Le Lausanne-Sport boucle sa saison ce samedi (18h) avec la réception, à huis clos, de Grasshopper, pour un match sans enjeu. GC, qui joue le match aller des barrages lundi, va envoyer son équipe réserve, tandis que le LS ne pourra pas honorer ses joueurs en fin de contrat ou de prêt devant un stade rempli. Une triste fin de saison pour un exercice au final décevant malgré les belles émotions européennes.
Le bilan de la saison
La situation
C’est officiel, le Lausanne-Sport va terminer neuvième de Super League, un an après sa cinquième place et sa qualification pour la Conference League. En Europe, justement, les Lausannois ont fait vivre de belles émotions à leurs supporters, les premières depuis quinze ans sur le continent. La victoire à Besiktas en est le point culminant, mais les succès à Astana et face à la Fiorentina dans une Tuilière à guichets fermés resteront également dans les mémoires des fans. Même si l’élimination en play-off face au Sigma Olomouc fait mal, le LS a joué un match européen au printemps pour la première fois depuis 1965. En Coupe de Suisse, le voyage s’est arrêté bien plus vite, après une élimination piteuse à Yverdon.
Ce que Stéphane Henchoz en dit
A l’heure du bilan, on ne doit pas oublier que la Super League, c'est le pain quotidien. Et le pain quotidien, ce n'était pas suffisant. On finit à la 9e place, ce qui est décevant. On a eu trop de performances très décevantes, trop de performances insuffisantes. On ne peut pas dissocier la Coupe d'Europe et la Super League. En ce qui me concerne, la Coupe d'Europe, c'est déjà loin. Le pain quotidien, qui nous aurait permis peut-être de rejouer l'Europe, on en est loin. On en a été la plupart de la saison trop loin et beaucoup trop vite éliminés. Les fans ne sont pas contents qu'on soit neuvièmes. Moi non plus. Le Lausanne-Sport dans son ensemble ne doit pas être content d'être neuvième. On peut perdre des matches, bien sûr. En foot, il n’y a aucune garantie de gagner. Mais il y a la façon de perdre. Et il y a eu trop de matches où la façon était inacceptable. Le match à Sion, c’est un non-match. Il y a 600 supporters qui font le déplacement, eux ils sont bons, ils chantent tout le match. Et nous, on ne l’était pas.
Après, une fois que j’ai dressé ce constat, je vais le tempérer un peu. Je tiens à rappeler qu’il y a trois ans, le Lausanne-Sport perdait son premier match de Challenge League à Bellinzone. Si on avait dit à tout le monde que trois ans plus tard, l’hymne de la Conference League serait joué à la Tuilière et que la même saison, on ne serait jamais en danger de relégation, les gens auraient signé. Si l’on prend la situation dans sa globalité depuis le début du cycle qu’on vit en ce moment, il y a des satisfactions. On monte en Super League, puis on assure le maintien. L’année suivante, on fait cinquième, avec la demi-finale de la Coupe. Bien sûr que l’année d’après, logiquement, tu en veux plus. Et personne n’est content d’être neuvième. Mais dans la reconstruction du club, le mot patience, il faut l’avoir.
Les perspectives pour la saison prochaine
La situation
Thoune, champion de Suisse. Ces quatre mots donnent des raisons d’y croire à tous les clubs de Super League, qui peuvent désormais se dire qu’en travaillant bien, tout est possible. Vraiment tout. Y compris pour le LS.
Ce que Stéphane Henchoz en dit
Je vois la situation ainsi: en Super League, Bâle et YB sont au dessus des autres. Lugano, même s’ils aiment prétendre le contraire, suit. Et ensuite, nous sommes à peu près tous dans le même panier, à l’exception de Winterthour, qui va quitter la Super League. A quelques millions près, on se tient entre Servette, Zurich, Lucerne, nous… Donc, c’est à qui travaille le mieux. Cette année, c’était Thoune, et de très loin. Nous, notre ambition doit être, et elle le sera, d’atteindre le top 6. Parce que si un club comme le Lausanne-Sport ne fixe pas cet objectif, il doit faire quoi? Etre content d’être neuvième? L’année passée, on n’a pas fixé d’objectif, du coup chaque fois qu’on perdait un point, ce n’était pas grave. Mais si, c’est grave! On avait l’Europe comme excuse. Ok, on perd dimanche. Mais jeudi on a gagné. La saison prochaine, on n’aura pas cette excuse.
