L’expulsion de Breel Embolo en quarts de finale de la Coupe du monde contre l’Argentine continue de faire couler de l’encre et des larmes. La prise de position de l’International Football Association Board (IFAB) a rouvert les plaies des fans de la Nati. L'organe qui définit les lois du jeu a expliqué que cette expulsion n’était pas justifiée. La FIFA, elle, refuse de faire son mea culpa. «Nous ne considérons pas qu’il s’agisse d’une erreur de l’arbitre ou de la VAR», a-t-elle indiqué dans un communiqué.
Alors que l’IFAB a rappelé que seule l’identité du joueur pouvait être corrigée, et non l’infraction elle-même, la FIFA n’en démord pas. Elle affirme que son interprétation de la notion d’«erreur d’identité» a été appliquée à juste titre et de manière cohérente tout au long du tournoi. Elle prend comme exemple le carton jaune donné a posteriori au défenseur paraguayen Miguel Almiron pour avoir tenté d’abuser l’arbitre contre les Etats-Unis. Un défenseur américain avait été averti dans un premier temps, avant que la VAR n'intervienne sur la nature de la faute.
«La simulation est incontestable et ne devrait pas donner lieu à une sanction disciplinaire contre un adversaire, qui pourrait ensuite avoir des conséquences supplémentaires, comme un carton rouge après un deuxième avertissement ou une suspension pour accumulation de cartons jaunes», explique la FIFA.
L'arbitre prend la parole
L’instance mondiale assure toutefois avoir pris note des remarques formulées par l’IFAB dans sa circulaire. «Nous sommes restés en contact avec l’IFAB tout au long de cette période. Celle-ci a confirmé la pertinence de cette interprétation, son accueil favorable et son intégration dans les discussions liées à la révision du protocole VAR, telles qu’elles ont eu lieu lors de la dernière assemblée générale», précise encore la FIFA.
Lundi, l’arbitre portugais de Suisse-Argentine s’est exprimé pour la première fois sur cet épisode. Dans une interview accordée à la chaîne Canal 11, João Pinheiro a expliqué qu’il avait d’abord pensé que Leandro Paredes avait commis une faute passible d’un carton jaune. La VAR lui a ensuite indiqué que ce n’était pas le cas et que l’adversaire avait simulé. Il a donc averti Breel Embolo, puis l’a exclu. Des propos qui laissent entendre qu'il s'estimait dans son bon droit.

