Buteur décisif à Davos
Samuel Walser: «J'étais aussi surpris de tirer le penalty»

Fribourg-Gottéron s'est imposé à Davos lors de la séance de tirs aux buts. C'est Samuel Walser qui a inscrit le but décisif à la surprise générale... même pour lui.
Photo: Claudio De Capitani/freshfocus
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Grégory BeaudJournaliste Blick

Au moment de l'interview, une confession honnête s'impose avant de poser la première question. Voir Samuel Walser, sans lui faire injure, s'élancer pour le pénalty décisif avait quelque chose de surprenant pour les observateurs extérieurs. «Je te rassure, ça l'était également pour moi», éclate-t-il de rire. Pourtant, le No 23 des Dragons a avancé avec confiance et logé le puck au bon endroit face à Sandro Aeschlimann. Propre.

Il avoue ne pas se souvenir s'il a déjà marqué un pénalty décisif lors d'un match. «J'en ai inscrit un en finale avec Davos contre Zurich. Mais ce n'est pas moi qui avais inscrit celui de la victoire.» L'exercice ne lui fait toutefois pas peur. «À l'entraînement, on en tire tous des quantités. Ce n'est pas forcément quelque chose de spécial.»

Ça l'est peut-être davantage à Davos, là où il a joué plusieurs années... et où il a remporté le titre en avril dernier sous le maillot des Dragons. «Venir ici était déjà particulier avant le titre, mais c'est vrai que j'ai de bons souvenirs. C'était aussi important de ne pas trop penser au passé et de nous focaliser sur le présent avec cette première victoire à l'extérieur.»

Le choix de Lars Leuenberger

Au moment de choisir ses cinq joueurs pour la séance de tirs aux buts, Roger Rönnberg a décidé d'envoyer... cinq joueurs à licence suisse: Sandro Schmid, Lucas Hedlund, Jan Dorthe, Yannick Rathgeb et Samuel Walser. Un choix particulier que le technicien assume... tout en attribuant le mérite à quelqu'un d'autre. «Lars Leuenberger (ndlr: son assistant) fait un si bon travail avec les attaquants que je ne vais pas choisir à sa place.»

Et donc, il n'était pas surpris de voir Samuel Walser être désigné cinquième tireur? «Si, je l'étais, pouffe-t-il en regardant Leuenberger à deux pas de là. Mais quand on voit le résultat, je pense que Lars a eu raison, non?»

Quand Samuel Walser a-t-il su qu'il serait envoyé «au front»? «Au moment de sauter sur la glace», rigole le Soleurois de Fribourg-Gottéron. Sur le ton de la boutade, il précise: «Je suis comme Harry Kane. 100% de réussite aux tirs aux buts. Non, je rigole, mais ça fait surtout du bien d'avoir offert le point de la victoire à mon équipe. Après deux matches assez moyens à l'extérieur, nous avons été meilleurs. Cette rencontre est un vrai pas vers l'avant. Le fait que l'on ait gagné est un bonus, mais dans le contenu, c'était bien.»

«Toujours spécial»

Samuel Walser met toutefois un petit bémol à la prestation fribourgeoise. «Le jeu de transition doit être meilleur. Mais à notre décharge, ce n'est pas facile de jouer face à une équipe de Davos qui effectue un pressing constant. Cela reste perfectible, mais nous avons tout de même trouvé des solutions.»

Un constat partagé par Roger Rönnberg, qui a surtout apprécié l'attitude de son équipe lors de cette victoire à Davos. «Les deux points, c'est évidemment important à court terme. Mais je suis beaucoup plus focalisé sur la manière et notre progression. Et ce soir, elle est réelle.»

La dernière fois que Roger Rönnberg avait pris la direction de Davos, le technicien avait vécu une soirée mémorable avec le titre national. Quelques mois plus tard, la boule au ventre n'était pas la même au moment de bifurquer à Landquart en direction de la montagne. «Oh non, c'est magnifique de venir ici, sourit-il. Ce sera toujours un endroit spécial pour moi. Même lorsque je reviendrai skier ici à 90 ans, j'aurai cette soirée d'avril en tête.»

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