La perte de valeur des joueurs
La situation
Le LS a pour ambition de développer des joueurs afin qu’ils soient performants sur le terrain et qu’ils rapportent de l’argent au mercato. Or, cette saison ratée aura des conséquences économiques claires, vu qu’il apparaît assez clairement qu’aucun élément n’a pris de la valeur au cours des derniers mois, mis à part Omar Janneh. Acheté deux millions à l’Atletico Madrid, le buteur en vaut sans aucun doute quatre fois plus aujourd’hui. Mais sinon? Beyatt Lekoueiry n’est plus le joueur qu’il était il y a douze mois, et le deuxième tour décevant sur le plan collectif n’a pas permis aux recruteurs de s’enflammer, par exemple, pour Karim Sow autant que son potentiel aurait pu le permettre.
Ce que Stéphane Henchoz en dit
Votre constat est correct. Notre modèle est clair et complètement assumé. En Suisse, les droits TV ne te permettent pas d’établir ton budget. Notre moyenne de spectateurs est de 7000, loin de Saint-Gall par exemple, ce qui fait une différence de sept ou huit millions de francs à la fin. Notre actionnaire est solide, loyal et professionnel, mais il ne va pas augmenter sa contribution, qui est établie et fixe. Les sponsors de la région donnent à hauteur de leurs moyens. Donc il nous reste quoi comme levier? Le mercato. On doit, c’est une obligation, trouver des joueurs à fort potentiel, les développer. Ces joueurs doivent prendre de la valeur après douze, dix-huit ou vingt-quatre mois maximum. A l’automne, il y avait un intérêt très fort pour cinq ou six joueurs, que je peux nommer: Brandon Soppy, Kevin Mouanga, Karim Sow, Sekou Fofana, Jamie Roche et Beyatt Lekoueiry. Les recruteurs du Top 5 européen étaient là. Ils étaient vingt contre la Fiorentina en décembre, et pas juste pour prendre des informations. Mais quand les clubs te rappellent en avril pour te demander ce qu’il se passe avec tel ou tel joueur et pourquoi il ne joue plus ou est moins performant, ce n’est pas bon signe. En ce qui concerne Omar Janneh, je réponds clairement à votre question et je sais qu’elle fait parler: notre intention est de le garder cet été. Les joueurs qui ont un bon de sortie sont les cinq ou six dont je vous ai parlé.
Le mercato
La situation
Quel mercato cet été pour le LS?
Ce que Stéphane Henchoz en dit
Aujourd’hui, on a déjà 22 joueurs de champ sous contrat pour la reprise et quatre gardiens. L’effectif, il est là, en grande partie. Si certains joueurs sous contrat trouvent un club, notamment les six dont je vous parle, ils seront remplacés. C’est déjà anticipé et réfléchi. Et même, je peux vous annoncer que sur certaines positions, on va sans doute recruter des éléments prometteurs qui seront aptes à concurrencer les joueurs aujourd’hui en poste, même sans départ. C’est ça notre ligne directrice. Et puis, nous avons deux joueurs de retour de prêt: Konrad de la Fuente et Ibrahim Mendes. Le premier sort d’une saison plutôt réussie en Espagne, à Ceuta, en Liga 2. Il joue régulièrement et il a marqué des buts en cette fin de saison. Et le deuxième a été performant avec Nyon. Il aura sa chance en début de préparation et il aura l’occasion de convaincre le nouvel entraîneur de compter sur lui.
