Un coach fier malgré la défaite
Dalibor Stevanovic: «J'ai senti un peu de tension chez mes joueurs»

La finale de la Coupe de Suisse a vu Saint-Gall s'imposer nettement 3-0 face au FC Stade-Lausanne-Ouchy ce dimanche. Dalibor Stevanovic a salué le cœur de ses joueurs malgré une entame difficile et une décision arbitrale contestable.
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Dalibor Stevanovic s'est dit fier de ses joueurs ce dimanche.
Photo: keystone-sda.ch
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Tim GuilleminResponsable du pôle Sport

«Je suis fier de mes joueurs et du parcours qu'on a fait tous ensemble.» Voici comment Dalibor Stevanovic a débuté sa conférence de presse d'après-défaite, ce dimanche au Wankdorf. L'entraîneur du FC Stade-Lausanne-Ouchy a reconnu la domination saint-galloise (3-0). «Ils ont mérité leur victoire, ils ont été meilleurs que nous. On aurait pu mieux finir certaines actions, et c'est là qu'est la déception de notre côté. Mais je le redis: je suis fier de mes joueurs, qui ont joué avec le coeur et la passion.»

De la tension en début de match

L'entame de match a été très compliquée pour le SLO, et l'ouverture du score de Tom Gaal à la 8e n'était qu'une conséquence logique de ce début de rencontre raté. «J'ai senti un peu de tension dans les dix premières minutes, avec pas mal de ballons perdus, ce qui n'est pas le cas d'habitude. J'avais demandé de jouer vite, à une ou deux touches, et plusieurs joueurs n'ont pas réussi à le faire, alors qu'ils en sont capables. Donc oui, cette tension, cette pression, je l'ai sentie», a relevé le Slovène.

Pour autant, l'ancien milieu de terrain retient beaucoup de choses positives de cette campagne de Coupe de Suisse. «On a éliminé trois équipes de Super League», a-t-il rappelé, promettant que son équipe allait se servir de cette déception et de ce «goût amer» pour revenir plus forte. Avec lui à sa tête? «Je suis l'entraîneur du FC Stade-Lausanne-Ouchy», a-t-il répondu, alors que la préparation de la saison prochaine est déjà entièrement planifiée.

«Le penalty du 2-0 a tiré l'équipe en bas sur le plan mental»

Si Saint-Gall a a mérité sa victoire, le penalty de la 63e reste litigieux. Et il s'agit clairement du deuxième tournant du match, après l'expulsion de Lukas Watkowiak à la 43e. «On avait tout sous contrôle avec un joueur de plus. On avait calmé leur pressing. Mais ce penalty du 2-0 a tiré l'équipe en bas sur le plan mental. L'arbitre, et surtout l'arbitre VAR, ont décidé qu'il y avait penalty. Nous, on estimait qu'Aliou Baldé avait touché le ballon de la main avant celle de Breston Malula... Mais à mon avis, ils ont analysé le contact au niveau des jambes. Breston a semble-t-il touché un peu Baldé», a déclaré Dalibor Stevanovic, visiblement pas convaincu par la décision du corps arbitral.


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