La Nati affronte la Turquie mardi
«Il est l'heure de montrer qu'on a progressé»

Voilà un premier tournant sur la route de la Coupe du monde 2027! La Suisse défie la Turquie mardi à 19h au Letzigrund avec une mission claire: s'imposer. Le sélectionneur Rafel Navarro veut voir son équipe montrer sa progression.
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Rafel Navarro veut gagner, mais avec la manière.
Photo: Nico Ilic/freshfocus
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Tim GuilleminResponsable du pôle Sport

Bonne nouvelle pour la Nati: elle sera soutenue par plus de 11'000 personnes mardi face à la Turquie au Letzigrund. Une affluence de bon aloi pour un match qui revêt déjà une certaine importance sur la route de la Coupe du monde 2027 puisque les deux équipes ont remporté leurs deux premiers matches face à l'Irlande du Nord et Malte. 

Suissesses et Turques comptent donc six points en deux matches avant de se retrouver ce mardi à Zurich et samedi à Sinop au bord de la mer Noire. «Je m'attends à une bonne opposition, la Turquie va nous permettre de montrer notre vrai niveau», relève Rafel Navarro à la veille d'attaquer cette double confrontation. 

Des prestations loin d'être étincelantes

Les deux premières rencontres (1-0 contre les Nord-Irlandaises, 4-1 contre les Maltaises) ont en effet laissé un goût de frustration au staff et aux joueuses de la Nati. A aucun moment, les six points n'ont été en danger, ne serait-ce qu'une minute. Mais les prestations n'ont pas été étincelantes, loin de là, et le coach catalan attend une montée en puissance de son groupe face à une opposition annoncée, ou en tout cas espérée, plus joueuse.

Deux fois la Turquie en cinq jours

«Les Turques aiment presser haut. On va devoir trouver les solutions par notre jeu de passes. Elles mettent de l'énergie dans leur jeu, leurs joueuses d'aile prennent volontiers le couloir. Ce sera intéressant», prédit Rafel Navarro, lequel accorde une attention extrême à l'analyse des adversaires. A ce titre, le fait de jouer deux fois la Turquie en cinq jours lui plaît.

Le sélectionneur national est lui aussi allé au contact du public mercredi lors de l'entraînement ouvert.
Photo: keystone-sda.ch

«Lors du dernier rassemblement, mes adjoints me parlaient de Malte le matin du match contre l'Irlande du Nord. C'est normal, parce qu'après on n'a plus le temps d'aller en profondeur. Mais cette fois, c'est clair: on ne parle que de la Turquie», dévoile le technicien, qui voit les adversaires comme des rivaux également sur le plan tactique et n'hésite jamais à brouiller les cartes, y compris dans ses feuilles de match.

Les coups de bluff tactiques lui plaisent

Face à l'Irlande du Nord, un détail avait interpellé les suiveurs de la Nati: dans la composition officielle, publiée une heure avant le match, Rafel Navarro avait interverti ses deux latérales Nadine Riesen et Ana-Maria Crnogorcevic par rapport à la réalité du terrain. «Et alors? L'Irlande du Nord n'a pas joué non plus comme annoncé», avait-il souri, content de son coup. Ce genre de bluff, il l'apprécie et ne s'en cache pas.

Mais, surtout, le précis technicien aime que son équipe progresse dans le jeu et il espère bien le montrer au public du Letzigrund ce mardi. «Lors du premier camp, en novembre, il fallait faire connaissance, expliquer nos principes de jeu. Lors du deuxième en février, on a dû corriger ce qui n'avait pas été bien assimilé. Et là, il est l'heure d'entrer dans les détails et de montrer nos progrès», enchaîne Rafel Navarro, lequel pardonne les erreurs techniques à ses joueuses, moins les carences tactiques.

L'erreur technique est pardonnable

«Si on a un ballon sur le côté, j'attends du mouvement dans la surface, des appels, et un centre qui arrive dans la zone. C'est pour ça que je n'étais pas totalement satisfait après la victoire à Malte. S'il y a du monde dans la surface et qu'une joueuse rate son centre, qu'est-ce que je peux faire? Par contre, si quand elle centre, il n'y a personne, c'est le rôle du coach d'expliquer ce qu'il faut mieux faire collectivement», explique l'ancien adjoint du Barça.

«Aujourd'hui, on est une meilleure équipe qu'il y a deux mois. On se rapproche de nos standards. Pour moi, il n'y a pas que le résultat qui compte, mais aussi le style de jeu», assure-t-il. A ses joueuses de le montrer dès 19h mardi.

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