La politique de prêts
La situation
Theo Bair, Gaoussou Diakité et Gabriel Sigua ont été remerciés cette semaine pour leur contribution, mais ne resteront pas à Lausanne. Les trois hommes, prêtés respectivement par Auxerre, Salzbourg et Bâle, ont apporté leur contribution, mais cette politique est-elle fructueuse à long terme? Le LS a-t-il vocation à mettre des joueurs en valeur pour d’autres clubs? La situation de Sekou Koné et d’Enzo Kana-Biyik, deux jeunes joueurs prêtés par Manchester United, club de la galaxie INEOS, est un peu différente. La poursuite de leur aventure à Lausanne est d’ailleurs ouverte, contrairement à celle des trois joueurs cités au début.
Ce que Stéphane Henchoz en dit
Je vous réponds clairement: les prêts, ce n’est pas la priorité du mercato. Ce que nous voulons, c’est avoir des bons joueurs sous contrat et les développer pour faire grandir le Lausanne-Sport. C’est clair et net. Maintenant, les prêts, c’est une façon d’avoir un, ou plusieurs, joueur(s) de qualité dans l’effectif, alors qu’on ne peut pas se l'offrir ou se les offrir. Theo Bair a très bien commencé et a marqué des buts, avant que sa blessure ne vienne le freiner. Gaoussou Diakité, on a tous vu ses qualités en début de saison. Il jouera dans un club du top 5 européen un jour. Et Gabriel Sigua nous a amené de l’agressivité et de la qualité à mi-terrain. On ne peut pas dire que ces trois joueurs n’ont rien apporté, ce ne serait pas correct.
L’intégration des jeunes
La situation
Vincent Steinmann l’a dit et assumé dans une interview accordée à Blick voilà quelques semaines : le CEO du Lausanne-Sport s’engage, le mot est fort et écrit noir sur blanc, à ce que sa première équipe soit plus vaudoise à moyen terme. Il n’a en effet échappé à personne, et surtout pas aux supporters, que le LS a parfois aligné cette saison une équipe avec plus de Suédois (deux) que de Suisses (un) sur le terrain, sans même parler de Vaudois. Stéphane Henchoz est-il aligné sur cette position? Comment changer les choses et éviter que dans trois ans, disons, le FC Sion aligne quatre Vaudois dans son onze titulaire et lutte pour l’Europe, comme c’est le cas aujourd’hui, tandis que le LS joue pour le maintien avec seulement un ou deux éléments issus de sa formation, dont Oliver Custodio, certes très fort et emblématique, mais pas éternel?
Ce que Stéphane Henchoz en dit
Bien sûr que je partage la vision de Vincent Steinmann. On le voit en cette fin de saison, nous avons des jeunes joueurs qui ont leur chance et qui montrent qu’ils ont les qualités pour figurer dans l’effectif de la saison prochaine. Et derrière, nous en avons encore qui poussent. Oui, c’est une volonté d’avoir des jeunes de l’académie sur le terrain. Après, je vais le dire clairement et sans langue de bois: au LS, c’est l’entraîneur qui décide qui est sur le terrain et qui est sur la feuille de match. Je le précise, parce que ce n’est pas le cas dans tous les clubs. Ici, ça l’est à 100% et je pense que c’est ainsi qu’un club doit fonctionner. Ici, le directeur sportif n’est pas relié au coach par une oreillette pendant le match en lui disant: fais entrer un jeune Suisse. Vous avez constaté, je pense, que durant le tour de qualification, les jeunes ont eu peu de place. Aujourd’hui, ils en ont. Et on veut que ça continue. Développer les jeunes, les intégrer, c’est une vraie volonté. Et dans le business plan, ce serait bien aussi de vendre parfois un joueur de l’Académie.
Le profil du nouvel entraîneur
La situation
Migjen Basha et Markus Neumayr ont assuré l’interim après le licenciement de Peter Zeidler. Ont-ils une chance de continuer sur le banc de manière fixe? Si le LS cherche un nouveau coach, quel sera son profil ? Et quand devra-t-il être nommé?
