La saison des internationales suisses se terminera mardi avec le dernier match de Ligue des Nations et des éliminatoires de la Coupe du monde face à l’Irlande du Nord. Pour plusieurs joueuses de la Nati, l’été s’annonce toutefois mouvementé sur le marché des transferts. C’est notamment le cas de Nadine Riesen, qui quittera l’Eintracht Francfort, tout comme sa coéquipière Géraldine Reuteler.
Nadine Riesen ne veut rien dévoiler
Alors que Géraldine Reuteler est annoncée dans le viseur du club anglais d’Arsenal, l’avenir de Nadine Riesen demeure encore inconnu du grand public. La défenseure a pourtant révélé lundi, lors de la conférence de presse précédant la rencontre face à l’Irlande du Nord, qu’elle savait déjà où elle évoluerait la saison prochaine. Sans toutefois dévoiler sa destination.
«Je sais ce que je vais faire, mais je veux me concentrer sur l’équipe nationale», a-t-elle répondu en esquivant les questions sur son avenir. Même lorsque le journaliste de Blick a insisté, la Saint-Galloise est restée ferme: «Je préfère répondre aux questions sur le match contre l’Irlande du Nord. Vous le découvrirez bien assez tôt.»
Après trois saisons passées à l’Eintracht Francfort, Nadine Riesen avait officialisé son départ en mai dernier. «Pour moi, c’est le bon moment pour franchir une nouvelle étape», expliquait-elle alors.
Viola Calligaris aussi sur le départ
Et elle n’est pas la seule internationale suisse dont l’avenir reste en suspens. Viola Calligaris pourrait elle aussi changer d’air après une saison compliquée à la Juventus, alors que son contrat arrive à échéance cet été. «Je ne me préoccupe pas vraiment de ma situation contractuelle pour le moment. Mon attention est entièrement tournée vers l’équipe nationale», a-t-elle déclaré avec diplomatie.
Riola Xhemaili reconnaît que les transferts sont un sujet fréquent au sein du vestiaire suisse: «C’est un sujet passionnant. Nous sommes footballeuses, donc nous en parlons forcément. Lorsqu’une joueuse envisage de rejoindre un club où une autre a déjà évolué, nous échangeons naturellement des informations. C’est important, notamment pour mieux connaître les clubs et les championnats. Mais chacune reste suffisamment professionnelle pour se concentrer sur les deux matches à venir, indépendamment de ce qui se passe en dehors du terrain.»
Les conseils d'Ana-Maria Crnogorcevic
Ana-Maria Crnogorcevic, recordwoman des sélections en équipe de Suisse, possède une solide expérience en la matière. Au cours de sa carrière, elle a évolué en Espagne, en France, en Allemagne et aux États-Unis. Les plus jeunes viennent-elles lui demander conseil?
«Quand on me sollicite, j’essaie évidemment de partager mon expérience. Je rappelle aussi souvent aux filles que la saison prochaine sera une année de Coupe du monde. Il est donc essentiel d’avoir du temps de jeu, beaucoup sont encore jeunes. Il n’est pas forcément nécessaire de rejoindre immédiatement un très grand club. La confiance se construit avant tout en accumulant les minutes sur le terrain.»
L’aspect financier entre-t-il également dans ces discussions ? «Cela dépend de la proximité que l’on entretient avec la personne. Entre amies, il arrive évidemment que l’on parle aussi d’argent», conclut Ana-Maria Crnogorcevic.
