«On a pris un coup de couteau dans le dos»
Yverdon qualifié, Xamax crie à l’injustice

Une égalisation entachée d’une main non sifflée a fait basculer le quart de finale entre Xamax et Yverdon Sport (1-2). «On a pris un coup de couteau dans le dos», peste Anthony Braizat.
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Neuchâtel Xamax s'est incliné ce mardi en quarts de finale de la Coupe de Suisse face à Yverdon.
Photo: keystone-sda.ch
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Bastien FellerJournaliste Blick

Comme prévu, ou presque, Elias Pasche a marqué ce mardi soir face à Neuchâtel Xamax en quart de finale de la Coupe de Suisse (1-2). Le numéro 44 d'Yverdon Sport a trouvé le fond des filets d'Edin Omeragic d'un angle fermé, grâce à une belle frappe tendue au sol. Sa réussite est toutefois entâchée d'une faute de main, qu'aucun membre du corps arbitral n'a remarqué sur le moment.

Le but a donc été validé, au grand désarroi des joueurs xamaxiens qui, eux, n'avaient pas loupé ce contrôle du bras. Depuis la touche, Anthony Braizat aussi a vu la faute et n'a pas manqué de le faire remarquer. «Je suis très déçu et frustré, il y a une immense main, s'exclame l'entraîneur xamaxien après la partie. Je ne vais pas dire qu'on s'est fait voler, mais je suis très déçu.»

Le but yverdonnois qui fait enrager les Xamaxiens

D'autant plus que son Xamax était au niveau et avait même ouvert la marque treize minutes plus tôt par Shkelqim Demhasaj. «Bien sûr qu'ils sont meilleurs, qu'ils ont un meilleur effectif. Mais on a été bons, il nous a manqué de l'efficacité. Ils ont été réalistes et efficaces», développe le coach xamaxien, avant de revenir sur la scène litigieuse de l'égalisation.

«Sur le premier but, on ne fait pas d'erreur, il y a main», s'insurge-t-il encore, avant d'aller un peu plus loin. «On protège toujours le gros. Et comme par hasard, il change l'arbitre de touche à la mi-temps. Je leur ai dit que c'était honteux.»

«On perd là-dessus»

Ce que lui a répondu le corps arbitral mené par Luca Piccolo? «Ils m'ont dit qu'ils ont vu le bras, mais qu'ils n'étaient pas sûrs qu'il avait touché le ballon. A la mi-temps, ils ont regardé et ils arrivaient encore à dire: 'oui, mais on peut pas...'. Il y a main, tout le monde l'a vue, et on perd là-dessus aujourd'hui. On a pris un coup de couteau dans le dos, mais il faut l'accepter. Cela fait aussi le charme de la Coupe. On joue tous les week-ends en Challenge League sans VAR. Les arbitres sont des humains, même si je rogne contre eux.»

Et qu'en pense le principal intéressé, Elias Pasche? A-t-il touché le ballon du bras? «C'est un peu litigieux, sourit, gêné, l'attaquant yverdonnois. L'arbitre n'a pas vu, moi il faut que je regarde les images. J'avais le sentiment d'avoir fait un contrôle 50-50, bras-épaule. Il a laissé l'action se finir, j'ai tiré et marqué. Ce sont les faits de jeu. Aujourd'hui, cela va dans notre sens et on est contents.»

Anthony Braizat ne met toutefois pas uniquement la défaite de son équipe sur ce fait de jeu. «On n'a pas su faire ce qu'il fallait pour revenir au score, et même pour nous marquer le deux à un. Eux l'ont mis et ils ont joué les contres, en étant plus compacts. On n'a plus que nos yeux pour pleurer. Il faut maintenant vite se concentrer sur le match face au SLO, une équipe qui nous a battus deux fois cette saison, qui est en quelque sorte notre 'bête noire'.»

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