Ce que Stéphane Henchoz en dit
Nous allons engager un nouvel entraîneur, c’est clair et net. Tout le club remercie Migjen et Markus pour leur engagement et pour avoir assumé cette responsabilité. Nous sommes en phase active de recherche et, à ce titre, je redis une fois que la décision de nous séparer de Peter Zeidler à la fin du tour de qualification était la bonne, parce qu’elle nous offre quatre semaines en plus pour trouver le bon entraîneur, celui qui incarnera le mieux notre projet. L’an dernier, Ludovic Magnin m’a appelé le soir de la finale de la Champions League pour me dire qu’il avait envie d’aller à Bâle. Je lui ai répondu que le timing m’embêtait énormément, que c’était tard. Attention, je ne dis pas qu’on a engagé Peter Zeidler dans l’urgence et que c’était un choix précipité. Pas du tout. Mais cette année, on a plus de temps. Nous menons actuellement des entretiens avec divers candidats, on les évalue, on passe du temps avec eux, on débriefe ensuite. Les entraîneurs viennent ici, voient les infrastructures, le projet, rencontrent les gens. Ils regardent aussi nos matches et les profils de joueurs. Il n’y a pas de date limite. On reprend l’entraînement le 15 juin. Le plus tôt sera le mieux, c’est sûr, mais on ne va pas se précipiter. On va prendre la bonne décision. Ou en tout cas tout faire pour. Pour la question du profil, il doit être en adéquation avec notre projet, mais ce n’est pas une question d’âge ou de nationalité.
Le poste de gardien de but
La situation
Karlo Letica a officiellement quitté le Lausanne-Sport. Thomas Castella est sous contrat et restera numéro 2. Mais le LS ne cherchera pas un nouveau portier, puisque Melvin Mastil va revenir de son prêt à Nyon. L’international algérien est-il le nouveau numéro 1 du Lausanne-Sport?
Ce que Stéphane Henchoz en dit
Je ne vais pas répondre directement à votre question, parce que comme je vous l’ai dit précédemment, ce n’est pas moi qui fixe le statut des joueurs et qui décide qui est titulaire ou remplaçant. Ce sera le travail du coach. Ce que je peux vous confirmer, c’est que Melvin Mastil sera là à la reprise, avec nous. C’est un joueur de l’Académie, il a fait ses preuves à Nyon, il a été élu meilleur gardien de Challenge League. À un moment donné, si on ne le rapatrie pas maintenant, il faut arrêter avec les prêts, arrêter avec le développement des jeunes. Bien sûr qu’il y a une incertitude, parce qu’il n’a pas encore joué à ce niveau. Mais il y a surtout de la confiance en ses qualités. On a fait ce choix-là, on part avec lui. Et derrière, on sait qu’on a Thomas Castella, qui connaît le niveau et qui apporte de l’expérience. On ne serait pas partis avec un duo de jeunes comme Melvin Mastil et Emilien Grosso, deux forts potentiels. Mais le trio que l’on construit me semble complémentaire.
La prolongation de contrat de Florent Mollet
La situation
Titulaire à 13 reprises en Super League, Florent Mollet ne peut pas être considéré comme l’un des hommes forts de la saison sur le terrain. Pourtant, alors qu’il est désormais âgé de 34 ans, le milieu de terrain français s’est vu proposer par le Lausanne-Sport une prolongation de contrat d’une année, qu’il a acceptée. Un choix surprenant pour de nombreux observateurs et supporters du Lausanne-Sport.
Ce que Stéphane Henchoz en dit
Pour nous, c’était plus que logique. Florent amène de l’expérience à notre effectif, qui est globalement très jeune. A part lui, qui est trentenaire? Karlo Letica, qui part. Et Olivier Custodio. Il a un tempérament de leader et du caractère, et on ne peut pas dire que notre vestiaire en abrite beaucoup. C’est aussi pour ça qu’on a été tellement inconsistants cette saison. Florent apporte son expérience et son implication à l’entraînement. Physiquement, il est très bon. Il a parmi les meilleurs tests et GPS du groupe. Et financièrement, ce n’est pas un risque pour le club. Son salaire est surtout basé sur la performance.
