Avant de pleinement se concentrer sur le championnat du monde, Ville Peltonen a pu refermer un dossier qui occupait forcément une petite place dans son esprit: son avenir. Désormais officiellement lié au HC Ajoie pour deux ans, le technicien finlandais se projette déjà vers le défi qui l'attend dans le Jura.
Cinq dernières places en cinq saisons n'effraient pas l'ancien entraîneur de Genève-Servette. Au contraire. Il voit dans cette mission un terrain propice pour construire, faire évoluer les choses et, pourquoi pas, surprendre.
Avant le Mondial, ton avenir a été officiellement clarifié avec Ajoie. Était-ce important pour toi d'avoir ce dossier réglé avant le début du tournoi?
On ne choisit pas vraiment le timing dans ce genre de situation. Parfois cela se règle très vite, parfois cela prend plus de temps. Ce n'était pas entièrement entre mes mains. Mais je suis heureux que cela ait pu être finalisé. C'était forcément quelque chose qui occupait un coin de ma tête. Maintenant que c'est réglé, je peux me concentrer totalement sur ce Mondial durant les prochaines semaines. Et en même temps, je suis aussi très enthousiaste pour ce qui m'attend à Ajoie.
Rester en Suisse a toujours été ta priorité durant ce processus?
Oui, j'ai toujours été très ouvert là-dessus. Mais dans ce milieu, tu dois aussi discuter avec différentes personnes et regarder quelles opportunités existent. Souvent, elles arrivent là où tu ne les attends pas forcément. Au final, tu dois être prêt et essayer de prendre la meilleure décision possible au bon moment.
Qu'est-ce qui t'a attiré dans le projet ajoulot?
C'est une situation un peu différente de ce que j'ai connu jusqu'ici, mais je connais bien cette ligue. Je sens surtout beaucoup d'envie autour du club. Les supporters, l'organisation, les joueurs: tout le monde veut progresser et avancer. C'est quelque chose qui est très motivant.
Il y a une forte connexion finlandaise à Ajoie. Cela a joué un rôle?
Honnêtement, cela n'a rien à voir avec la nationalité. Ce sont avant tout de très bons joueurs et de bonnes personnes. C'est ça qui compte. J'ai surtout hâte de rencontrer tout le monde et de commencer à travailler avec le groupe une fois le Mondial terminé.
Tu connais déjà certains joueurs?
Le monde du hockey est petit. Et en Finlande, encore plus quand on parle de joueurs de haut niveau. Donc oui, on se connaît plus ou moins tous. Certains très bien, d'autres un peu moins.
En Suisse aussi, le monde du hockey est petit. Tu vas notamment retrouver Julien Vauclair et Petteri Nummelin après avoir joué avec eux à Lugano.
Oui, c'est une drôle de coïncidence. Nous nous connaissons depuis très longtemps. Maintenant, cela va être intéressant parce que nous allons nous retrouver dans des rôles complètement différents.
Quand Julien Vauclair t'a appelé, savais-tu déjà qu'il te contactait pour le poste?
J'avais quand même une petite idée, oui (sourire). Mais cela va être intéressant autant pour lui que pour moi. Lui va me découvrir dans mon rôle d'entraîneur et moi, je vais apprendre à le connaître dans sa fonction de directeur sportif. Pour obtenir des résultats, nous devrons construire une très bonne collaboration.
Le défi paraît immense après cinq dernières places en cinq saisons à Ajoie. Tu as connu Genève, Berne ou Lausanne, des club d'un autre calibre.
Chaque situation est unique. Il y a des différences évidentes avec mes expériences précédentes, mais j'aime ce genre de défi. Je pense qu'il y a certaines idées qui seront très bien accueillies par des joueurs qui ont la bonne mentalité. J'ai le sentiment qu'il y a un terrain fertile pour construire quelque chose et progresser.
Tu as travaillé à Lausanne, Genève et désormais Ajoie. Ton français progresse enfin?
(En français) Un peu. (Retour en anglais) Je vais continuer à apprendre.
Quelle sera la première étape en arrivant au club?
Il ne faut pas aller trop vite. Avant de vouloir tout changer, il faut connaître les gens et comprendre comment les choses fonctionnent. Il y a des éléments qui méritent simplement d'être observés et d'autres qui méritent d'être modifiés. Il faut faire une analyse complète avant de tirer des conclusions. Et parfois, il faudra aussi être prêt à se battre contre quelques moulins à vent. L'objectif sera surtout de dépasser les attentes de tout le monde.
Tu seras accompagné de Samuel Tilkanen comme assistant avec qui tu travaillais à Genève et ici à Zurich en équipe nationale. C'était important de poursuivre ce duo?
Tu essaies toujours d'avoir le meilleur staff possible autour de toi. Samuel est un entraîneur extrêmement professionnel et très respecté dans le monde du hockey, pas seulement en Finlande mais aussi à l'international. Les retours des joueurs à son sujet sont excellents. Il fait aussi un très bon travail sur le plan individuel et je suis très heureux que nous puissions poursuivre notre collaboration.
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | HC Davos | 52 | 71 | 117 | |
2 | HC Fribourg-Gottéron | 52 | 46 | 100 | |
3 | Genève-Servette HC | 52 | 15 | 91 | |
4 | ZSC Lions | 52 | 32 | 91 | |
5 | HC Lugano | 52 | 30 | 89 | |
6 | Lausanne HC | 52 | 18 | 85 | |
7 | Rapperswil-Jona Lakers | 52 | -4 | 81 | |
8 | EV Zoug | 52 | -19 | 75 | |
9 | SC Berne | 52 | -10 | 68 | |
10 | EHC Bienne | 52 | -22 | 67 | |
11 | SCL Tigers | 52 | -7 | 64 | |
12 | EHC Kloten | 52 | -26 | 63 | |
13 | HC Ambri-Piotta | 52 | -49 | 59 | |
14 | HC Ajoie | 52 | -75 | 42 |


