Sion joue gros jeudi
Le Lausanne-Sport comme modèle, l’Ajax comme défi

À la veille de défier l’Ajax Amsterdam à Tourbillon, le FC Sion ne cache ni son impatience ni ses ambitions. Malgré l’écart entre les deux clubs, les Valaisans croient à l’exploit.
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Sion reçoit ce jeudi l'Ajax Amsterdam à Tourbillon.
Photo: Keystone
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Bastien FellerJournaliste Blick

«Il faudra certainement être à 120 ou 130%, mais ce n’est pas mission impossible», assure Didier Tholot avant d'affronter l'Ajax Amsterdam ce jeudi à Tourbillon. L'équipe néerlandaise est l'ultime obstacle entre les Sédunois et la phase de ligue de la Conference League. Et comme l'a laissé entendre le coach du FC Sion, la marche est haute.

«Ça fait partie des grosses équipes, rien que par rapport au budget. Je pense qu'il n'y a pas de comparaison avec nous. Ce n'est pas forcément l'Ajax de 2019, lorsqu'ils étaient en Champions League. Ils sont peut-être un petit peu moins performants, ce qui rend peut-être la tâche encore possible. Mais un nom reste un nom. Quand tu prononces le nom de l'Ajax, ça reste un des ténors du football», balaie le Bordelais, interrogé sur le statut d'«ogre» du club d'Amsterdam, terme qu'il a lui-même employé.

Entre impatience et fierté

«J'ai été bercé par Johnny Rep, Johan Cruyff, Johan Neeskens. C'étaient des joueurs qui m'ont fait aimer le football, qui m'ont donné envie de devenir footballeur professionnel. C'étaient des joueurs fantastiques. En plus, j'ai eu la chance de voir jouer Johnny Rep à Saint-Étienne. Donc oui, cela me rappelle de bons souvenirs, au même titre que, pour les plus jeunes, Barcelone ou le Real Madrid en ce moment», s'amuse Didier Tholot, qui a été invité à dire ce qu'il pense de cet Ajax. 

«J'ai vu une équipe qui aime avoir la possession, qui a une qualité technique importante, qui essaie de mettre l'adversaire sous pression et qui commence bien les matches. Mais elle a aussi, par rapport aux matches que j'ai vus, certaines failles. Mais on va les garder pour nous», sourit-il, confiant être «très impatient» d'arriver au coup d'envoi.

Les Sédunois veulent faire chavirer de bonheur Tourbillon.
Photo: keystone-sda.ch

Une impatience partagée par Numa Lavanchy, assis à ses côtés lors de la conférence de presse d'avant-match. «Je pense qu'on peut ajouter très fier aussi, parce que si on remonte à trois ou quatre ans, je pense que personne ne nous aurait vus ici, en barrage de Conference League, à affronter une grosse écurie européenne. Le mérite nous revient, le mérite revient au staff, au club et à personne d'autre. Ça va être un gros match, on le sait. On espère faire honneur à Tourbillon, aux supporters qui vont nous suivre et, pourquoi pas, rêver d'encore plus beau.»

L'exemple lausannois

L'exploit, les Sédunois le pensent réalisable. Surtout qu'ils disposent d'un exemple récent: le Lausanne-Sport, qui a éliminé Besiktas au même stade de la compétition en 2025. Et qui plus est en s'imposant à Istanbul lors du match retour (0-1). «On peut s'en inspirer, effectivement. Je pense que personne ne les voyait gagner leur double confrontation», se rappelle Numa Lavanchy, certain que le FC Sion peut faire douter l'Ajax.

Les Valaisans savent aussi qu'il sera très important d'obtenir un bon résultat avant de prendre l'avion pour Amsterdam et la Johan Cruyff Arena la semaine prochaine, à l'occasion du match retour. «Si on veut pouvoir espérer passer, il ne faut pas se le cacher, il faut garder la confrontation ouverte pour le retour, sinon ce sera un match très compliqué là-bas.»

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