Et voilà que la Tuilière pourrait franchir à nouveau la barre des 10'000 spectateurs ce dimanche! «C'est top, ça me plaît beaucoup», s'enthousiasme Peter Zeidler, lequel avait été déçu, comme énormément de monde, en devant constater que son équipe attirait péniblement 9000 personnes pour le barrage de Conference League face au Sigma Olomouc, le premier match européen du LS au printemps depuis 1965. La déception de l'élimination avait rendu cette soirée encore plus noire dans l'esprit de l'enthousiaste entraîneur du LS, lequel adore l'Europe, mais se fait un devoir de ne jamais retourner dans les lieux qui l'ont marqué négativement. Malmö (lorsqu'il entraînait Salzbourg) et la Moravie sont donc officiellement tous deux rayés de ses destinations de vacances pour les décennies à venir.
Quelques pour cent en moins qui font mal
«Olomouc, c'est une blessure, oui. Une intense déception», ne cherche pas à cacher l'Allemand, lequel n'a pas manqué de relever que son équipe s'était inclinée avant et après le match retour, à Lugano et contre Bâle. «Peut-être, je dis bien peut-être, que nous n'aurions pas perdu les deux matches si l'on était à 100%. Avoir 4,5 ou 6% de moins face à ces deux adversaires-là, ça ne pardonne pas», affirme-t-il, sans se chercher d'excuse, simplement en constatant que l'Europe prend de l'énergie, dans les jambes comme dans les têtes.
Peter Zeidler ne parle pas du Top 6
«Mais les faits sont là, on a perdu du terrain en championnat avec ces deux défaites, qui suivaient beaucoup de matches nuls», relève-t-il, tandis que les deux victoires au Letzigrund ont permis de croire encore au Top 6, une expression que l'Allemand ne prononcera pas une seule fois au cours de la conversation. «Je ne parle pas de ça. Je parle de gagner le prochain match et de prendre trois points. Après, on sait tous faire des additions. Trois plus trois, ça fait six. Six plus trois, ça fait neuf», sourit le professeur de français, comme pour dire qu'YB est dans le viseur, mais sans le dire.
Le fait est que si Lausanne l'emportait dimanche, le très en forme Olivier Custodio et ses coéquipiers reviendraient à trois points des Bernois et s'offriraient un sprint final passionnant. Encore faut-il rééditer la performance de l'automne, lorsque les Vaudois avaient concassé YB 5-0 grâce notamment à un triplé de Theo Bair. Et ça tombe bien, le puissant attaquant canadien est justement de retour, lui qui est entré dans les arrêts de jeu face à GC et est redevenu opérationnel.
Un trio offensif Diakité-Janneh-Bair?
«Le plan, initialement, était qu'il soit disponible pour le match retour contre Olomouc. On y a cru, on tenait le rythme, mais il a eu des petites complications qui ont retardé son retour. Mais là, il est à fond avec nous, pleinement opérationnel», se réjouit Peter Zeidler, qui ne s'exclut rien en matière de composition d'équipe. Il reste à voir si le Canadien pourrait être complémentaire avec Omar Janneh, mais rien ne prouve le contraire pour l'instant et un trident offensif composé de Gaoussou Diakité, Omar Janneh et Theo Bair a de quoi faire envie sur le papier. Si les trois hommes sont en forme en même temps et combinent comme il faut, alors le LS a véritablement une attaque de pointe en Super League. «Une chose après l'autre. Theo est de retour, voyons comment on peut l'utiliser», tempère Peter Zeidler.
Et maintenant, le LS marque sur corner!
Le LS sera privé de Nathan Butler-Oyedeji et de Jamie Roche jusqu'à la trêve internationale, c'est une certitude, mais peut désormais compter sur une arme inédite: les coups de pied arrêtés! Jusqu'à présent complètement inoffensif dans l'exercice, le Lausanne-Sport a trouvé la faille deux fois au Letzigrund en deux matches par Kevin Mouanga et Karim Sow, tous deux servis par Olivier Custodio. Pour trouver trace des dernières réussites sur corner, il fallait remonter à l'automne, voire carrément à l'été, grâce à Theo Bair, Noë Dussenne et Bryan Okoh!
«Je ne sais pas si c'est un déclic. On reste derniers de Super League dans ce domaine, je pense, puisqu'il nous faut 150 corners pour marquer trois fois. Mais il n'y a aucune raison que ça ne vienne pas. Nous avons un excellent tireur avec Olivier Custodio et des joueurs dangereux comme Karim Sow ou Kevin Mouanga, et désormais Theo Bair. La détente verticale de Kevin est impressionnante, tandis que Karim est un peu plus grand et a un très bon sens du timing. Si ça peut devenir une arme pour débloquer des matches comme les deux à Zurich, je suis preneur», assure Peter Zeidler, lequel se dit particulièrement fier de ces deux victoires au Letzigrund.
«Le grand rêve est brisé, qu'est-ce qu'on fait?»
«Pour moi, elles veulent dire quelque chose, oui. On aurait pu sombrer après l'élimination en Europe, qui nous a fait mal, mais on s'est accrochés. Après Olomouc, la question était: le grand rêve est brisé, qu'est-ce qu'on fait? On a trouvé les ressources. La manière dont on gagne à la dernière minute contre Zurich et celle dont on défend notre avantage contre GC, oui, cela me rend fier», confirme le technicien allemand, impatient d'affronter YB dimanche pour valider ce rebond.
Équipe | J. | DB. | PT. | ||
|---|---|---|---|---|---|
1 | FC Thoune 4:1 | 30 | 37 | 71 | |
2 | FC St-Gall | 29 | 23 | 54 | |
3 | FC Lugano | 29 | 10 | 49 | |
4 | FC Bâle | 29 | 4 | 46 | |
5 | FC Sion 1:1 | 30 | 8 | 43 | |
6 | Young Boys | 29 | 3 | 42 | |
7 | FC Lucerne | 29 | 3 | 36 | |
8 | FC Lausanne-Sport | 29 | -2 | 36 | |
9 | Servette FC | 29 | -6 | 33 | |
10 | FC Zurich 1:1 | 30 | -16 | 32 | |
11 | Grasshopper Club Zurich 1:4 | 30 | -17 | 24 | |
12 | FC Winterthour | 29 | -47 | 16 |

