Malgré les scandales
La FIFA confirme la candidature d'Infantino à sa réélection

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, vise une réélection en mars 2027. Son projet d’ouverture de la Coupe du monde aux investisseurs privés, abandonné, lui avait attiré des critiques de l’UEFA et de plusieurs fédérations.
La gouvernance de Gianni Infantino ne fait pas l'unanimité.
Photo: keystone-sda.ch
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AFP Agence France-Presse

Gianni Infantino, président de la Fifa depuis 2016, est candidat à sa réélection en mars 2027 malgré la crise provoquée par son projet finalement avorté d'ouverture de la Coupe du monde aux investisseurs privés, a indiqué dimanche à l'AFP un porte-parole de l'instance.

«Le président de la Fifa a annoncé en avril qu'il se présenterait à sa réélection en 2027. Bien sûr, rien n'a changé. Gianni Infantino se présentera à sa réélection», a déclaré ce porte-parole, confirmant une information de plusieurs médias anglais.

Le monde du football se déchire autour de la gouvernance de Gianni Infantino, jugée opaque par ses adversaires qui lui reprochent d'avoir élaboré sans concertation un plan qui aurait logé les recettes de la Coupe du monde dans une société commerciale ouverte aux investisseurs privés.

Désavoué par beaucoup

Si le dirigeant a abandonné depuis cette idée, les critiques continuent de s'accumuler. Les confédérations européenne (UEFA), nord-américaine et caraïbes (Concacaf) et asiatique (AFC) l'ont désavoué dans une lettre commune à la «famille du football» début août. Et certaines des plus importantes fédérations européennes lui ont retiré leur soutien en prévision des élections de mars 2027, lors d'un congrès au Maroc.

Fin août, l'Italie a rejoint plusieurs autres fédérations ayant déjà pris position contre le dirigeant italo-suisse (Suède, Ecosse, Nouvelle-Zélande...), au même titre que des collectifs de supporters, d'anciens joueurs, ou l'un des vice-présidents du conseil de la Fifa, Sandor Csanyi.

Gianni Infantino a en revanche reçu le soutien «à l'unanimité» de la confédération africaine (CAF), d'une partie de la confédération sud-américaine (Conmebol) ainsi que d'autres fédérations, d'anciens joueurs et des personnalités politiques comme le président américain Donald Trump.

Un projet qui a fait scandale

Début août, le président de la Fifa avait annoncé à la surprise gérénale vouloir créer une société extérieure (la Fifa Forward Enterprise, FFE) pour gérer les activités commerciales de l'instance et les tournois comme les Coupes du monde, avec l'arrivée d'investisseurs privés. Ce projet avait rapidement été retiré face à l'opposition de nombreux acteurs du football.

Seul candidat déclaré pour l'instant pour le vote, Infantino aura besoin d'une majorité simple de voix parmi les 211 fédérations affiliés à la Fifa pour prolonger son mandat, démarré en 2016 et reconduit en 2023. A l'époque, il avait reçu un large soutien des fédérations européennes. Les candidats doivent se présenter à cette élection avant le 18 novembre.

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