Des avions américains étaient déjà en vol
L'Arabie saoudite, le Qatar et Oman ont convaincu Trump de «donner une chance» à l'Iran

Les manifestations se poursuivent en Iran, où la répression se durcit. L'ONG HRANA dénombre au moins 3400 morts, chiffre pour l'heure impossible à confirmer. Notre suivi des événements.
Raquel Alonso, Leo Vonlanthen, AFP
il y a 9 minutes

L'Arabie saoudite, le Qatar et Oman ont convaincu Trump de «donner une chance» à l'Iran

L'Arabie saoudite, le Qatar et Oman ont oeuvré pour dissuader le président américain Donald Trump d'attaquer l'Iran et mis en garde contre «de graves répercussions pour la région», a déclaré jeudi à l'Agence France-Presse (AFP) un haut responsable saoudien.

Les trois pays du Golfe «ont mené des efforts diplomatiques intenses de dernière minute pour convaincre le président Trump de donner à l'Iran une chance de montrer ses bonnes intentions», a déclaré ce responsable sous couvert d'anonymat. «La communication se poursuit pour consolider la confiance acquise et le climat positif actuel», a-t-il ajouté.

Photo: AFP
12:12 heures

Trump a-t-il empêché une attaque contre l'Iran à la dernière minute?

Photo: AFP

Les Etats-Unis auraient renoncé in extremis à une attaque déjà planifiée contre l’Iran. Dans la nuit de mercredi à jeudi, tous les signaux laissaient pourtant présager une intervention militaire imminente. Des membres de l’armée américaine ont été évacués de plusieurs bases, tandis que l’espace aérien iranien était fermé.

Selon des services de suivi du trafic aérien, deux avions ravitailleurs américains ont décollé simultanément d’une base de l’US Air Force au Qatar. D’après le «New York Times», deux bombardiers stratégiques américains avaient également été placés en état d’alerte, prêts à mener d’éventuelles frappes secondaires. Mais, selon un haut responsable américain cité anonymement, l’opération semblait avoir été suspendue tard mercredi soir, heure suisse.

Quelques heures plus tard, le président Donald Trump a lui-même calmé le jeu. Devant la presse, il est revenu sur sa menace d’intervenir pour soutenir les manifestants en Iran. Il a affirmé que la répression menée par les autorités iraniennes avait cessé. «Ils ont arrêté, et il n’y a pas de projets d’exécutions», a déclaré le président américain.

Une désescalade de dernière minute, alors que le scénario d’un affrontement militaire semblait, quelques heures plus tôt encore, sur le point de devenir réalité.

il y a 13 minutes

Un employé du Croissant-Rouge tué et cinq autres blessés

La Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) a annoncé jeudi qu'un employé du Croissant-Rouge iranien avait été «tué» et que cinq autres avaient été blessés dans l'exercice de leurs fonctions dans la province iranienne de Gilan, le 10 janvier.

Dans un communiqué, la FICR se dit ainsi «profondément attristée par le meurtre d'Amir Ali Latifi» et par «les blessures infligées» aux cinq autres employés du Croissant-Rouge iranien, sans donner de précision sur les circonstances.

13:24 heures

Les alliés de Washington dans le Golfe mettent en garde contre une intervention en Iran

L'Arabie saoudite et d'autres Etats arabes du Golfe ont mis en garde les Etats-Unis contre une attaque ciblant l'Iran, en mettant en avant le risque d'une déstabilisation de la région et des marchés pétroliers, rapportent des médias américains.

Donald Trump après son arrivée à bord d'Air Force One en provenance de Floride, le 11 janvier 2026, dans le Maryland.
Photo: keystone-sda.ch

L'Arabie saoudite, Oman et le Qatar ont averti la Maison Blanche qu'une attaque en Iran ébranlerait les marchés pétroliers, a ainsi affirmé le New York Times mercredi confirmant de sources diplomatiques une précédente information du Wall Street Journal. Interrogé par un journaliste de l'AFP pour savoir si une intervention militaire américaine était désormais écartée, Donald Trump a répondu: «On observera ça et on verra quelle est la suite.»

Inquiétudes de sécurité

Les Etats arabes alliés de Washington craignent que des frappes contre l'Iran ne perturbent le trafic pétrolier dans le détroit d'Ormuz, la voie navigable à l'embouchure du golfe Persique qui sépare l'Iran de ses voisins arabes et par laquelle passe environ un cinquième des livraisons mondiales de pétrole, a affirmé le Wall Street Journal.

Selon ce journal, les responsables saoudiens ont assuré à Téhéran qu'ils ne s'impliqueraient pas dans un conflit potentiel ni ne permettraient aux Etats-Unis d'utiliser leur espace aérien pour des frappes. Les monarchies du Golfe craignent que les répercussions de l'escalade des tensions entre les Etats-Unis et l'Iran nuisent à leur propre sécurité, a indiqué le New York Times.

