Ricardo Rodriguez ne passera pas devant Granit Xhaka au classement éternel des sélections en équipe de Suisse. En tout cas pas durant ce rassemblement. Le latéral gauche compte 144 matches avec la Nati, contre 152 pour le capitaine, lequel a dû faire l'impasse sur les quatre prochains matches en raison de ses certificats Covid falsifiés. S'il joue deux fois contre la Macédoine du Nord, et contre la Slovénie et l'Ecosse, «Ricci» s'approchera toutefois tout près du record. Et, s'il y arrive, ce sera avec son emblématique numéro 13 dans le dos.
Le 13, c'est occupé!
Une évidence? Oui. Mais, tout de même, Winsley Boteli lui a posé la question de savoir si, vraiment, il n'y avait pas une toute petite chance qu'il le lui cède. «J'adore le numéro 13!», a expliqué l'attaquant du FC Sion, appelé pour la première fois avec la Nati cette semaine. Présent devant les médias à Belek ce mardi, l'avant-centre genevois a dévoilé avoir échangé avec Ricardo Rodriguez à ce sujet.
«Il m'a demandé pourquoi j'aimais tellement ce numéro. Je lui ai répondu qu'il était spécial pour moi et que s'il avait été libre, je l'aurais pris avec plaisir. Mais le 13 est à lui et j'ai évidemment beaucoup de respect pour lui. C'est une légende dans cette équipe!». Winsley Boteli n'est donc pas allé plus loin dans sa démarche, mais indique garder un oeil sur son numéro fétiche.
«Je vais attendre que Ricardo fasse tout son chemin avec l'équipe de Suisse, jusqu'au bout. Et après, on sait déjà où atterrira le numéro 13!», rigole franchement l'attaquant, qui devra se contenter du 19 en attendant la retraite internationale du latéral gauche. «Et ça me va très bien aussi!»
Très bien accueilli au sein de la Nati, Winsley Boteli a déjà eu droit aux compliments de Murat Yakin, lequel a assuré que son nouveau talent offensif avait un sens du but tel qu'il pouvait marquer même depuis le parking! De quoi faire rire, encore, le Genevois.
Une dynamique à entretenir
«Je suis sur une bonne dynamique, c'est sûr! Je me sens bien, j'ai du plaisir à marquer des buts, mais c'est mon devoir, celui de tous les attaquants, a-t-il assuré. Pour l'instant, c'est vrai que tout me réussit depuis le début de la saison, mais il faut continuer à travailler tout le temps. Quand un attaquant est dans une dynamique comme celle-ci, il faut l'entretenir, même à l'entraînement.»
Tiens, une dernière question, qui concerne le FC Sion cette fois. Jusqu'où peut aller le club valaisan cette saison? «Le plus haut possible. Pour l'instant, on est troisièmes, à égalité de points avec YB.» Champion de Suisse, c'est possible? «Oui. Pourquoi pas?».