles. Un total que l’on aimerait évidemment atteindre à nouveau cette année.
Un tel scénario aurait toutefois une conséquence amusante: certains paris un peu fous devraient, là aussi, être honorés. Lors du grand sondage réalisé par Blick avant le coup d’envoi des Jeux d’hiver dans le nord de l’Italie, de nombreux athlètes suisses affichent un large sourire. Tantôt malicieux, tantôt plus réservé.
Tous les membres de la délégation forte de 175 personnes n’ont pas spontanément une idée de pari à proposer. Certains hésitent. Mais d’autres se prennent immédiatement au jeu. Le champion du monde de descente Franjo von Allmen annonce en riant: «En cas de médaille, je me jetterai dans le lac de Thoune. Il sera sans doute encore bien froid.» Un défi que Wendy Holdener avait déjà relevé après ses trois podiums à Pyeongchang, en 2018.
Expérimentations capillaires
Son coéquipier Stefan Rogentin préfère s’en prendre à sa chevelure. En cas de succès à Bormio, il promet: «Je me teindrai les cheveux en blond paille. Et Blick pourra bien sûr assister à la transformation.» Message reçu, rendez-vous pris.
Les paris liés aux cheveux ont décidément la cote. La jeune technicienne Sue Piller se présenterait avec une crinière rouge en cas de médaille. Même idée du côté de la sprinteuse Salomé Kora, qui vivra ses premiers Jeux d’hiver comme pousseuse en bobsleigh.
Le slalomeur Daniel Yule opterait lui pour une coupe iroquoise, tandis que son ami Matthias Iten se dit prêt à adopter un «mulet agressif», soit une coiffure radicalement rasée sur les côtés. Candidat sérieux au podium en ski acrobatique, Noé Roth envisage lui aussi cette option s’il venait à décrocher une médaille.
Les promesses de tatouage ne manquent pas non plus. Le skieur acrobatique Pirmin Werner, qui rêve d’or olympique, se rendrait chez le tatoueur. Le motif reste à définir. Gregor Deschwanden, lui, hésite encore, mais n’exclut rien: «Je ne suis pas vraiment du genre à me faire tatouer. Mais pour immortaliser un moment pareil, je pourrais imaginer quelque chose avec la mascotte olympique et de la nourriture italienne.»
Pour la leader du biathlon Lena Häcki-Gross, ce seraient les anneaux olympiques. Deux athlètes vont encore plus loin et confient la décision aux journalistes du Blick. Le patineur de vitesse Livio Wenger laisserait Joël Hahn choisir l’emplacement de son tatouage, tandis que le biathlète Niklas Hartweg a lancé à Marco Pescio: «Ma copine ou toi, vous me faites un tatouage.»
En slip dans le bob
D’autres paris se veulent plus sages, mais tout aussi engageants. La biathlète Lea Meier se ferait percer le nez. Le curleur Benoît Schwarz-van Berkel promet d’inviter toute son équipe dans un restaurant trois étoiles Michelin.
Mais le pari le plus audacieux revient peut-être à la slalomeuse Eliane Christen: «J’y pense depuis longtemps. Si je gagne une médaille, je ferai un saut à l’élastique dans le Val Verzasca avec Vanessa Kasper.» Cette dernière, de son côté, promet de chausser les skis de fond pour parcourir l’Engadine un mois durant.
Le sauteur à ski Sandro Hauswirth ne manque pas d’imagination non plus. En cas de podium, il dévalerait le tremplin olympique avec ses coéquipiers, sur le ventre, «en style pingouin». Le bobeur Cédric Follador reste fidèle à la glace: «Si nous montons sur le podium, mon équipe et moi ferons une descente en bobsleigh en sous-vêtements.» Une idée certes interdite, mais qu’il promet de «négocier le moment venu».
Enfin, le pari le plus apprécié par la rédaction pourrait bien venir de la pilote de bob Debora Annen: «Si je gagne une médaille, je ferai un énorme gâteau pour toute la rédaction.» On ne peut que croiser les doigts.