Quel est l’état d’esprit après cette défaite?
J’ai dit aux gars qu’on avait offert un match assez facile à Davos. Ce n’est pas parce qu’ils ont été incroyables, c’est surtout nous. On manque de discipline en zone défensive et ça leur donne deux buts faciles. Quand tu débutes une finale à domicile en étant mené de deux longueurs, c’est forcément compliqué.
Tu retiens quand même du positif?
Oui, je suis fier de la réaction. On a eu de bonnes minutes, des occasions intéressantes. Mais on n’a jamais réussi à enclencher ce momentum qui te permet de retourner un match comme ça. Eux, à Davos, ils ont su le faire. Nous, non. Et sans marquer, tu ne peux pas espérer grand-chose.
Votre jeu de transition a semblé moins tranchant. C’est à cause de vous ou d'eux?
C’est un peu des deux. Quand une équipe mène de deux buts, elle peut se concentrer sur la défense. Davos a joué le trappe toute la soirée, ils ont très bien fermé la zone neutre. Mais oui, on peut être plus rapides, plus précis.
Le power-play, encore une fois, ne fait pas la différence. Frustrant ou tu as vu des choses qui t'ont tout de même donné de l'espoir?
Non, c'est frustrant. Je ne serai jamais satisfait quand on ne marque pas en power-play. Avec un bon PP ce soir, on joue au moins la prolongation. On a eu assez d’occasions. Ce n’est pas tout mauvais, mais on doit simplifier: tirer plus, mettre du monde devant le but.
Tu envisages des changements dans les unités avec par exemple le changement de Michael Kapla à la pointe?
On a déjà essayé différentes choses. Mais ce n’est pas seulement une question de joueurs. C’est surtout une question de discipline dans l’exécution. On travaille tous les jours là-dessus avec Lars (ndlr Leuenberg son assistant), on est clairs dans ce qu’on veut. Il y a encore une marge de progression.
Il y a eu beaucoup de pénalités, y compris des surnombres. Comment tu expliques ça?
C’est de la sur-motivation. Les gars veulent trop bien faire, ils veulent être sur la glace. C’est presque un bon signe… mais ça reste un problème. Il faut mieux gérer ça. Et ça me concerne aussi: si les joueurs ne m’entendent pas à cause du bruit, je dois trouver une solution.
Tu as trouvé ton équipe trop calme ou trop nerveuse?
Ni l’un ni l’autre, justement. On n’a pas trouvé le bon équilibre. Trop d’émotions dans les mauvaises situations — d’où les pénalités — et pas assez devant leur but. Là, on doit être beaucoup plus agressifs.
Un joueur comme Brendan Lemieux peut influencer une série émotionnellement pour le pire et pour le meilleur. Tu t’en préoccupes?
Non. Honnêtement, je ne regarde pas ça. Je me concentre sur mon équipe. À nous d’atteindre notre meilleur niveau.
Justement, quel est le message avant la suite?
Il faut jouer mieux. Simplement. Pour battre une équipe comme Davos, il faudra probablement gagner encore trois matches. Et ça demandera nos trois meilleures performances de la saison. Aujourd’hui, on n’y était pas.
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | HC Davos | 52 | 71 | 117 | |
2 | HC Fribourg-Gottéron | 52 | 46 | 100 | |
3 | Genève-Servette HC | 52 | 15 | 91 | |
4 | ZSC Lions | 52 | 32 | 91 | |
5 | HC Lugano | 52 | 30 | 89 | |
6 | Lausanne HC | 52 | 18 | 85 | |
7 | Rapperswil-Jona Lakers | 52 | -4 | 81 | |
8 | EV Zoug | 52 | -19 | 75 | |
9 | SC Berne | 52 | -10 | 68 | |
10 | EHC Bienne | 52 | -22 | 67 | |
11 | SCL Tigers | 52 | -7 | 64 | |
12 | EHC Kloten | 52 | -26 | 63 | |
13 | HC Ambri-Piotta | 52 | -49 | 59 | |
14 | HC Ajoie | 52 | -75 | 42 |


