Alors que le peuple suisse s’apprête à voter le 8 mars sur l’initiative pour un fonds climat, les apparences peuvent être trompeuses. Derrière le discours enjôleur «pour le climat», se cache un projet qui met en péril notre stabilité financière, notre classe moyenne et l’avenir économique de notre pays.
Bien sûr, protéger notre environnement est un objectif que je partage. Une nature intacte est synonyme de qualité de vie et de prospérité pour chacun d’entre nous. Mais la bonne politique climatique n’est pas celle qui déclare de grandes ambitions, elle est celle qui allie responsabilité, efficacité et respect des réalités économiques et budgétaires.
La Suisse, pays avancé sur l’écologie
Le fonds proposé par la gauche ne respecte aucune de ces conditions. Il prévoit que la Confédération alimente un fonds permanent à hauteur de 0,5% à 1% du PIB, soit jusqu’à plusieurs milliards par an – sans source de financement claire. Dès lors, ce ne sont pas des solutions concrètes qui sont proposées, mais bien des dettes supplémentaires et des impôts en hausse, qui pèseront directement sur les ménages, les entreprises et surtout la classe moyenne.
Plus encore, ce fonds contournerait le frein à l’endettement suisse, ce mécanisme qui a garanti pendant des années la solidité de nos finances publiques. Le mettre de côté pour financer un «grand programme» permanent, c’est ouvrir la porte à une spirale d’endettement que nous aurions du mal à contrôler, avec des conséquences durables pour les générations futures.
Certains diront que la Suisse doit absolument faire davantage pour le climat. Mais nous le faisons déjà: la Confédération consacre chaque année plusieurs milliards à des mesures ciblées et efficaces, et notre pays figure parmi les plus avancés en matière d’énergie renouvelable et d’innovation verte.
Votons de manière responsable
Ce qui est en jeu le 8 mars n’est pas un choix entre protection du climat et inaction. C’est un choix entre deux visions opposées:
- Une politique responsable, fondée sur des investissements efficaces, des priorités claires et des finances saines.
- Une politique irresponsable, fondée sur des plans coûteux, un endettement incontrôlé et des promesses sans avenir.
- La Suisse n’a pas besoin de fonds qui créent des dettes pour résoudre des problèmes complexes. Elle a besoin de solutions intelligentes, efficaces et durables – celles qui respectent les contribuables, stimulent l’innovation et protègent réellement notre environnement sans sacrifier notre prospérité.
Pour toutes ces raisons, je dirai clairement NON à ce fonds climat. Une Suisse forte, libre et prospère ne se construit pas en multipliant les dettes: elle se construit en appliquant des mesures concrètes, réalistes et financièrement responsables.