En quête du pardon des fans
Mancini rêve d'un nouveau «trophée majeur» avec l'Italie

Roberto Mancini, de retour à la tête de la Nazionale, promet de ramener l'Italie au sommet. À 61 ans, il vise rien de moins que deux trophées majeurs en quatre ans, après des années en demi-teinte.
Roberto Mancini sera attendu au tournant pour son grand retour à la tête de la Nazionale, le 25 septembre à Rome face à la Belgique.
Photo: FIGC via Getty Images
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ATS Agence télégraphique suisse

«J'espère remporter un trophée majeur, voire deux»: c'est ce qu'a déclaré mercredi à Rome le nouveau sélectionneur de l'Italie Roberto Mancini, à l'occasion de sa première conférence de presse.

«Mon objectif est de faire en sorte que l'équipe renoue immédiatement avec le succès», a promis celui qui a déjà dirigé la Nazionale de 2018 à 2023, cinq années marquées par un titre continental (l'Euro en 2021), un échec majeur (la non-qualification de l'Italie pour le Mondial 2022) et une démission soudaine pour devenir le sélectionneur de l'Arabie saoudite. Quitter la Nazionale à l'été 2023 pour la sélection saoudienne a été «un peu comme perdre la femme de sa vie», a-t-il confessé, concédant une «erreur».

En quête du pardon des «tifosi»

Mais l'ex-entraîneur de Manchester City et de l'Inter Milan, qui s'est engagé pour quatre ans, a promis de «faire en sorte que l'équipe soit si bonne que les supporters en tombent à nouveau amoureux», après son absence aux trois dernières Coupes du monde.

«Et alors peut-être que les tifosi me pardonneront», a ajouté le successeur de Gennaro Gattuso, qui a démissionné en avril après la défaite en finale des barrages européens du Mondial 2026. «Je crois qu'il y a de jeunes joueurs talentueux en Italie. Je crois simplement qu'il faut leur faire confiance et les laisser jouer», a jugé Mancini, 61 ans, promettant une équipe à l'«esprit offensif».

Roberto Mancini sera attendu au tournant pour son grand retour à la tête de la Nazionale, le 25 septembre à Rome face à la Belgique en Ligue des nations. Avant d'aller affronter la Turquie le 28 septembre, puis les Bleus de Zinédine Zidane le 2 octobre au Stade de France. «Ce seront des matches importants. Nous verrons immédiatement nos points forts et les domaines dans lesquels nous devrons progresser», a-t-il conclu.

Ranieri: «Revenir comme à l'époque»

Fraîchement nommé directeur technique de la Fédération italienne de football (FIGC) en remplacement de Paolo Maldini qui a démissionné après avoir échoué à imposer Andrea Pirlo au poste de sélectionneur, Claudio Ranieri a reconnu que «la situation est complexe» et qu'"il faudra beaucoup de travail» pour relever la sélection.

Ranieri, passé notamment par l'Inter Milan, la Juventus Turin, l'Atlético Madrid, Chelsea et Leicester, avec qui il a été sacré champion d'Angleterre en 2016, comme entraîneur, a dit vouloir repenser la formation italienne en profondeur.

«Il faut revenir comme à l'époque: il y avait moins d'écoles de football mais les enfants jouaient (...) dans la rue ou sur les places. Ils dribblaient. Aujourd'hui, très peu d'entraîneurs encouragent les jeunes joueurs à dribbler: tout repose sur la passe, le jeu en une ou deux touches, la transversale», a-t-il déploré. «Il faut laisser les gamins s'exprimer, jusqu'à l'âge de 12, 14 ou 15 ans, et ensuite, progressivement, leur apporter un cadre», a-t-il conclu.

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