Le verdict est tombé pour Daniel Carr et le HC Ajoie. Le juge unique de la Swiss Ice Hockey Federation, Karl Knopf, a suspendu l’attaquant jurassien pour cinq matches, dont un déjà purgé à titre provisoire. Il devra aussi payer une amende de 7600 francs.
Les faits remontent au vendredi 16 octobre, à Bienne. Au début du troisième tiers, le gardien ajoulot gèle la rondelle et plusieurs échauffourées éclatent autour de sa cage. Daniel Carr arrive et tire Haas par derrière. Le combat s’engage, les deux hommes perdent leur casque. Carr a jeté les gants, le Biennois a gardé les siens. Haas finit par perdre l’équilibre et tombe à genoux, le maillot tiré par-dessus la tête. Il ne porte plus de coups. C’est à ce moment-là que Carr lui envoie un coup de poing frontal au visage, «avec pleine puissance», écrit le juge dans son délibéré.
«Ce n’est pas du hockey»
Pour se défendre, Carr a plaidé que la scène devait être vue dans son ensemble. Selon lui, le dernier coup faisait partie d’une bagarre «très dynamique». Rien ne montrait que Haas voulait arrêter, celui-ci ne s’était pas mis en position de «tortue» et les arbitres n’étaient pas intervenus. Le joueur d’Ajoie faisait aussi valoir qu’un «sucker punch» suppose une blessure, ce qui n’était selon lui pas prouvé. Le capitaine du HC Bienne n'a pas joué samedi et est absent pour une durée indéterminée. Daniel Carr a tout de même admis que son dernier coup «n’était pas beau à voir», il demandait un ou deux matches de suspension.
Le département de la sécurité des joueurs (PSO) a vu les choses autrement. Haas était à genoux, aveuglé par son propre maillot et maintenu par Carr. Il n’avait aucun moyen de se mettre en tortue - en position de sécurité, donc. Surtout, environ quatre secondes se sont écoulées entre sa chute et le coup final, un temps suffisant pour «percevoir que la situation avait changé et lâcher prise».
Karl Knopf a suivi le PSO. Il reconnaît qu’on ne peut pas attendre d’un joueur qu’il pèse chaque coup dans le feu de l’action. Mais ici, Carr «avait suffisamment de temps pour réfléchir aux conséquences». Il était «clairement reconnaissable» que Haas était sans défense. Or Haas n’a pas pu jouer le match suivant, ce qui règle la question de la blessure. Le juge conclut sèchement: «Ce coup était inutile et très dangereux. Ce n’est pas du hockey.»
La leçon des gants
La décision contient une remarque piquante sur le déroulé du combat. Haas était en infériorité «probablement aussi parce qu’il a gardé ses gants», appuie le juge. Il est «notoire» que celui qui ne les enlève pas perd le combat, faute de pouvoir agripper correctement le maillot de l’adversaire.
C’est aussi cet engagement de Haas qui a valu à Carr de rester au bas de l’échelle. La catégorie III prévoit au moins cinq matches de suspension. Le juge a estimé que le Biennois avait accepté le combat et rendu des coups. Il ne s’agissait donc pas d’un joueur «frappé de nulle part par un coup sournois». D’où le minimum de cinq matches
.
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | ZSC Lions | 12 | 25 | 33 | |
2 | Genève-Servette HC | 13 | 3 | 24 | |
3 | HC Ambri-Piotta | 12 | 2 | 21 | |
4 | HC Fribourg-Gottéron | 12 | 14 | 21 | |
5 | Lausanne HC | 14 | 1 | 21 | |
6 | SC Berne | 11 | 4 | 20 | |
7 | SCL Tigers | 13 | 3 | 19 | |
8 | HC Ajoie | 14 | -4 | 19 | |
9 | EV Zoug | 8 | 11 | 16 | |
10 | HC Davos | 13 | -7 | 16 | |
11 | HC Lugano | 12 | -3 | 15 | |
12 | EHC Bienne | 12 | -6 | 13 | |
13 | Rapperswil-Jona Lakers | 13 | -18 | 11 | |
14 | EHC Kloten | 13 | -25 | 9 |