Dans le programme du match distribué à l’entrée du stade ce samedi, on peut y lire l’interview de Vittorio Bevilacqua, «entraîneur du FC Courtételle». Pourtant, le Tessinois n’est plus le coach du club jurassien, viré deux jours à peine avant la rencontre de Coupe de Suisse face à Bâle. Un délai visiblement trop court pour réimprimer la brochure.
Dans celle-ci, on peut lire que Vittorio Bevilacqua était prêt à «donner le maximum de confiance à l’équipe». Que son équipe devrait mettre «autant d’énergie que le comité» dans la partie, afin qu’elle soit «grandiose». Mais samedi, le tempétueux entraîneur était absent.
Pas une excuse pour le FCC
Le licenciement de Vittorio Bevilacqua a-t-il pu jouer un rôle dans la lourde défaite du FC Courtételle face à Bâle (1-6)? «Le début de match, vous pouvez mettre n’importe qui à la barre, c’est compliqué», analyse le capitaine et enfant du village Tom Villemin après la rencontre.
Tout de même, le No 7 du FCC avoue que «ç’a été spécial le jour de l’annonce». «Mais on a fait une préparation normale, sans grand changement. On ne trouve pas d’excuse par rapport à ça. C’est comme ça», continue-t-il.
«Papin» à la barre
Sur le banc pour ce premier tour de Coupe se tenait finalement Stéphane «Papin» Léchenne, à la base entraîneur assistant de la première équipe. «Quand on l’a appris, ça a fait un peu bizarre. Mais il fallait aller de l’avant», déclare-t-il quant à lui. Avec son capitaine, ils ont pris en main les entraînements. «C’est bien allé, ils étaient motivés», continue «Papin», surnom hérité de l’époque où il empilait les buts avec les clubs de la région jurassienne.
Pour avoir la version du président du FC Courtételle, Vincent Jolidon, il faudra attendre le début de la semaine prochaine, puisqu'il ne souhaitait pas s’exprimer samedi. Seule annonce: Stéphane Léchenne ne se voit pas continuer en tant qu’entraîneur principal: «Trop de boulot, pas un caractère assez fort», dit-il lui-même. Son prédécesseur ne manquait pas de caractère. «Trop fort», rigole «Papin».