Le LHC est reparti de Zurich avec un seul point, battu 3-2 après prolongation. Mais dans la défaite, un nom ressort: Stefan Rüegsegger. Au troisième tiers, le No 89 a égalisé à 2-2 en reprenant un rebond sur un tir de Curtis Lazar. Sans lui, Lausanne rentrait les mains vides. C'est déjà son troisième but de la saison. Un but de travailleur, marqué là où il a choisi de gagner sa place: devant le gardien.
C'est peu dire que personne ne l'attendait à ce niveau. Quand il a débarqué de La Chaux-de-Fonds cet été, Stefan Rüegsegger devait compléter le bas de l'alignement. Le voilà au deuxième trio, entre deux anciens joueurs de NHL. Pour un élément qui évoluait encore en deuxième division au printemps dernier, le contraste est saisissant. Il refuse pourtant de s'enflammer. «C'est clairement un bon début de saison pour moi, admet-il. Mais que je joue avec deux étrangers ou en quatrième ligne, j'essaie toujours d'apporter la même chose à l'équipe. Je vais devant le but, j'essaie de jouer dur. Ça ne change rien.»
«Le fossé est énorme»
Le nouvel attaquant du LHC connaît pourtant la National League, où il a passé de nombreuses saisons avec Langnau. Mais le retour au plus haut niveau a pris du temps. «La différence est énorme, reconnaît-il. En préparation, il m'a fallu du temps pour m'adapter, pour comprendre qu'on n'a pas une seconde pour prendre une décision. Tout va plus vite. Je pense que j'y suis bien parvenu et je progresse encore à chaque match.»
Sa recette tient en peu de mots. «Je n'essaie rien de spécial sur la glace. Je sais que je dois jouer encore plus simple qu'en Swiss League. Terminer mes mises en échec, donner le puck aux joueurs plus talentueux, puis aller devant le filet. Et là, ça finit par rentrer.» C'est un rôle de l'ombre qu'il assume pleinement, quitte à laisser la lumière à ses deux partenaires.
Son jeu est bien différent de celui qu'il tenait aux Mélèzes, où il était attendu comme un leader offensif. «C'est autre chose. La pression était peut-être plus forte en Swiss League. Ici, personne n'attendait de moi que je marque d'entrée. L'an dernier, c'était différent: quand tu fais partie des deux premières lignes en Swiss League, tu as de la pression, et c'est très bien comme ça. J'ai grandi grâce à ça ces dernières années et ça m'aide aujourd'hui à ce niveau.»
À 28 ans, c'était la der'
A-t-il abordé ce transfert comme une dernière chance? La réponse fuse. «Oui, bien sûr. J'ai 28 ans. En Swiss League, tout le monde cherche surtout des jeunes joueurs qu'on peut développer. Je suis content qu'on m'ait donné cette chance. Je sais ce qu'on attend de moi et j'essaie de l'apporter chaque jour.» Ce qu'on attend de lui, ce ne sont pas forcément des buts, même si ses trois réussites ne gâchent rien. «Tant que je fais bien mon travail, pas seulement marquer, mais tout le reste, bloquer des tirs, jouer dur, j'aurai une chance de rester ici.»
En Romandie, il se sent comme chez lui même s'il paraît soulager de pouvoir répondre aux questions en allemand. «La première année à La Chaux-de-Fonds a été une période d'adaptation, avec une autre mentalité, ce n'est pas un secret. Mais j'y ai vécu de très belles choses. J'avais déjà eu de bonnes expériences à Lausanne lors des play-off il y a deux ans.» Pour l'instant, sa dernière chance ressemble surtout à un nouveau départ.
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | ZSC Lions | 8 | 16 | 23 | |
2 | Genève-Servette HC | 10 | 3 | 18 | |
3 | SCL Tigers | 9 | 5 | 15 | |
4 | HC Ambri-Piotta | 9 | -5 | 14 | |
5 | HC Ajoie | 9 | 1 | 14 | |
6 | HC Fribourg-Gottéron | 9 | 5 | 14 | |
7 | HC Davos | 9 | 0 | 13 | |
8 | Lausanne HC | 9 | -4 | 12 | |
9 | Rapperswil-Jona Lakers | 9 | -8 | 11 | |
10 | EV Zoug | 6 | 8 | 10 | |
11 | EHC Bienne | 8 | -1 | 10 | |
12 | SC Berne | 7 | -2 | 9 | |
13 | HC Lugano | 7 | 0 | 8 | |
14 | EHC Kloten | 9 | -18 | 6 |