Elle montre la voie à la Nati
Viola Calligaris, la seule valeur plus que sûre en défense

Alors que la défense suisse prenait l'eau face à Israël au match aller, une joueuse tentait d'écoper: Viola Calligaris. A 30 ans, la polyglotte voyageuse atteint une forme de plénitude et de sérénité qu'elle tente de transmettre à ses coéquipières.
Viola Calligaris et la Suisse défient Israël ce mardi à Tourbillon.
Photo: keystone-sda.ch
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Tim GuilleminResponsable du pôle Sport

Qui sont les défenseures de la Nati aujourd'hui? Quels noms Rafel Navarro est-il sûr de pouvoir écrire sur sa feuille de match? A l'heure actuelle, la réponse à ces questions se conjugue au singulier: Viola Calligaris.

La seule valeur sûre en défense

L'Obwaldienne de 30 ans est aujourd'hui la seule valeur sûre, avec ses 81 sélections, elle qui peut évoluer aussi bien dans une défense à trois qu'en association avec une autre joueuse d'axe dans une défense à quatre. Sur les côtés, suivant l'orientiation qu'il entend donner au match, Rafel Navarro demande régulièrement à des joueuses offensives de reculer d'un cran (Iman Beney et Ana-Maria Crnogorcevic ont débuté à ces postes lord du match aller face à Israël) et, dans l'axe, il n'a pas encore trouvé le bon complément à Viola Calligaris.

Julia Stierli, Noelle Maritz, Noemi Ivelj, Laia Ballesté? Les errements défensifs de la Nati depuis l'arrivée du technicien catalan s'expliquent aussi par cette incertitude. Aujourd'hui, l'équipe de Suisse n'a pas encore trouvé sa défense idéale. Mais une chose est sûre: Viola Calligaris en est la cheffe. Et la seule valeur plus que sûre.

Elle était partout pour écoper

Il y avait ainsi quelque chose de surréaliste vendredi dernier à Mezökövesd de voir la joueuse de l'Atletico Madrid courir de gauche à droite et d'avant en arrière pour écoper les fuites d'eau provoquées par ses coéquipières. Viola Calligaris était partout, réagissant dans l'urgence à chaque fois, s'attirant les remerciements de ses partenaires de la défense et du milieu, soulagées de pouvoir compter sur elle. Sa science du placement, son autorité dans les duels (elle ne se cache jamais, contrairement à sa capitaine juste devant elle) et son leadership tranquille en font une joueuse de premier plan. A dire vrai, la seule défenseure de classe internationale de la Nati, mais aussi une coéquipière très appréciée.

Depuis qu'elle a quitté YB pour l'Atletico Madrid en 2017, elle n'est jamais revenue en Suisse et s'est construite une solide expérience à l'étranger. L'Atletico Madrid, Valencia, Levante, le PSG, la Juventus, avant son grand retour cet été à l'Atletico: le parcours force le respect et il a forgé le caractère de l'intrépide Obwaldienne, laquelle parle désormais très bien le français et l'italien, en plus de l'espagnol, de l'anglais et de l'allemand. L'idéal pour naviguer dans le vestiaire de l'équipe de Suisse et pouvoir échanger avec un staff hispanophone.

Un équilibre attaque-défense à trouver

Ce mardi, à Sion, elle sera évidemment titulaire, dans l'axe droit de la défense, avec une mission claire: faire en sorte que la Suisse n'encaisse aucun but face à Israël. «C'est clairement l'objectif. On a pris trop de buts dernièrement, on doit montrer un état d'esprit plus défensif, mettre la priorité sur ce secteur du jeu. C'est un équilibre à trouver», a-t-elle expliqué à la veille de ce rendez-vous important sur la route du Brésil. Il faudra faire preuve de bien plus de rigueur défensive ce mardi que depuis plusieurs mois, afin de bien préparer le tour suivant face au Kosovo ou à l'Autriche. Car là, il faudra que ses coéquipières en défense et au milieu soient au niveau de concentration et de qualité requis pour relever le défi. Pas seulement la toujours impeccable Viola Calligaris.

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