Le patron du football africain, Patrice Motsepe, a offert mercredi son «soutien personnel» au président de la FIFA Gianni Infantino, candidat à sa réélection mais cible de critiques durant le Mondial-2026, lors d'une conférence de presse de la Confédération africaine de football (CAF) à Johannesburg.
Cet appui intervient après une série de polémiques visant la FIFA durant la Coupe du monde de football, dont l'introduction de pauses fraîcheur, l'idée d'élargir la compétition à 64 équipes ou encore la décision de l'organisation reine de reporter la suspension de l'attaquant américain Folarin Balogun après un appel de Donald Trump à Gianni Infantino.
«C'est un ami fidèle»
«Nous avons pris la décision de soutenir - et je soutiens personnellement - Infantino. Ce n'est pas seulement un bon ami, c'est un ami fidèle, loyal envers l'Afrique», a déclaré le Sud-Africain, président de la CAF. «J'apprécie son amour profond pour le football, son engagement sans faille en faveur de ce sport à l'échelle mondiale et son soutien à l'Afrique», a loué Patrice Motsepe devant les journalistes.
Il a souligné l'appui du président de la Fifa à l'augmentation du quota africain dès le Mondial-2026 à 32 équipes, avec quatre places directes supplémentaires ainsi qu'une place en barrage. «Gianni a joué un rôle central dans l'élargissement des opportunités offertes aux équipes nationales africaines sur la scène internationale», a-t-il affirmé.
Le continent était représenté par un nombre record de 10 équipes lors du tournoi de cette année, co-organisé par les Etats-Unis, le Mexique et le Canada. Neuf d'entre elles ont accédé à la phase à élimination directe.
Un «système vicié à la base»
Gianni Infantino, qui a succédé à Sepp Blatter à la présidence de la FIFA en 2016, devrait se présenter à sa réélection en 2027 afin de briguer un quatrième mandat à la tête de l'instance dirigeante du football mondial. L'Afrique est particulièrement influente à la FIFA, les 54 associations membres de la CAF formant le plus grand bloc de vote unifié parmi les six confédérations continentales.
En avril, la Conmebol, l'instance dirigeante sud-américaine, est devenue la première confédération continentale à soutenir publiquement la candidature du sortant à sa réélection, la CAF l'a rapidement rejointe. Mais le mécontentement couve chez certaines instances et fédérations européennes, ouvrant la possibilité à un candidat soutenu par l'Europe pour défier Gianni Infantino.
Le président de la Ligue de football espagnole Javier Tebas a par exemple accusé mardi la Fifa de «détruire l'industrie du foot». Il a jugé que le temps de Gianni Infantino «était révolu», dénonçant auprès de la «Gazzetta dello Sport» un «système vicié à la base» qui lui permet de diriger la FIFA depuis une décennie.