«C'était du 50-50»
Breel Embolo, très critique envers l'ASF, avoue avoir hésité à revenir jouer avec la Nati

Pour la première fois depuis sa non-convocation avec la Nati en septembre, Breel Embolo revient sur la décision de l'ASF. Déçu, l'attaquant explique avoir sérieusement envisagé de mettre un terme à sa carrière internationale.
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Breel Embolo s'exprime pour la première fois sur la décision de l'ASF.
Photo: Toto Marti
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Nick Rohner

Après avoir été écarté des derniers matches de Ligue des nations en septembre à la suite de son jugement pour l'achat de faux certificats Covid, Breel Embolo s'exprime pour la première fois sur la décision de l'Association suisse de football (ASF). Dans un entretien accordé à «CH Media», l'attaquant de la Nati pointe notamment un élément qui l'agace: ses antécédents étaient connus de la fédération depuis plusieurs années, mais seule la récente publication de l'ordonnance pénale a fait éclater l'affaire au grand jour.

Breel Embolo digère également mal d'avoir été mis dans le même sac que le capitaine de la Nati, Granit Xhaka. «Je ne veux pas chercher d'excuses. Mais je suis vacciné. Trois fois. C'est donc un cas complètement différent de celui de Granit.»

L'attaquant estime par ailleurs que la fédération a cédé aux pressions extérieures. Une décision qui l'a profondément blessé. «C'est ce qui m'a un peu déçu en tant qu'être humain», confie-t-il.

Pour Breel Embolo, les jeux politiques et la pression publique n'ont pas leur place dans le football. Il a également eu le sentiment de subir une «sorte de punition collective», les problèmes liés à l'ESTA et l'affaire des certificats Covid ayant, selon lui, été traités comme un seul et même dossier. Durant l'été, les difficultés liées à son autorisation de voyage avaient retardé son entrée aux États-Unis pour la Coupe du monde.

La décision de l'ASF l'a même poussé à envisager une retraite internationale ou, du moins, une pause. «Jusqu'à récemment, j'étais à 50/50 concernant un retour dans la Nati en novembre.»

Aujourd'hui, le doute semble levé. Breel Embolo entend retrouver la sélection. «Je n'ai encore jamais refusé de rejoindre la Nati, que je sois blessé, fatigué ou que mon club ait voulu que je renonce.»

L'attaquant assume son erreur et ne réclame aucun traitement de faveur. Mais il attend désormais que la fédération tire les enseignements de cette affaire.

«Je leur ai simplement facilité la tâche»

Lorsque Pierluigi Tami, directeur de la Nati, lui a annoncé par téléphone qu'il ne serait pas convoqué, Embolo a répondu: «Alors je ne viendrai pas. C'est aussi simple que ça.»

Qu'il s'agisse de son propre cas ou de celui d'autres joueurs, l'attaquant estime que l'ASF doit régler certains problèmes sur le long terme. Il préfère toutefois ne pas préciser ce qu'il entend exactement par là. Sollicitée par Blick, la fédération n'a pas souhaité s'exprimer sur le sujet.

Breel Embolo, lui, regarde désormais vers l'avant et se concentre sur le terrain. «Cela ne sert plus à rien de regarder en arrière. Dans ma tête, je pense déjà à l'Euro 2028.»

Son grand objectif reste de franchir un cap historique avec la Nati et de dépasser enfin les quarts de finale. Lors des deux derniers grands tournois, la Suisse a atteint à chaque fois les huit meilleures équipes. Mais Breel Embolo en veut davantage.

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