«Braquage administratif»
Le TAS se prononcera fin novembre sur la finale Maroc-Sénégal

La décision du TAS sur la finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal est attendue fin novembre. La fin d'un long processus pour ce litige inédit dans le monde du football.
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Le TAS va enfin rendre son verdict pour la finale de la CAN 2025.
Photo: keystone-sda.ch
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ATS Agence télégraphique suisse

Quasiment un an après la finale de la CAN 2025, le Tribunal arbitral du sport (TAS) va bientôt rendre son verdict sur le recours sénégalais contre la victoire du Maroc sur tapis vert. Le TAS a indiqué lundi qu'il annoncerait «fin novembre» sa décision.

Un litige inédit

«La Formation arbitrale a entamé ses délibérations et les poursuit actuellement. Les arbitres du TAS ont décidé de rendre une décision complète, comprenant les motifs juridiques, appelée 'sentence du TAS'», a développé dans un communiqué le tribunal basé à Lausanne, selon qui «ce processus prendra plusieurs semaines», avec une «sentence (...) attendue fin novembre 2026.»

Le 8 octobre, à Lausanne, la juridiction suprême du sport a démêlé à huis clos un litige inédit dans la mesure où aucune sélection n'a jamais perdu de cette manière un titre conquis sur le terrain.

Le Sénégal conteste son forfait

Le 18 janvier dernier à Rabat, le Sénégal avait été sacré champion d'Afrique en dominant le Maroc (1-0) au bout de la prolongation mais aussi du chaos: contestant un penalty accordé aux Marocains dans le temps additionnel, finalement manqué par Brahim Diaz, une grande partie des Sénégalais avaient quitté le terrain, et n'y étaient revenus qu'un quart d'heure plus tard.

Saisi par la fédération marocaine, le jury d'appel de la CAF a prononcé le 17 mars la défaite par forfait du Sénégal, sur un score de 3-0, en se référant aux articles 82 et 84 du règlement de la CAN qui interdisent de «quitter le terrain avant la fin réglementaire du match sans l'autorisation de l'arbitre». Dans la foulée, la fédération sénégalaise (FSF) s'est tournée vers le TAS, dénonçant «le braquage administratif le plus grossier de l'histoire de notre sport.»

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