Les confessions du leader
Kimi Antonelli révèle le secret de ses départs de plus en plus réussis

Kimi Antonelli, étoile montante de la Formule 1, se confie à Blick avant le Grand Prix d’Italie, chez lui à Monza. Il espère bien briller, quelques jours après avoir fêté son 20e anniversaire.
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Kimi Antonelli est-il en route vers le titre de champion du monde dès sa deuxième saison en Formule 1?
Photo: Lukas Gorys
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Matthias Dubach et Roger Benoit

Kimi Antonelli a accordé une interview exclusive à Blick à quelques jours du week-end le plus fou de l’année : celui du Grand Prix d’Italie, à Monza!

Vous avez fêté votre anniversaire la semaine dernière et vous vous présentez, à 20 ans, au départ de votre grand rendez-vous, chez vous, à Monza. Avez-vous reçu un cadeau qui n’a pas de prix?
Kimi Antonelli: Avoir une famille comme la mienne, c’est déjà un cadeau inestimable. Mais je dois aussi parler de la Formule 1. Pouvoir accéder à la catégorie reine, comme j’en ai toujours rêvé, fait partie de ces choses qu’on ne peut pas acheter. Bien sûr, cela demande énormément de travail. Mais il faut aussi avoir un peu de chance et se trouver au bon endroit au bon moment.

Avez-vous encore des amis en dehors du monde du sport automobile?
J’ai encore quelques amis de l’époque où j’étais à l’école. On se retrouve presque après chaque week-end de Grand Prix. C’est très important pour moi, parce que ça m’aide à décrocher et à me vider la tête après une course. Nous sommes aussi partis tous ensemble en vacances pendant la pause estivale.

Dans ce groupe d’amis, vos victoires et votre éventuel titre de champion du monde ne sont donc pas des sujets de conversation?
Bien sûr, il nous arrive parfois de parler de sport automobile. Mais vraiment très peu. Et c’est très bien comme ça. On parle surtout de la vie, tout simplement. De choses normales qui nous concernent tous.

Quels autres sports vous intéressent, en dehors de la Formule 1?
J’aime le basket, le MotoGP et le tennis.

Connaissez-vous personnellement votre compatriote Jannik Sinner?
Oui, c’est un gars formidable et un sportif incroyable. Je l’ai vu jouer l’année dernière à Turin. J’ai la chance de pouvoir le considérer comme un ami. Peut-être viendra-t-il à Monza.

Avez-vous déjà assisté à un Grand Prix de moto?
Oui, j’étais au Mugello cette année. Les pilotes de MotoGP sont complètement fous! Ils ont atteint 370 km/h, établissant un nouveau record. Sur deux roues! J’ai énormément de respect pour eux.

Vous allez vous-même bientôt atteindre ce genre de vitesse à Monza.
Nous ne sommes pas tout à fait aussi rapides en ligne droite. En Formule 1, ce qui est particulièrement impressionnant, c’est la vitesse à laquelle nous passons dans les virages. Et puis, nous avons quand même quatre roues! Imaginez tout ce qui peut arriver en MotoGP avec seulement deux roues. Marco Bezzecchi, qui se bat pour le titre en MotoGP, était invité à mon anniversaire. Ses cicatrices sont impressionnantes! Ces gars tombent, se font opérer et remontent parfois sur leur moto dès le week-end suivant. C’est complètement fou.

Revenons aux voitures. Vos départs se sont nettement améliorés. Quel est votre secret?
Nous avons énormément travaillé pour être plus réguliers au départ. Nous avons notamment légèrement modifié la forme du levier d’embrayage et, de mon côté, j’ai adapté la position de mes mains sur le volant. Mais il y a encore une marge de progression.

Vous souvenez-vous du nombre de points que vous aviez marqués en championnat du monde, l’année dernière, pendant la partie européenne de la saison?
Je crois que j’en avais marqué trois.

Deux points à Monza et un à…
… oui, c’était où déjà? Budapest! Ce n’était pas terrible. Mais cette année, c’est nettement mieux. Avant notre arrivée en Europe, certaines personnes se demandaient si les choses allaient continuer ainsi pour moi. Il y a eu pas mal de discussions et de rumeurs à ce sujet. C’est bien d’avoir pu faire taire ces critiques. Mais il reste encore beaucoup de courses, en Europe comme ailleurs.

Mais en raison de votre pénalité sur la grille, vous devrez partir de l’arrière.
À Monza, ce n’est pas si grave. C’est un circuit où l’on peut bien dépasser.

Nous vous rencontrons ici chez IWC, à Schaffhouse. Quelle impression vous a laissée cette petite ville suisse?
J’ai passé une journée formidable ici. J’ai pu découvrir les coulisses de la fabrication d’une montre, et c’était fascinant. À bien des égards, le travail est aussi minutieux qu’en Formule 1. Ici aussi, la marge d’erreur est infime. C’est très impressionnant. Et puis, bien sûr, c’était très sympa de recevoir une superbe montre de la part d’IWC pour mon anniversaire (rires)!

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