La saison décevante de Nicky Beloko
La situation
Nicky Beloko faisait partie des transferts-phares de l’été 2025, mais le constat objectif est que le puissant milieu de terrain a été loin d’être un joueur dominant de Super League cette saison, alors qu’il l’était clairement à Lucerne. Le club est-il déçu de ses performances ? Et comment expliquer qu’il n’exploite pas ses qualités à 100%?
Ce que Stéphane Henchoz en dit
Je vais prendre sa défense, parce qu’il a des circonstances atténuantes. Nicky a traîné un problème de genou toute la saison. On n’a pas réussi à le régler. Il n’a jamais pu faire une semaine complète d’entraînement. Mais il a toujours voulu jouer. Il aurait pu choisir de se soigner tranquillement pendant trois semaines. Il ne l’a jamais fait. Même diminué, il apportait encore quelque chose. Mais oui, on sait qu’il peut faire beaucoup mieux. Après le match contre Lucerne, où il est sorti à la mi-temps parce qu’il ne pouvait plus, je lui ai dit: ‘La saison est terminée pour toi. Maintenant tu soignes ton genou.’ J’espère qu’il reviendra avec un genou sec et qu’on retrouvera le vrai Nicky Beloko.
Sa situation personnelle
La situation
Lors de la même interview de fin de saison voilà une année, Stéphane Henchoz disait à Blick tout le bonheur qu’il avait d’exercer cette fonction de directeur sportif. Après sa brillante carrière de joueur et ses 200 matches avec Liverpool, il s’était d’abord essayé au métier d’entraîneur, sans y trouver de satisfaction autre que le mythique barrage du Brügglifeld avec Xamax. Sa fonction de recruteur pour l’Olympique Lyonnais l’a convaincu que sa reconversion se trouvait plutôt dans ce domaine et il a énormément apprécié ses débuts avec le Lausanne-Sport, où il a signé au printemps 2024, d’abord comme conseiller, puis comme directeur sportif. Deux ans plus tard, est-il toujours aussi épanoui?
Ce que Stéphane Henchoz en dit
C’est sûr que vous aviez un homme plus heureux en face de vous il y a une année! Les résultats du LS cette année ne me plaisent pas et je les vis avec intensité. Après une défaite, qui plus est sans la manière, j’ai une boule au ventre qui me suit jusqu’au mardi. Aorès un 4-0 à Lucerne ou un 3-0 à Sion, j’ai mal au bide. Donc avoir le sourire en face de vous aujourd’hui et vous dire que tout va bien alors que le LS est neuvième, non. Dans la vie, il y a des moments plus pénibles que d’autres. Donc on se remet en question. Pourquoi on a été inconsistants? Pourquoi on n’est que neuvièmes? Pourquoi ça n’a pas fonctionné avec le coach? Maintenant, il faut apprendre de cette saison, chacun dans son domaine, moi y compris, et se projeter vers la suivante. Oui, le Lausanne-Sport doit lutter pour le top 6 et s’y qualifier. Honnêtement, quand je vois le championnat suisse, je ne pense pas qu’on soit si loin de ça. Mais il faut travailler juste. Parce que si on avait travaillé juste cette saison, on ne serait pas neuvièmes.
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | FC Thoune | 37 | 28 | 74 | |
2 | FC St-Gall | 37 | 25 | 69 | |
3 | FC Lugano | 37 | 13 | 64 | |
4 | FC Sion | 37 | 23 | 62 | |
5 | FC Bâle | 37 | 1 | 56 | |
6 | Young Boys | 37 | 11 | 54 |
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | FC Lucerne | 37 | 7 | 50 | |
2 | Servette FC | 37 | 6 | 50 | |
3 | FC Lausanne-Sport | 37 | -12 | 42 | |
4 | FC Zurich | 37 | -21 | 38 | |
5 | Grasshopper Club Zurich | 37 | -28 | 30 | |
6 | FC Winterthour | 37 | -53 | 23 |

