A Milan, ils étaient deux noms qui faisaient grincer des dents. Ken Jäger et Tim Berni ont en commun le fait d'avoir fait partie de la sélection olympique en n'étant pas des titulaires en puissance. Mais ce n'est pas tout. Le premier va quitter Lausanne pour Davos après ces play-off. Le second retournera à Zurich en fin de saison.
Mais tant le Lausannois que le Genevois ont su utiliser le tremplin olympique (pas celui de Predazzo...) pour lancer leur fin de saison. Tous deux sont devenus - ou redevenus - des éléments majeurs du système de leur équipe. Mais c'est Tim Berni qui revient de plus loin. Contrairement à son adversaire, il ne peut pas plaider la blessure pour expliquer son spleen automnal et hivernal.
«Moins réfléchir»
C'est dès lors une bonne surprise de le voir revenir à ce niveau pour cette fin de saison et les play-off. «C'est vrai que ma saison a été un long processus entre le début et aujourd'hui, admet-il. C'est une certitude que je me sens bien mieux aujourd'hui qu'en début de saison. J'ai le sentiment que je voulais trop en faire. Et moins ça allait et plus je réfléchissais.»
Un cercle vicieux dont il a mis du temps à se sortir. Beaucoup de temps même puisqu'en janvier dernier, il était toujours parmi les mauvais joueurs de Genève-Servette tant au niveau de l'impression visuelle que des statistiques avancées. «A un certain moment, c'est également une question de confiance, concède-t-il. J'ai dû apprendre à lâcher prise et moins réfléchir. C'était la clé.»
Une association prolifique
Et comment a-t-il lancé un nouveau cercle, vertueux cette fois-ci? C'est justement le voyage à Milan qui lui a permis de passer à autre chose. D'oublier les méandres d'une saison compliquée aux Vernets pour se projeter sur une fin de saison qu'il espère positive. «J'ai surtout gagné en simplicité dans mon jeu, analyse-t-il. Et c'est ainsi que je veux continuer de jouer. Aujourd'hui, je me sens vraiment bien il y a une nette différence avec les matches d'avant les Jeux.» Paradoxalement, il n'a que très peu joué sur la scène olympique. Mais cette mise au vert lui a fait le plus grand bien malgré tout.
Et puis il y a forcément eu un changement majeur qui s'est opéré le 6 janvier dernier. Il a pris place aux côtés de l'expérimenté Jan Rutta. Et les résultats n'ont pas tardé à venir. En 17 matches avec la tour de contrôle tchèque, Tim Berni totalise huit points, soit autant que lors des 33 premiers de la saison régulière. Mais il n'y a évidemment pas que la production offensive qui a progressé. Son jeu défensif aussi.
Malgré ses 26 ans et son expérience déjà très solide, Tim Berni confesse avec humilité avoir encore beaucoup à apprendre. «Quand tu joues avec un gars qui a gagné à deux reprises la Coupe Stanley, c'est évident qu'il y a énormément de choses à apprendre, apprécie-t-il. Il me parle beaucoup sur le banc. On communique sur notre jeu et sur la manière d'améliorer notre paire. Au quotidien, je sens que je deviens un meilleur joueur juste en étant sur la glace avec lui.»
Concrètement, pourquoi Jan Rutta est si précieux? «Il sait comment gagner, sourit Tim Berni. C'est déjà un argument qui parle en sa faveur. Mais ce qui m'impressionne toujours, c'est de voir avec quel calme il appréhende toutes les situations, que ce soit sur la glace ou en dehors. Grâce à lui, toute l'équipe gagne en sérénité.» C'est surtout sur Tim Berni que son impact est le plus grand. Et aujourd’hui, c’est tout Genève-Servette qui profite d’un Berni qui joue plus simple.
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | HC Davos | 52 | 71 | 117 | |
2 | HC Fribourg-Gottéron | 52 | 46 | 100 | |
3 | Genève-Servette HC | 52 | 15 | 91 | |
4 | ZSC Lions | 52 | 32 | 91 | |
5 | HC Lugano | 52 | 30 | 89 | |
6 | Lausanne HC | 52 | 18 | 85 | |
7 | Rapperswil-Jona Lakers | 52 | -4 | 81 | |
8 | EV Zoug | 52 | -19 | 75 | |
9 | SC Berne | 52 | -10 | 68 | |
10 | EHC Bienne | 52 | -22 | 67 | |
11 | SCL Tigers | 52 | -7 | 64 | |
12 | EHC Kloten | 52 | -26 | 63 | |
13 | HC Ambri-Piotta | 52 | -49 | 59 | |
14 | HC Ajoie | 52 | -75 | 42 |


