Pour son entrée en lice vendredi (19h), la Suisse aura d’emblée droit à un véritable morceau de choix: avec les États-Unis, la Nati affrontera ni plus ni moins que les championnes du monde et championnes olympiques en titre. Pour que le rêve d’une deuxième médaille mondiale devienne réalité, les Suissesses devront pouvoir compter sur les performances de haut niveau de leurs joueuses clés.
Le duo de gardiennes
Depuis les Mondiaux 2023 déjà, Andrea Brändli et Saskia Maurer forment le duo de gardiennes de la Nati. Longtemps, Andrea Brändli, qui gardera dès fin novembre la cage de Detroit en Professional Women’s Hockey League (PWHL), était titulaire. Mais depuis les derniers Mondiaux, Saskia Maurer obtient elle aussi régulièrement du temps de jeu. Ses performances avec le CP Berne prouvent sa grande forme: avec 1,46 but encaissé par match, elle affiche la meilleure moyenne de la ligue féminine.
Si la Nati veut se battre pour les médailles, le poste de gardienne sera un facteur décisif. À titre de comparaison: lors de leur exploit olympique en bronze en 2026, les Suissesses n’ont encaissé que 1,3 but par match à partir des quarts de finale, tandis que la moyenne de l’ensemble des derniers Mondiaux s’élevait à 3,8, chiffre bien plus élevé.
L'héroïne olympique
À 50 secondes de la fin de la prolongation, Alina Müller a envoyé la Suisse au paradis olympique. C’était l’un de ses quatre buts du tournoi, puisque la moitié de tous les buts suisses ont été inscrits par la joueuse qui évolue désormais en PWHL avec Hamilton. En 2018, elle avait été élue meilleure marqueuse des Jeux olympiques et intégrée à l’équipe All-Star. Une chose est claire: si la Nati veut performer, elle devra pouvoir compter sur une Alina Müller en pleine forme.
La cheffe de la défense
Le roc dans la tempête: Nicole Vallario est devenue à l’hiver 2025 la deuxième Suissesse à tenter sa chance en PWHL. Pour la Tessinoise, il s’agit déjà de son 7e Mondial A. Avec Stefanie Wetli, elle apporte ainsi sa grande expérience à la défense suisse.
Les leaders zougoises
L’EV Zoug compte pas moins de sept joueuses dans la sélection suisse, ce qui en fait de loin le plus gros contingent. Ce groupe est emmené par Rahel Enzler: avec la capitaine de la Nati Lara Stalder, blessée, elle engrange des points pour l’EVZ depuis plusieurs années. Lors du dernier championnat du monde, Rahel Enzler a déjà récolté 13 points et évoluait généralement sur la première ligne offensive.
La jeune espoir de l'attaque
Avec un titre de championne suisse et 48 points au compteur, Ivana Wey a tenté sa chance en Amérique du Nord durant l’été. À la Northeastern University, elle s’est immédiatement imposée et a convaincu d’emblée avec sept points lors de ses sept premiers matches. Lors du conte de fées olympique déjà, elle a joué un rôle essentiel: non seulement avec sa magnifique passe décisive sur le but victorieux d’Alina Müller, mais aussi par son engagement.
La benjamine genevoise
Laure Mériguet démontre de manière impressionnante que les femmes peuvent aussi s’imposer dans le hockey masculin: cette défenseuse évolue encore cette saison avec Genève-Servette en U18. Elle joue également, grâce à une double licence, pour l’équipe féminine du Lausanne HC. Laure Mériguet a fait ses débuts aux Mondial l’année dernière en Tchéquie et faisait déjà partie de la sélection lors du bronze milanais. Lors du prochain championnat du monde, la Genevoise sera la plus jeune joueuse de l’équipe suisse. Du moins sur la glace, elle qui se montre étonnamment mature et posée pour son âge.