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Deux nouvelles enquêtes créent la polémique autour de Gianni Infantino

Selon «The Times», le Haut-Valaisan aurait perçu une seconde rémunération via la société chargée d’organiser le Mondial 2026, . «Le Monde» rapporte que la FIFA loue très cher des bureaux, souvent inoccupés, dans la Trump Tower.
Gianni Infantino fait face à de nouvelles polémiques.
Photo: keystone-sda.ch
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Yannick Peng

«La rémunération respective du président de la FIFA, des membres du Conseil et du secrétaire général de la FIFA sera publiée.» Cette disposition figure à l’article 43, paragraphe 13, des statuts de l’instance. Elle prend aujourd’hui un relief particulier. Selon le quotidien britannique «The Times», Gianni Infantino aurait perçu deux rémunérations distinctes, alors qu’une seule aurait été rendue publique par la FIFA.

D’un côté, l’instance basée à Zurich verse au Haut-Valaisan un salaire annuel de plusieurs millions de dollars. De l’autre, FWC2026, la société chargée de l’organisation de la Coupe du monde 2026, créée par la FIFA et enregistrée aux Etats-Unis, lui aurait également versé une rémunération qui n’aurait pas été rendue publique.

Selon une déclaration fiscale publique citée par «The Times», cette somme aurait atteint 1,76 million de dollars en 2024, soit environ 1,47 million de francs. Des montants «similaires», voire «potentiellement plus élevés», auraient également été versés en 2025 et en 2026, affirme le journal.

«Fréquenter le gratin de Miami»

D’après des sources citées par le quotidien britannique, Gianni Infantino aurait utilisé une partie de cette rémunération pour financer son train de vie à Miami avant la Coupe du monde organisée en Amérique du Nord. Le président de la FIFA, âgé de 56 ans, aurait d’abord loué une propriété de luxe sur les Sunset Islands auprès de l’ancien patron de Google Eric Schmidt, avant d’acheter un appartement dans un autre quartier de la ville et de s’y installer à la fin de l’année 2025. «Il appréciait visiblement de fréquenter le gratin de Miami», ont affirmé au «Times» des personnes ayant travaillé étroitement avec le dirigeant.

Dans une prise de position transmise au journal, la FIFA conteste fermement ces accusations. «La FIFA rejette catégoriquement toute accusation de non-divulgation d’informations financières et de violation de ses statuts», affirme l’instance.

Un bureau dans la Trump Tower

Une autre enquête journalistique publiée mardi suscite la polémique. En 2025, la FIFA s’est engagée à verser près de 4 millions de dollars de loyer sur plus de sept ans à Trump Tower Commercial LLC, rapporte «Le Monde». Ces locaux de 450 mètres carrés doivent servir de bureau «de représentation» à l’instance présidée par le Haut-Valaisan. Problème: au-delà du montant du loyer, ils seraient la plupart du temps inoccupés.

Selon le quotidien français, aucun autre emplacement n'aurait été étudié. Ce contrat interroge encore plus «les liens étroits entre le président de la FIFA, Gianni Infantino, et le locataire de la Maison Blanche, Donald Trump». D'ailleurs, plusieurs membres de l’administration de la FIFA auraient exprimé leurs craintes quant à un éventuel conflit d’intérêts.

Ces nouvelles controverses interviennent alors que Gianni Infantino est déjà sous le feu des critiques autour de la commercialisation de la Coupe du monde. Le Conseil de la FIFA, qui doit se réunir jeudi à Zuric, pourrait être plus explosif que prévu.

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