René Weiler parle MLS
«Breel Embolo gagne plus que toute mon équipe réunie»

Entraîneur du D.C. Untied, René Weiler raconte à Blick comment il a vécu ce premier duel en MLS face au nouveau venu Breel Embolo. L'ancien coach du Servette FC attend beaucoup de la nouvelle recrue d'Atlanta.
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René Weiler est l'entraîneur du D.C.United, en MLS.
Photo: ANTHONY ANEX
Sven Schoch

Vu depuis la Suisse, le départ inattendu de Breel Embolo de Rennes vers Atlanta, où l'attendait un contrat de quatre ans, est l'un des transferts les plus spectaculaires de l'été. La plupart des équipes de MLS ne peuvent que rêver d'un «Designated Player» de cette envergure. Son club n'a pas encore rendu public le salaire annuel de ce joueur qui compte 92 sélections en équipe nationale suisse, mais les spécialistes du soccer tablent sur un montant de plusieurs dizaines de millions de dollars.

«Il gagne plus que toute mon équipe!», affirme René Weiler lors d'un entretien téléphonique avec Blick. Le Zurichois connaît bien les enjeux économiques du football américain. Depuis la mi-juillet 2025, l'entraîneur est aux commandes du D.C. United, club de Washington.

Il y a quelques jours, les deux Suisses se sont affrontés pour la première fois en MLS. «Breel m'a salué chaleureusement avant et après le match. C'est un type sympa! On a eu de la chance, Atlanta aurait dû gagner. Embolo a fait un bon match contre nous», résume René Weiler à propos du match nul 0-0. «L'argent ne marque pas de buts, mais il augmente les chances de gagner.»

Un joueur très bien payé

Malgré l'une des masses salariales les plus faibles du championnat, le club de René Weiler reste en lice pour les play-off. Avant le début de la saison, René Weiler a tenté en vain de recruter l'ancien ailier de Xamax Maren Haile-Selassie, qui est depuis devenu un pilier du Chicago Fire. Un joueur du calibre international de Breel Embolo, avec un montant de transfert comparable (environ 17 millions de dollars), serait hors d'atteinte pour le D.C. United, selon René Weiler. «Nous, par exemple, n'alignons que deux «Designated Players». La plupart des clubs misent sur trois renforts en attaque.»

Aux États-Unis, l'accent est fortement mis sur les talents offensifs. La légende Lionel Messi mène la danse à Miami. Selon René Weiler, les attentes vis-à-vis des joueurs dont le salaire dépasse les limites du plafond sont clairement définies: «Ils doivent faire la différence, marquer des buts et permettre de remporter des victoires.» La situation financière de Breel Embolo ne fait pas l'objet de discussions du football américain, précise l'entraîneur de United, René Weiler: «Tout le monde connaît sa valeur marchande réelle. Aux États-Unis, on est de toute façon beaucoup plus tolérant envers les sportifs très bien payés. Je pense que Breel s'est bien intégré à Atlanta.»

La MLS semble taillée pour Breel Embolo

La période d'adaptation de Breel Embolo ne devrait pas être trop longue, d'après René Weiler. Le buteur suisse a vraisemblablement conservé son bon état de forme acquis en Ligue 1 et lors de la Coupe du monde 2026. Et on s'habitue relativement vite aux longs voyages en avion vers d'autres climats et fuseaux horaires: «Tout est simplement plus grand... C'est ça, l'Amérique!» Et l'orientation tactique de la Major League Soccer convient bien à Breel Embolo: «Dans ce championnat, le jeu est très physique. Si Atlanta continue d'investir dans l'équipe, je le vois bien marquer 15 buts la saison prochaine.»

De son côté, Breel Embolo souhaite – au sein d'un effectif multinational composé de joueurs issus de 17 pays différents – reproduire ce qu'il a déjà réussi à maintes reprises en équipe nationale: «Le football, c'est aussi rassembler les gens, se sentir libre, en profiter!» Sur les réseaux sociaux d'Atlanta, il s'est présenté comme un joueur d'équipe et un «big winning guy».

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