Voilà six semaines que Kevin Fiala s’est retrouvé le visage contre la glace, incapable de bouger, à la fin du deuxième match du tournoi olympique face au Canada (1-5), après un duel avec Tom Wilson. Les Jeux se sont terminés pour lui sur une civière, direction Milan pour une opération après une fracture de la jambe. Une immense frustration.
Ce mercredi après-midi — alors qu’il est encore tôt le matin chez lui à Los Angeles — l’attaquant des Los Angeles Kings apparaît pourtant souriant lors d’un vidéocall auquel participe Blick. Le contexte: Kevin Fiala est ambassadeur de «Master your Journey», un outil développé par le coach mental Stefan Schwitter, qui accompagne l’équipe de Suisse depuis novembre 2023. Ensemble, ils en font la promotion à l’approche du Mondial, qui se déroulera à Fribourg et Zurich.
«Sortir de cette manière aux Jeux...»
C’est en sélection que Kevin Fiala a rencontré stefan Schwitter. Une collaboration qu’il a approfondie l’été dernier et qui, dit-il, «l’a changé de manière positive en tant que personne». Notamment après cette cruelle désillusion olympique.
«On veut jouer avec les autres pour son pays et sortir de cette manière aux Jeux, ce n’est pas ce dont on rêve. Ce n’était vraiment pas facile», confie-t-il. Sur le moment, c’est tout un monde qui s’est écroulé.
Le Mondial en Suisse? Très improbable
Mais le Suisse a rapidement su accepter la situation: «J’ai pu l’accepter et j’en suis fier. Ensuite, j’ai simplement été le plus grand fan de la Nati.» Se lamenter n’aurait rien changé. «Avant, je me serais demandé pourquoi ça m’arrivait à moi», reconnaît-il, en repensant à la longue période sombre qui avait suivi sa fracture du fémur il y a neuf ans.
Aujourd’hui, le discours est différent. «Je vais bien, mais ma jambe ne va pas encore très bien», explique-t-il. De retour à Los Angeles depuis un mois, il poursuit sa rééducation.
Un retour sur la glace cette saison — que ce soit pour d’éventuels play-off avec les Kings ou pour le Mondial — paraît très compromis. Le GM Ken Holland a d’ailleurs laissé entendre que sa saison était terminée. Il faudrait presque un miracle pour le revoir sur la glace d’ici là.
Kevin Fiala, lui, refuse de se projeter: «Je prends les choses au jour le jour.»