«Pas le sexe qui compte»
Imke Wübbenhorst parle de Marie-Louise Eta, entraîneure pionnière de Bundesliga

Marie-Louise Eta est la première femme à devenir entraîneure d'une équipe masculine en Bundesliga, reprenant l'Union Berlin. Imke Wübbenhorst a jadis côtoyé cette pionnière et nous dit ce qui la caractérise.
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Imke Wübbenhorst, entraîneure de l'équipe féminine d'YB, parle de Marie-Louise Eta, pionnière en Bundesliga, avec qui elle a joué autrefois.
Photo: Claudio de Capitani/freshfocus
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Christian Finkbeiner

La nomination de Marie-Louise Eta au poste d'entraîneure en chef de l'Union Berlin jusqu'à la fin de la saison fait des vagues. Imke Wübbenhorst, entraîneure de l'équipe féminine de Young Boys, connaît personnellement la pionnière de la Bundesliga, puisque les deux avaient autrefois joué ensemble pendant deux ans à Cloppenburg. «Marie-Louise était une footballeuse très fine, qui avait une très bonne compréhension des espaces pendant les matches, se souvient-elle. Elle était très réfléchie, pas du tout bruyante, mais savait exactement ce qu'elle faisait.»

Pour Wübbenhorst, il n’est pas vraiment surprenant que l’Union Berlin ait confié à son ancienne coéquipière la mission de succéder à Steffen Baumgart jusqu’à la fin de la saison, d’autant plus qu’en tant qu’entraîneure des moins de 19 ans, elle apparaissait comme un choix presque naturel. «Elle possède une grande compétence professionnelle et une vraie personnalité de leader. Elle a déjà été entraîneure adjointe il y a deux ans, et cela a manifestement très bien fonctionné, tant sur le plan humain que professionnel.»

L'attention médiatique comme différence

Les réactions du club berlinois aux commentaires sexistes sur la toile ont montré que Marie-Louise Eta bénéficie d'un soutien total. «Il est extrêmement important qu'elle ne soit pas seule. Le club est fidèle à ses valeurs et c'est une chance pour elle.» C'est aussi pour cette raison qu'elle espère que ses débuts contre Wolfsburg samedi seront un succès: «Cela lui permettrait de se donner de l'air et de retrouver la sérénité.»

Du point de vue d'Imke Wübbenhorst, la plus grande différence sera l'attention des médias. En ce qui concerne le contenu des entraînements, rien ne change pour son ex-coéquipière. «En fin de compte, il s'agit de football, de gestion de la charge et de la technique et de la tactique.» Comme Marie-Louise Eta a l'habitude de travailler avec des hommes, elle n'a pas besoin de changer son discours. «Peut-être que l'estime de soi est un peu plus grande dans la première équipe, c'est pourquoi il est important de reconnaître les chefs de troupe et d'exprimer les éventuelles critiques dans des entretiens en tête-à-tête.»

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Imke Wübbenhorst elle-même se sentirait capable de prendre en charge une équipe masculine dans la plus haute ligue. Depuis qu'elle est arrivée à Berne en 2022, YB a connu plusieurs changements d'entraîneur chez les hommes. «S'ils m'avaient demandé, j'aurais certainement écouté la proposition, explique-t-elle. Mais Joël (Magnin) a toujours très bien fait. En tant qu'entraîneur des M21, il était le choix logique, s'ajoute à cela le fait qu'il est bilingue.» Aussi bien après le licenciement de Raphael Wicky que de Patrick Rahmen, Joël Magnin s'est à chaque fois engouffré dans la brèche en tant qu'entraîneur intérimaire.

Les structures patriarcales brisées

Le souhait d'Imke Wübbenhorst est qu'en cas d'échec, celui-ci ne soit pas lié au sexe de Marie-Louise Eta. Indépendamment de cela, il sera tôt ou tard normal que les femmes occupent de plus en plus de postes à responsabilité dans le football masculin. C'est ce qu'a montré la nomination de Tatjana Haenni au poste de CEO du club de Leipzig, en Bundesliga. Encore impensable il y a peu.

«L'histoire montre qu'il y en a toujours eu une qui a été la première. La première à travailler, la première à conduire une voiture, la première à porter un pantalon. Et il y a toujours eu un tollé», déclare Imke Wübbenhorst. Mais les structures patriarcales sont de plus en plus poreuses. «Les rôles traditionnels s'estompent. C'est de plus en plus le savoir-faire, les connaissances et la personnalité qui compteront, et non plus le sexe.»

Bundesliga 25/26
Équipe
J.
DB.
PT.
1
Bayern Munich
Bayern Munich
29
78
76
2
Borussia Dortmund
Borussia Dortmund
29
31
64
3
Vfb Stuttgart
Vfb Stuttgart
29
22
56
4
RB Leipzig
RB Leipzig
29
20
56
5
Bayer Leverkusen
Bayer Leverkusen
29
20
52
6
TSG Hoffenheim
TSG Hoffenheim
29
14
51
7
Eintracht Francfort
Eintracht Francfort
29
0
42
8
SC Fribourg
SC Fribourg
29
-5
40
9
FSV Mayence
FSV Mayence
29
-9
33
10
FC Augsbourg
FC Augsbourg
29
-17
33
11
Union Berlin
Union Berlin
29
-17
32
12
Hambourg SV
Hambourg SV
29
-13
31
13
FC Cologne
FC Cologne
29
-7
30
14
Borussia Mönchengladbach
Borussia Mönchengladbach
29
-14
30
15
Werder Brême
Werder Brême
29
-20
28
16
FC St. Pauli
FC St. Pauli
29
-25
25
17
VfL Wolfsbourg
VfL Wolfsbourg
29
-26
21
18
1. FC Heidenheim
1. FC Heidenheim
29
-32
19
Ligue des Champions
Ligue Europa de l'UEFA
Qualification pour la Ligue Conférence
Barrages de relégation
Relégation
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