De retour où il a grandi
Viktor Östlund: «La patinoire de Fribourg a autant changé que moi»

Fils de Thomas Östlund, gardien de Gottéron à la fin des années 1990, Viktor Östlund a fait ses premiers pas sur la glace à Fribourg. Ce vendredi, le portier de Bienne pourrait y disputer son premier match, lui qui n’y a jamais été que remplaçant.
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Viktor Östlund évolue à Bienne.
Photo: Pius Koller
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Grégory BeaudJournaliste Blick

Au téléphone, Viktor Östlund s'excuse presque: «Je sais déjà si je jouerai ou non vendredi à Fribourg. Mais je ne vais pas te le dire. Je ne sais pas si je peux, alors je préfère ne pas faire de bêtise (rires).» Le gardien de Bienne a déjà connu la BCF Arena comme remplaçant lors de ses quelques passages dans l'élite que ce soit avec Lugano, Lausanne ou Ajoie. Mais il n'a jamais pris place entre les poteaux. Car un match à Fribourg ne sera jamais tout à fait comme les autres pour lui.

C’est là que tout a commencé. Né en 1994, il a grandi dans l’ombre de son père (et quelle ombre, lorsque l'on se souvient de la stature du mur scandinave...), Thomas, dernier rempart de Gottéron de 1996 à 2001 et meilleur gardien de LNA en 1998. C’est aussi à Fribourg qu’il a chaussé ses premiers patins. «C’est mon premier club», confirme-t-il. Avant de rentrer en Suède à 6 ans. «Bien sûr, c’est un peu spécial puisque j’ai grandi là-bas, raconte-t-il. Mais aujourd’hui, c’est différent. Avant, quand on y revenait, c’était l'ancienne BCF Arena, il y avait encore la même odeur. Maintenant, c’est vraiment une nouvelle patinoire. Et c’est positif.» L'enceinte a évolué, et lui aussi. «Oui, elle a probablement autant changé que moi (rires). Ça fait longtemps que j’y ai fait mes premiers pas. J'étais gamin.»

«Je ne suis pas capable de savoir si des joueurs qui étaient en juniors avec moi sont encore présents en première équipe. Mais ce n'est pas impossible. Ce que je sais, c'est que le fils de Robert Burakosvsky (ndlr ancien défenseur) était également sur la glace.» André évolue en NHL. Viktor Östlund, lui, obtient actuellement sa première vraie chance en National League après avoir pas mal bourlingué. Des souvenirs, il en garde toutefois quelques uns. Certains sont peut-être empruntés aux albums de famille. «Beaucoup viennent sans doute des photos qu’on a regardées après», admet-il. Chez les Östlund, Fribourg reste une affaire de cœur. «Mon papa a tellement aimé cet endroit. À la maison, on a encore beaucoup de souvenirs de là-bas.»

«Un papa normal»

Le père suit-il de près la carrière du fils? «Je pense qu’il voit tout ce que je fais (rires)! Mais il est sans doute comme la plupart des papas: plutôt en retrait, et positif quand je joue bien. Le jeu a beaucoup changé depuis son époque. C’est un papa normal. Et c'est super pour moi.»

Le fiston a tracé sa propre route. Pas toujours la plus directe. Passé notamment par Ambri et Lausanne, où il a peu joué, il fait son autocritique: «C’est un peu mon erreur. Quand j’étais jeune, j’ai voulu monter trop vite à un niveau supérieur, au lieu de rester un cran plus bas et d’acquérir une routine et tout simplement de l'expérience.»

Le détour par La Chaux-de-Fonds

La stabilité, il l’a trouvée en Swiss League, à La Chaux-de-Fonds. Deux titres (2023 et 2024), puis une finale perdue contre Sierre au printemps dernier. «J’avais beaucoup bougé et j’avais besoin de stabilité, explique-t-il. Tout ça m’a donné beaucoup de confiance. Je sais qu’un match peut basculer très vite: tout est stable et, d’un coup, il y a des pénalités, un 5 contre 3 en fin de match... Je suis devenu meilleur mentalement pour gérer ces moments-là.» Reculer pour mieux sauter en quelque sorte.

À Bienne, il est arrivé cet été dans la peau de la doublure de Harri Säteri. Une hiérarchie qui ne semble finalement pas si inamovible puisqu'il a joué - et gagné - les deux derniers matches. «Quand j’ai signé ici, je savais que je serais avec Harri et je sais de quoi il est capable. Mais bien sûr que je veux jouer. Au final, ce n’est pas moi qui décide. Quand j’ai ma chance, c’est important de montrer ce que je vaux.»

Pour le reste, le Suédois se sent bien au bord du lac. «Tout fonctionne vraiment bien autour de l’équipe. Il faut surtout qu’on trouve le moyen de gagner plus de matches.» Pourquoi pas à Fribourg, là où tout a commencé?

National League 26/27
Équipe
J.
DB.
PT.
1
ZSC Lions
ZSC Lions
14
25
36
2
HC Ambri-Piotta
HC Ambri-Piotta
14
0
24
3
HC Fribourg-Gottéron
HC Fribourg-Gottéron
14
16
24
4
Genève-Servette HC
Genève-Servette HC
15
-5
24
5
SC Berne
SC Berne
13
5
23
6
HC Ajoie
HC Ajoie
15
1
22
7
SCL Tigers
SCL Tigers
15
4
22
8
Lausanne HC
Lausanne HC
16
-3
21
9
EV Zoug
EV Zoug
9
14
19
10
HC Davos
HC Davos
15
-9
19
11
HC Lugano
HC Lugano
14
-3
18
12
EHC Bienne
EHC Bienne
14
-8
16
13
EHC Kloten
EHC Kloten
15
-21
15
14
Rapperswil-Jona Lakers
Rapperswil-Jona Lakers
15
-16
14
Playoffs
Barrages qualificatifs
Barrages de relégation
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