Vincenzo Montella traverse probablement la période la plus difficile de son mandat à la tête de la Turquie. Malgré le succès historique qui a permis à la sélection de décrocher sa première qualification pour une Coupe du monde depuis 24 ans, l’Italien se retrouve aujourd’hui sous forte pression après trois défaites en Ligue des nations. Supporters, médias et anciens internationaux suivent de très près la crise que traverse l’équipe nationale.
Sur les réseaux sociaux, les critiques fusent. «Même les mères des joueurs pleurent en regardant les matches!» écrit ainsi un internaute. Un autre lance: «Qu’il reste directement en Italie après le match de lundi!» Même Ersun Yanal, figure reconnue du football turc, s’en prend publiquement à Vincenzo Montella: «Payez-le à temps, puis renvoyez-le chez lui! Quelqu’un d’autre viendra bien. Nous avons tellement de joueurs et d’entraîneurs qui se battent comme des lions.»
L’ambiance se dégrade
La colère est particulièrement vive depuis la défaite 3-0 concédée vendredi contre la Belgique. Pourtant, il y a encore quelques mois, Montella était porté aux nues. En mars, la qualification pour la Coupe du monde avait été célébrée dans tout le pays.
Depuis, le vent a tourné. La Turquie a connu une Coupe du monde décevante, achevée dès la phase de groupes, avant d’enchaîner les mauvais résultats en Ligue des nations. Et l’enthousiasme autour de Montella s’est rapidement dissipé.
Vincenzo Montella assume
Après la débâcle face à la Belgique, Vincenzo Montella a assumé sa part de responsabilité tout en prenant la défense de ses joueurs. Mais l’avenir de la Turquie dans cette Ligue des nations est désormais très incertain.
Avec zéro point après trois journées, la sélection occupe la dernière place de son groupe et se retrouve menacée de relégation en Ligue B.
Lundi, Vincenzo Montella retrouvera son pays natal à l’occasion d’un déplacement en Italie. Un rendez-vous forcément particulier, mais surtout une nouvelle épreuve pour le sélectionneur et son équipe.