C'est une page qui va se tourner au sein de Swiss Basket. Après sept ans à la Fédération, Erik Lehmann a décidé de partir à la retraite et de quitter son poste de secrétaire général fin septembre.
Cette semaine, Swiss Basket a annoncé avoir trouvé son successeur: Daniel Goethals. Ancien entraîneur d'Union Neuchâtel, le Belge possède une forte expérience à l'international. Blick s'est entretenu avec lui avant qu'il ne commence officiellement son nouveau travail, le 8 septembre prochain.
Daniel, la dernière fois qu'on a entendu parler de vous dans le monde du basket, c'était en décembre 2023, alors que vous étiez encore entraîneur d'Antibes. Qu'avez-vous fait depuis?
Lors de cette dernière année en Pro B, j'avais débuté une formation de directeur de structure professionnelle à l'Université de Grenoble. Je commençais à réfléchir doucement à une redirection de ma carrière. Et ce pour quelques raisons simples. Déjà, la façon dont je coache prend beaucoup d'énergie, notamment physique et à un moment donné, les années tournent. En étant dans la cinquantaine et me rapprochant de la soixantaine, je me suis dit qu'à un moment donné, il fallait peut-être envisager de faire autre chose.
Quelles étaient les autres raisons de cette formation universitaire?
L'idée était aussi de prendre la direction générale ou la direction sportive d'une équipe professionnelle. Dans un premier temps, je n'avais pas non plus cette réflexion parce que ce sont des positions qui ne s'ouvrent pas beaucoup et surtout qui n’attirent pas nécessairement beaucoup les regards.
Un tel poste s'est toutefois ouvert en Suisse, pour prendre la direction d'Erik Lehmann en tant que secrétaire général de Swiss Basketball.
Depuis que je suis passé à Neuchâtel, j’ai toujours eu les yeux rivés sur ce qui s'y passait. Quand j’ai vu passer cette recherche de successeur d'Eric, je me suis dit: «Pourquoi pas?». J'ai rédigé ma lettre de motivation et j'ai candidaté. Comme je faisais partie des premiers sélectionnés, j'ai décidé de jouer à fond cette option. Un risque, puisque les équipes recommençaient leur saison et complétaient leur staff. Mais depuis 2022, j'avais cette idée en tête de changer de position. Le timing était finalement parfait.
Vous avez été coach d'Union entre 2019 et 2021. Quel souvenir gardez-vous de ce passage en Suisse?
Je veux d'abord préciser que la Suisse est une terre d'accueil qui reconnaît les compétences venant de l’étranger. On ne m'a jamais réduit à un drapeau ou à une orientation géographique. Mais pour revenir à votre question: la Suisse vivait à ce moment une période très difficile, avec deux vagues de Covid. Mais j'ai toujours ressenti du respect pour ce que je pouvais amener en termes de connaissances et de compétences.
Et vous avez également pu cerner le basket suisse…
Oui. Au-delà des événements, je connais aussi le réservoir, le potentiel des joueurs suisses. Parce que j’en ai lancé, j’en ai pris chez moi et j'ai engagé des étrangers passés par la Suisse. Aujourd’hui, il y a des joueurs performants à l’étranger – on parle de trois joueurs NBA quand même. Le vivier pour les 10-15 prochaines années est aussi extrêmement talentueux. C’est motivant. En plus, je connais le président (ndlr: Andrea Siviero) de Neuchâtel et je sais que, quand il dit quelque chose, il met tout en œuvre pour le réaliser.
Mais de votre côté, quel est le constat?
Pour moi, le basket suisse mérite de retrouver de la dynamique. Il a connu des années compliquées, comme tous les pays après le Covid. Mais là, j’ai l’impression qu’on est en train de sortir de l’ornière. Il y a des idées et je vais essayer d’en apporter aussi. Dans les entretiens que j’ai passés, j’ai dû présenter un projet. C'en est un que j’espère mettre en place très rapidement, pour continuer à avancer. On sait que l'on se porte candidats pour l’organisation de l’Eurobasket féminin 2029. Il y a des choses énormes.
