Deux tournois dans le canton
Avec les juniors G, c'est le plaisir avant tout

Samedi, deux tournois de juniors G avaient lieu lors de la traditionnelle journée Graines de foot. Blick s'est rendu du côté de Villars-Tiercelin et a pu observer le bonheur de ces jeunes pousses.
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Villars-Tiercelin a accueilli un tournoi des juniors G.
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Matthias DavetJournaliste Blick

Dans les tribunes de ce tournoi de juniors D, un accompagnant, caméra à la main, harangue (voire engueule?) les enfants de son club en train d'évoluer sur le terrain numéro 2, quelques mètres plus bas. Quelques regards noirs de certains parents fusent vers lui, tous ne tolérant pas ce comportement lors d'un tournoi censé être une fête.

Du côté de Villars-Tiercelin, ce sont des scènes totalement inverses qui se déroulent en ce samedi de Graines de foot. Pour la première fois, le club du Mouvement du Centre accueille un tournoi de la fête du football vaudois, et il a hérité des juniors G. Sur tous les terrains, des enfants de 5-6 ans courent après la balle, dans un style peu académique mais le sourire aux lèvres.

«Il faut aimer le ballon»

«C'est plus plaisant, car il y a beaucoup moins cet aspect compétitif, se réjouit Didier Ochs, président du FC Villars-Tiercelin. C'est avant tout un tournoi festif, avec des enfants qui sont juste là pour taper dans le ballon.» Preuve en est que toute compétition est mise de côté: il n'y a pas de classement à la fin de la journée pour savoir qui l'a emporté.

«Pas encore coach, mais beau parleur», comme se moque son ami à côté de lui, Nikola Savic apprécie également ce qu'il voit sous les yeux. Ce papa d'un junior de Savigny-Forel estime que «le plus important jusqu'à 10-12 ans, c'est le plaisir. Il faut aimer le ballon et jouer avec les copains.»

Ancien joueur, Nikola Savic se remémore avec des étoiles dans les yeux ses premiers Graines de foot. «Je m'étais fait des potes de Crissier et de Renens et même 10 ans plus tard, sans s'être revus, on se retrouve comme si on avait joué ensemble la semaine passée», sourit-il. Un brin nostalgique, Nikola Savic voit son fils à sa place, quelques années plus tard. Le plaisir, lui, ne semble pas l'avoir quitté.

Tout le monde est heureux

Derrière nous, des enfants s'amusent, rigolent, pourchassent le ballon. Le but est certes de marquer dans des cages qui font leur taille, mais aucun coach ne leur parle de placement ou de course dans la profondeur.

«Tout se passe super bien: les jeunes sont heureux et les parents aussi», se réjouit Didier Ochs, qui aura réussi sa première en tant qu'organisateur de Graines de foot.

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