Des critiques sévères!
Lewis Hamilton trouve la nouvelle Formule 1 «ridiculement compliquée»

Fernando Alonso et Lewis Hamilton dénoncent la complexité des nouvelles technologies en Formule 1. Entre gestion électrique et performances limitées, les pilotes peinent à retrouver le plaisir de piloter.
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Charles Leclerc (Ferrari) signe le meilleur temps de la deuxième journée d'essais.
Photo: Lukas Gorys
Roger Benoit, Bahrain

La plupart des pilotes restent encore très prudents dans leurs jugements concernant la conduite avec le moteur thermique et le moteur électrique (500 ch chacun). Heureusement, il y a des exceptions. Comme Lewis Hamilton, fort de son expérience en Formule 1 classique: «Tout cela est ridiculement compliqué. Pour tout comprendre, il faudrait des études universitaires!»

«Les fans ne vont pas comprendre»

Le septuple champion du monde, avec 380 courses, 105 victoires et 104 pole positions à son actif, affirme que «les fans ne vont pas comprendre». Il s’interroge aussi: «Je doute que nous, les pilotes, ayons vraiment un nouveau sentiment de plaisir!»

Le Britannique a tenu ces propos lors d’un petit tour de presse. Dans le communiqué officiel de Ferrari, le ton est bien sûr différent: «C’était bon de revenir dans la voiture. Il est trop tôt pour faire un pronostic et évaluer où nous en sommes. Pour l’instant, chacun suit un programme différent.»

«Il faut presque trop réfléchir»

Même Fernando Alonso, 44 ans, avec 428 courses et 32 victoires, ne semble pas emballé: «Une partie de la gestion de l’énergie électrique et de ce que l’on doit faire pour l’optimiser sur un tour – y compris en qualification – est agaçante du point de vue du pilote. On veut rouler à 100% – et on n’y arrive pas. Je pense qu’il faut presque trop réfléchir maintenant!»

C’est vrai: nous sommes à la veille d’une saison étrange, qui pourrait bien accabler pilotes et fans. Certains pilotes restent toutefois plus optimistes, mais même eux n’ont pas encore dépassé le stade de simples observateurs ici à Bahreïn.

Hülkenberg prend les commandes…

Après 90 minutes de test, seuls huit pilotes figuraient au chronomètre. Audi, Mercedes et Red Bull n’avaient même pas encore enregistré de temps sur le circuit de 5,412 km, avec 27 °C dans l’air et 37 °C sur l’asphalte.

Ce n’est qu’à 80 minutes de la pause de midi que Nico Hülkenberg s’est vu créditer d’un premier temps, 1:37,392, après 25 tours sans chronométrage (entrées, sorties, réglages des ailerons). Ce temps lui assure pour l’instant la cinquième place, à trois secondes derrière le leader Charles Leclerc. Cela montre déjà que les performances actuelles sont difficiles à évaluer, tant pour le public que pour certaines équipes.

Audi veut progresser

L’objectif minimal du successeur allemand de Sauber est clair: quitter la 9e place! Une mission peut-être plus complexe qu’il n’y paraît pour Nico Hülkenberg et Enzo Bortoleto.

Le nouveau venu, Cadillac, avec Sergio Pérez et Valtteri Bottas, n’a pas encore beaucoup roulé sur la piste et reste moins actif dans le garage que d’autres équipes. À titre de comparaison, l’Aston Martin-Honda, supervisée par le génie Adrian Newey, est très organisée et efficace. Cependant, l’équipe japonaise semble encore rencontrer des difficultés avec son nouveau moteur.

Cadillac a déclenché le premier drapeau rouge après seulement dix minutes, lorsque Sergio Pérez s’est arrêté sur la piste. Peu après, l’équipe américaine a repris ses essais. Valtteri Bottas était également en piste le premier jour, où il s’est surtout fait remarquer… par ses cheveux blancs éclatants.

Alpine progresse un peu

Parmi les «surprises» de cette première journée, on note Alpine. L’équipe, qui avait terminé lanterne rouge l’an dernier, a désormais remplacé son ancien moteur Renault par une motorisation plus performante pour 2026. Elle démarre la saison avec le soutien du groupe Mercedes et peut compter sur Pierre Gasly, souvent sous-estimé, pour tirer le meilleur parti de la voiture.

Bilan de la première moitié de la journée: ce sont précisément les deux équipes les plus attendues, Mercedes et Red Bull, qui sont restées silencieuses pendant quatre heures sur la route du désert. Une tactique?


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