Tim Bozon, tu es revenu pour l'acte I après plusieurs semaines sans jouer. L’urgence, c’était de reprendre vite?
Oui. J’avais absolument besoin de rejouer le plus tôt possible. Plus tu attends, plus ça devient dur de revenir, surtout physiquement. Là, je suis content d’avoir pu enchaîner. Je suis dedans, et ça va être de mieux en mieux.
Tu as douté jusqu’au dernier moment de pouvoir revenir?
Oui, la décision s’est prise le jour du premier match. C'était une course contre la montre pour être apte. Mais si j’ai décidé d’y aller, c’est que je me sentais prêt. Et à un moment, il faut arrêter d’attendre et recommencer.
Il y a quand même ce petit moment où tu te demandes si ça va tenir?
Forcément. Mais ça fait partie du processus. Tu sais que ça ne va pas être parfait tout de suite.
Sur la glace, tu l’as senti que ça revenait gentiment? J'ai eu l'impression que ce n'était pas si compliqué de te remettre dans le rythme.
(Il sourit) Non, c'était quand même un peu compliqué physiquement. C’est normal après une longue pause comme ça. Avec l’expérience, je savais que ça allait être dur au début. Mon objectif, c’est de retrouver mes jambes, mon intensité… et ça revient petit à petit.
Et tu replonges directement dans un match avec une intensité énorme…
Oui, à certains moments du premier match, c’était n’importe quoi… Mais je le dis dans le bon sens. Ça patinait fort et tout allait très vite. Pour un retour, ça te met directement dans le bain. Même si je n’avais pas beaucoup de rythme, ça m’a fait du bien de revenir dans ces conditions-là. De toute façon, plus je serais revenu tard et plus cela aurait été compliqué, car l'intensité ne va pas aller en descendant. Mais c’est ce qu’il faut. C’est ainsi que tu te remets dedans le plus vite.
Après deux matches, tu arrives à lire quelque chose dans cette série?
C’est encore difficile. Mais à 5 contre 5, on est solides depuis le début. Le problème, c’est ailleurs: on perd sur les situations spéciales. Et surtout, on ne marque pas en power-play. Un but en deux matches, tu ne peux pas gagner comme ça.
C’est frustrant parce que tu sens que le succès n’est pas loin?
Oui, exactement. Le contenu est là, mais il faut concrétiser.
On parle beaucoup de la ligne du trio finlandais. Mais il faut que Genève puisse compter sur d'autres buteurs. Tu sens qu'il y a une pression supplémentaire sur tes épaules et celles des attaquants suisses?
Oui, totalement. On ne peut pas gagner une série avec une seule ligne, c’est impossible. Ça doit venir de partout. Il faut aller gratter devant le gardien adverse et marquer ces buts de raccroc pour prendre le relais de la première ligne. Si on veut avoir du succès, tout le monde doit être impliqué.
Ces matches à répétition contre Lausanne, ton ancienne équipe, c'est encore spécial à vivre pour toi?
Oui et non. Avec l’expérience, j’ai appris à garder mes émotions assez basses. Ça reste un match comme un autre. C’est encore tôt dans la série, donc il faut rester humble, concentré. Et désolé d'utiliser un cliché que tu as déjà entendu cent fois. Mais il faut avancer match après match.
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | HC Davos | 52 | 71 | 117 | |
2 | HC Fribourg-Gottéron | 52 | 46 | 100 | |
3 | Genève-Servette HC | 52 | 15 | 91 | |
4 | ZSC Lions | 52 | 32 | 91 | |
5 | HC Lugano | 52 | 30 | 89 | |
6 | Lausanne HC | 52 | 18 | 85 | |
7 | Rapperswil-Jona Lakers | 52 | -4 | 81 | |
8 | EV Zoug | 52 | -19 | 75 | |
9 | SC Berne | 52 | -10 | 68 | |
10 | EHC Bienne | 52 | -22 | 67 | |
11 | SCL Tigers | 52 | -7 | 64 | |
12 | EHC Kloten | 52 | -26 | 63 | |
13 | HC Ambri-Piotta | 52 | -49 | 59 | |
14 | HC Ajoie | 52 | -75 | 42 |