Votre prédécesseur Eric Lehmann part après plusieurs années à son poste. Allez-vous travailler dans la continuité ou préparez-vous une révolution?
Une révolution, ce serait présomptueux. Et ce serait surtout irrespectueux par rapport à ce qu’Eric a réalisé depuis des années. Je viens m'insérer dans le projet du président et me baser sur le travail d’Eric. Mais forcément, Daniel Goethals n’est pas Eric Lehmann et inversement.
Qu'allez-vous faire dans un premier temps?
Je vais prendre connaissance de mes collaborateurs. Je suis quelqu’un de très ouvert aux échanges, un fédérateur. La première chose sera de m’installer dans la structure, trouver ma place, analyser comment tout fonctionne, poser un diagnostic, et voir ce que je peux améliorer avec mes compétences. Mais il n’y aura pas de révolution. Ce serait ridicule. Depuis ma nomination, j’ai énormément d’échanges avec Éric. C’est une transmission limpide, claire, avec une volonté de sa part que je réussisse. Pendant trois semaines, je vais être son ombre. Je vais ouvrir bien grand les yeux et les oreilles.
Vous dites que vous êtes un fédérateur. On connaît la volonté de Swiss Basket de s’étendre en Suisse alémanique. Est-ce que vous parlez allemand?
«Ich spreche nicht gut Deutsch.» Je ne le parle pas encore, mais je suis en formation. Aujourd’hui, je parle français, anglais, néerlandais, espagnol. J’ai aussi des notions de grec et d’italien. Quand j’ai candidaté au mois de mai, j’ai investi de ma poche dans des cours privés d’allemand avec une professeure de l'université de Belgique et j'ai déjà fait plus de 20 heures de cours individuels. J’utilise aussi une application et j'en suis aussi à mon 50e jour consécutif. L’idée est de continuer, peut-être en formation continue. Parce que je n’aime pas être au milieu de gens que je ne comprends pas. Apprendre l'allemand est un objectif à moyen terme. D'après ma femme, j’ai des facilités pour les langues.
Le poste de secrétaire général n'a rien à voir avec celui d'entraîneur. On en change moins souvent. Est-ce que vous voyez ce poste comme une étape jusqu’à la retraite?
Mon objectif, en changeant de fonction, c’est effectivement de me dire que ça pourrait être ma dernière étape avant la retraite. Mais je suis encore jeune (ndlr: 55 ans), j’ai pas mal d’années devant moi. Je suis très réaliste par rapport à la fonction. J’ai toujours travaillé sans compter mes heures. Il me faudra un peu de temps pour m’adapter, mais je vais essayer de montrer que je viens pour renforcer la structure, aider tout le monde et partager mon expérience accumulée depuis plus de 35 ans. Dans une fonction comme ça, on doit mettre son ego de côté: la structure est au-dessus des hommes.
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
---|---|---|---|---|---|
1 | EHC Bienne | 0 | 0 | 0 | |
1 | EHC Kloten | 0 | 0 | 0 | |
1 | EV Zoug | 0 | 0 | 0 | |
1 | Genève-Servette HC | 0 | 0 | 0 | |
1 | HC Ajoie | 0 | 0 | 0 | |
1 | HC Ambri-Piotta | 0 | 0 | 0 | |
1 | HC Davos | 0 | 0 | 0 | |
1 | HC Fribourg-Gottéron | 0 | 0 | 0 | |
1 | HC Lugano | 0 | 0 | 0 | |
1 | Lausanne HC | 0 | 0 | 0 | |
1 | SC Berne | 0 | 0 | 0 | |
1 | Rapperswil-Jona Lakers | 0 | 0 | 0 | |
1 | SCL Tigers | 0 | 0 | 0 | |
1 | ZSC Lions | 0 | 0 | 0 |