«Avec Henrik, c'est un peu comme avec 'Wally'». C'est Marcus Sörensen qui a lâché le nom qu'aucun journaliste n'aurait osé prononcer : Lucas Wallmark. Depuis le début de saison, le Suédois est orphelin de son compère et, même s'il enquille les points, cherche encore un vrai binôme. Alors forcément, lui rappeler cet état de fait n'aurait pas été élégant. Mais comme c'est lui qui vient sur le sujet...
Depuis samedi dernier, le coach Roger Rönnberg a procédé à un changement majeur. Marcus Sörensen forme une ligne offensive redoutable avec Henrik Borgström et Jamiro Reber. Un choix qui n'est pas venu des joueurs eux-mêmes. «Non, ce n'est pas nous qui choisissons, rigole Marcus Sörensen. La décision vient du staff.» Concrètement, comment en est-on arrivé à cet alignement qui a rapidement semblé faire «click»? Roger Rönnberg sourit: «À chaque fois que j'ai une bonne idée, elle m'est soufflée par Lars (ndlr: Leuenberger, son assistant).» Et plus sérieusement: «Les deux ont une intelligence de jeu extrêmement élevée. Ils jouent sur le même rythme. Ils savent garder le puck, le protéger. C’est une bonne association.»
«Je peux jouer mon jeu»
Marcus Sörensen détaille: «'Borgi' est vraiment bon au centre et je pense qu’il a trouvé quelque chose qui ressemble un peu à ce que j’avais avec Wally. À chaque fois que j’ai le puck, j’ai l’impression qu’il est démarqué et il sait que je vais lui donner le puck. C’est pareil quand c’est lui qui l’a: il me cherche un peu aussi. J’ai vraiment l’impression qu’on a une bonne alchimie. Et n'oublions pas Jamiro qui travaille très bien. Quand il tourne et change de direction, il commence aussi à savoir où je suis sur la glace. C’est vraiment facile de jouer avec lui.»
Depuis qu'il est à Fribourg, Marcus Sörensen n'a de cesse de répéter qu'il n'est pas un buteur, quand bien même il plombe les gardiens soir après soir. Il se défend: «Wallmark ne voulait jamais shooter... Il fallait bien que quelqu'un s'en charge, non? (rires) Mais hormis ce point, je pense que ce sont des joueurs assez similaires, forts avec le puck. Je dois un peu m'adapter à lui, mais l'inverse est également nécessaire. Pour jouer avec moi, il faut aussi un peu d'adaptation. Je peux jouer mon jeu.»
Tout est une question de rythme
L'autre partie du binôme donne également son avis sur cette association fraîchement créée: «Quand tu joues avec Marcus, le jeu est un peu différent. Il veut beaucoup plus le puck, dans sa manière de jouer, presque dans son propre rythme. Ça change un peu le flux du match. Chaque joueur a ses points forts. Lui aime jouer dans son propre rythme. J’essaie d’entrer un peu dans ce rythme, de le trouver et de me rendre disponible quand il a le puck.»
Et le Finlandais d'enchaîner avec plusieurs compliments sur l'intelligence de jeu de son compère, sur la facilité qu'il a de s'adapter ou encore sur son sens du placement. «J'ai l'impression de lui lécher le cul», rigole-t-il. «Avec lui, c’est presque comme si tu n’avais pas besoin de parler. Tu n’as pas besoin de discuter beaucoup des choses parce que tu sais ce que l’autre fait.»
Double buteur à Langnau, Henrik Borgström pense que le duo va encore se bonifier avec le temps. Surtout que lui-même cherche encore son rythme après avoir manqué le début de saison en raison d'une blessure. Prochaine sortie de la paire Sörenström: ce vendredi soir contre Genève-Servette.
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | ZSC Lions | 16 | 32 | 42 | |
2 | HC Ambri-Piotta | 16 | 4 | 29 | |
3 | SCL Tigers | 18 | 11 | 29 | |
4 | HC Fribourg-Gottéron | 17 | 14 | 27 | |
5 | Genève-Servette HC | 17 | -8 | 26 | |
6 | SC Berne | 15 | 3 | 25 | |
7 | Lausanne HC | 19 | -11 | 24 | |
8 | EV Zoug | 11 | 14 | 22 | |
9 | HC Ajoie | 17 | -5 | 22 | |
10 | HC Lugano | 17 | -5 | 22 | |
11 | HC Davos | 17 | -10 | 21 | |
12 | EHC Bienne | 16 | -4 | 20 | |
13 | Rapperswil-Jona Lakers | 17 | -16 | 18 | |
14 | EHC Kloten | 17 | -19 | 18 |