La chronique de Céline Amaudruz
G7: à Macron la gloire, aux Suisses les emmerdes

A l'approche du sommet du G7 à Evian, la conseillère nationale UDC Céline Amaudruz dénonce un «état de siège» à Genève et sur l'arc lémanique.
La conseillère nationale UDC Céline Amaudruz dénonce les impacts du G7 sur la Suisse.
Photo: Blick
Céline Amaudruz
Céline AmaudruzChroniqueuse Blick - Conseillère nationale UDC (GE)

Population terrorisée, commerces barricadés, domiciles menacés, circulations prohibées. Genève et toute la région lémanique doivent supporter un état de siège qui coûte des millions et précarise le pouvoir d’achat des habitants. Tout ça avec la passivité des autorités cantonales et fédérales.

Comme en 2003, la République française a décidé de réunir les chefs des plus grands Etats du monde à Evian, à la frontière avec la Suisse. Opportunisme bien malin qui permet aux Français d’organiser un sommet à risque sans devoir en assumer les contre-manifestations, vu que celles-ci auront lieu à Genève et Lausanne notamment.

Il y 23 ans, les débordements causés par les casseurs avaient mobilisé des milliers de policiers de toute la Suisse et même d’Allemagne et les dégâts causés avaient coûté des millions. Tant l’important dispositif sécuritaire que les dommages causés ont été payés par les Suisses. C’est si pratique et avantageux que personne, à Paris, n’a oublié l’intérêt d’imposer à son petit voisin docile d’ouvrir son porte-monnaie à nouveau. Dans ces conditions, pourquoi se priver d’organiser à nouveau un G7 à Evian plutôt qu’à Ajaccio?

Or, la violence de 2026 en Suisse n’a plus à voir avec celle de 2003. En une génération, la violence importée dans les villes suisses, notamment de Suisse romande, rend nos villes aussi dangereuses que les grandes villes françaises. La population et les commerces doivent se barricader à leurs frais par peur des casses et de la violence. Dans des cantons où les impôts sont aussi élevés que Genève et Vaud, l’aveu de faiblesse des autorités est consternant. En effet, quand on paie autant d’impôts, on est au moins en droit de ne pas redouter une telle violence.

Face aux casseurs, n’oubliez pas de payer vos impôts!

Les autorités genevoises autorisent une manifestation qu’ils savent destinée à saccager la ville. Mais quand une horde de casseurs se réunit pour casser, on ne délivre pas d’autorisations, on oppose la force de l’ordre public.

Idem pour le Conseil fédéral. Pourquoi avoir permis d’utiliser l’aéroport de Genève comme lieu d’atterrissage des délégations officielles? C’est notre ville qui va être paralysée par le va-et-vient des délégations et ce sont les Genevois qui y vivent et toutes les personnes qui y travaillent qui sont victimes des conséquences. L’aéroport de Lyon ne faisait-il donc pas l’affaire? Là aussi, les Français se sont essuyé les pieds sur les Suisses à très (trop) bon compte!

La gloire à la France et à Emmanuel Macro, les factures et les emmerdes aux Suisses. Avec la bénédiction des autorités fédérales et cantonales. Et n’oubliez pas de payer vos impôts.

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