Avant le Grand Prix à domicile à Monza
Kimi Antonelli fête ses 20 ans et tire la sonnette d'alarme

Kimi Antonelli fête ses 20 ans ce mardi en tête du championnat du monde de Formule 1. Le prodige italien de Mercedes, déjà vainqueur de six courses, ne vise désormais plus que le titre.
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Kimi Antonelli fête ses 20 ans mardi.
Photo: Lukas Gorys
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Roger Benoit

À seulement 20 ans, Kimi Antonelli ne cesse d’éblouir le monde de la Formule 1. L’Italien, qui fête son anniversaire ce mardi, occupe la tête du championnat du monde. Et il laissera derrière lui un record de précocité difficile à battre: six victoires et six pole positions.

Lorsque Mercedes l’a propulsé dans le grand bain en 2025, Antonelli avait su se faire une place au milieu des requins sans faire beaucoup de bruit. Toto Wolff avait pourtant essuyé de nombreuses critiques, certains reprochant au patron de l’écurie allemande de risquer de griller son jeune talent. Aujourd’hui, le Viennois ne reçoit plus que des compliments.

Le coup de pied aux fesses

Kimi Antonelli est un phénomène. Après Lewis Hamilton et Max Verstappen, rares sont ceux qui avaient imaginé voir émerger un tel talent dans le paddock.

Il y a un an, le jeune Italien avait pourtant traversé un véritable passage à vide. En neuf courses disputées en Europe, il n’avait inscrit que trois points, grâce à une 10e place à Budapest et une 9e à Monza. «Mon père et Toto m’ont donné plusieurs coups de pied aux fesses. C’était pour me réveiller», avait-il confié à Blick dans une interview exclusive.

«Tout a commencé en Chine»

Mais quand a-t-il véritablement eu le déclic? À quel moment a-t-il retrouvé la confiance qui lui avait manqué au cours d’une première saison difficile, terminée à la 7e place du championnat du monde?

Antonelli n’a pas besoin de réfléchir longtemps: «En Chine, après ma première pole position. C’est là que j’ai compris que j’avais réussi. C’était comme dans un jeu vidéo, lorsque tu passes au niveau suivant».

Dix places de pénalité à Monza

Avant un Grand Prix à domicile qui s’annonce délicat, le 6 septembre à Monza, où un changement de moteur lui vaudra un recul d’au moins dix places sur la grille de départ, Kimi Antonelli possède 59 points d’avance sur son coéquipier George Russell et sur l’inusable Lewis Hamilton.

«Seules les victoires et les titres comptent»

Les deux hommes ont depuis longtemps compris ce qui faisait la force de leur jeune rival, qui ne doute de rien. Et depuis qu’il a transformé ses mauvais départs en envols presque parfaits, l'Italien est devenu un prétendant à la victoire à chaque course. «Je n’ai qu’un objectif: gagner et décrocher le titre!»

Voilà pourquoi sa deuxième place derrière Lando Norris et sa McLaren, dimanche à Zandvoort, lui a laissé un goût amer. «Je suis déçu. Mais, malheureusement, nous n’avons plus la meilleure voiture du plateau.»

«La pression est positive»

Il assure ne pas encore penser au titre mondial, du moins publiquement. «J’ai encore plus de pression maintenant. Pour moi, c’est quelque chose de positif. Cela signifie que cette pression te pousse, parce que tu as la possibilité d’accomplir quelque chose d’important.»

Cette pression ne détourne pas le jeune homme, désormais âgé de 20 ans, de son grand objectif. Derrière son visage de gamin presque innocent se cache un pilote qui ne recule devant aucun duel et qui a depuis longtemps gagné le respect de ses adversaires. Jusqu’où ira Antonelli, qui s’est sérieusement lancé dans le karting à l’âge de sept ans, soit un an plus tôt que Verstappen et Hamilton? Nul ne le sait encore.

Le talent qui a échappé à Ferrari

La semaine prochaine, le natif de Bologne, installé à Saint-Marin, se rendra à Monza. Sur place, le cœur des supporters sera partagé: l’Italien Antonelli se bat pour le titre au volant d’une monoplace allemande face à la légende britannique Lewis Hamilton, engagée sous les couleurs de la mythique Ferrari.

À Maranello, on regrette encore aujourd’hui de ne pas avoir décelé tout le potentiel d’Antonelli il y a neuf ans et de ne pas l’avoir intégré à son Academy. Mercedes, elle, a saisi l’occasion et pris en charge sa formation. Un pari pleinement réussi.

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