Le décor est planté. Mercredi soir, il n’y aura plus de place pour les hésitations: la série entre Fribourg et les Rapperswil-Jona Lakers atteindra son point culminant. Un acte VII décisif, sans filet.
«Un match 7, c’est LE match», lance l’entraîneur de Rapperswil, Johan Lundskog, avec un sourire en coin, déjà engagé dans une partie de poker mental. «Toute la pression est sur Fribourg. Là-bas, on parle du titre depuis le mois de mai. Nous, on ne voit que nos opportunités. On va à Fribourg pour briser des cœurs.»
Malgré la défaite 3-1 concédée à domicile, le Suédois de 41 ans affiche un calme presque déroutant. D’où vient cette sérénité? «De notre bilan à Fribourg.» Cette saison, les Lakers ont remporté quatre de leurs cinq déplacements à la BCF Arena. Une statistique marquante, d’autant que Gottéron n’a perdu que trois fois en 24 matches à domicile.
«Nous n’avons rien à perdre», renchérit le défenseur Jacob Larsson. Reste une interrogation: les Saint-Gallois auront-ils encore suffisamment d’énergie pour disputer un onzième match de play-off en vingt jours? «Mentalement, ça peut être exigeant, admet le Suédois. Mais on commence à s’habituer à ce rythme.»
Roger Rönnberg tente de calmer le jeu
Pendant que Johan Lundskog attise la pression, Roger Rönnberg, son ancien mentor à Frölunda, adopte une approche différente. Le coach de Fribourg, lui aussi, mesure le poids qui pèse sur ses joueurs. Et il n’y est pas totalement étranger: bien avant même son entrée en fonction, il évoquait déjà le titre de champion… allant jusqu’à repérer sur Google Maps l’endroit idéal pour la fête.
Aujourd’hui, cette pression se fait parfois sentir. «Ce sont les émotions des joueurs. Ils veulent absolument gagner ce match. Toute la région vit au même rythme, je le ressens partout», confie le technicien de 54 ans. «Mon rôle est plutôt de les apaiser, de les ramener à l’essentiel: jouer le prochain shift et proposer du bon hockey.»
Dans cette optique, Roger Rönnberg refuse d’utiliser la probable fin de carrière du capitaine Julien Sprunger comme levier émotionnel. Au contraire. «C’est comme une bouteille d’eau: une fois qu’elle est pleine, elle est pleine. Les joueurs sont déjà à 100%. Si on en rajoute, ça déborde.» Une image qui renvoie au dernier match à domicile, samedi, où l’émotion avait pris le dessus, notamment lors du spectaculaire tifo à 360 degrés en l’honneur de Julien Sprunger.
Le Suédois sait que ses joueurs veulent aussi se battre pour leur capitaine ou pour le gardien Reto Berra, en partance pour Kloten. «Mais c’est encore trop tôt pour se laisser envahir par ces émotions. J’ai le projet que notre printemps soit long. Très long. Nous n’en sommes donc pas encore là.»
Pour Johan Lundskog, il s’agira du premier match 7 de sa carrière d’entraîneur principal. oger Rönnberg, lui, connaît la musique: sept expériences, pour un bilan de quatre victoires et trois défaites.
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | HC Davos | 52 | 71 | 117 | |
2 | HC Fribourg-Gottéron | 52 | 46 | 100 | |
3 | Genève-Servette HC | 52 | 15 | 91 | |
4 | ZSC Lions | 52 | 32 | 91 | |
5 | HC Lugano | 52 | 30 | 89 | |
6 | Lausanne HC | 52 | 18 | 85 | |
7 | Rapperswil-Jona Lakers | 52 | -4 | 81 | |
8 | EV Zoug | 52 | -19 | 75 | |
9 | SC Berne | 52 | -10 | 68 | |
10 | EHC Bienne | 52 | -22 | 67 | |
11 | SCL Tigers | 52 | -7 | 64 | |
12 | EHC Kloten | 52 | -26 | 63 | |
13 | HC Ambri-Piotta | 52 | -49 | 59 | |
14 | HC Ajoie | 52 | -75 | 42 |