Source: AFP

12:14 heures

Le Portugal ferme son ambassade en Iran

Le gouvernement portugais a annoncé jeudi la fermeture «temporaire» de son ambassade à Téhéran en raison du «contexte de tension» en Iran, et déconseillé ses ressortissants de se rendre dans le pays. La fermeture de l'ambassade a été décidée mercredi, a précisé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Le ministre portugais des Affaires étrangères, Paulo Rangel, à Lisbonne, le 26 mai 2025.
Photo: keystone-sda.ch

Huit ressortissants portugais ont déjà quitté l'Iran et d'autres se préparent à le faire à leur tour, dans le cadre de «démarches confidentielles pour des raisons de sécurité», a-t-il précisé. Dix autres portugais, dont sept binationaux, ont en revanche choisi de rester en Iran, a ajouté le ministère.

«Renforcer les sanctions»

Le Portugal avait convoqué mardi l'ambassadeur d'Iran à Lisbonne afin de condamner la répression violente des manifestations contre le régime iranien et d'appeler au respect des droits des citoyens iraniens.

Le Portugal s'était dit en outre disposé, dans le cadre d'une concertation européenne, à «renforcer les sanctions contre l'Iran», avait indiqué le chef de la diplomatie portugaise, Paulo Rangel, dans un message publié sur X.

Source: AFP

12:10 heures

L'Iran «se défendra contre toute menace étrangère», affirme le chef de la diplomatie

L'Iran se défendra «contre toute menace étrangère», a dit jeudi son ministre des Affaires étrangères à son homologue saoudien, tandis que Washington n'écarte pas l'option militaire en réponse à la répression des manifestations par Téhéran.

L'Iran «se défendra contre toute menace étrangère», affirme le chef de la diplomatie
Photo: IMAGO/ZUMA Press Wire

Le ministre iranien, Abbas Araghchi, a souligné lors d'un entretien téléphonique avec le chef de la diplomatie saoudienne, le prince Fayçal ben Farhane, «l'importance d'une condamnation internationale de toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures des pays de la région», selon un communiqué publié sur Telegram.

L'agence officielle saoudienne SPA a confirmé cet appel, indiquant que les deux responsables avaient discuté «des moyens de renforcer» la sécurité de la région.

Source: AFP

11:14 heures

L'Allemagne recommande aux avions d'éviter l'espace aérien iranien jusqu'au 10 février

L'autorité allemande de contrôle aérien a indiqué jeudi avoir publié la veille une «recommandation de sécurité» de ne pas survoler l'espace aérien iranien jusqu'au 10 février, en raison des menaces américaines contre l'Iran.

Le chancelier allemand Friedrich Merz à Berlin, le 7 janvier 2026.
Photo: KEYSTONE

Cette recommandation fait l'objet d'un NOTAM, un message destiné aux pilotes d'avions, transmis par le ministère allemand des transports, a indiqué, dans un mail à l'AFP, l'autorité allemande (DFS).

Source: AFP

09:52 heures

L'Iran dément qu'Erfan Soltani ait été condamné à mort

L'Iran a démenti jeudi qu'Erfan Soltani, arrêté samedi pendant des «émeutes», ait été condamné à mort et puisse être exécuté, comme le craignaient Washington et des organisations de défense des droits de l'homme.

L'Iran dément qu'Erfan Soltani ait été condamné à mort.

Erfan Soltani est incarcéré à la prison de Karaj, près de Téhéran, et accusé de rassemblements contre la sécurité nationale et de propagande contre le système, a déclaré l'agence du pouvoir judiciaire, Mizan online.

«S'il est reconnu coupable il sera condamné à une peine de prison, car la loi ne prévoit pas la peine capitale pour ces chefs d'accusation», a ajouté Mizan.

Source: AFP

08:18 heures

Trump assure que les "tueries en Iran ont pris fin" mais laisse planer la menace d'une intervention

Donald Trump a affirmé mercredi que «les tueries» en Iran avaient «pris fin» après la répression de manifestations par les autorités, mais a entretenu le flou sur une éventuelle intervention militaire américaine, indiquant que Washington suivrait de près la situation.

«Nous avons été informés par des sources très importantes de l'autre côté, et elles ont dit que les tueries ont pris fin», a déclaré le président américain lors d'un événement à la Maison-Blanche, précisant que ces mêmes sources avaient affirmé que les exécutions prévues de manifestants n'auraient finalement «pas lieu».

Interrogé par un journaliste de l'Agence France-Presse (AFP) pour savoir si une intervention militaire américaine était désormais écartée, Donald Trump a répondu: «On observera ça et on verra quelle est la suite.»

05:19 heures

L'Inde demande à ses ressortissants de quitter l'Iran

Le ministère indien des Affaires extérieures a exhorté ses ressortissants – dont le nombre est estimé à 10'000 – à quitter l'Iran, où la répression d'un des mouvements de contestation les plus importants depuis la proclamation de la République islamique a fait ces derniers jours des milliers de morts.

«Il est recommandé aux citoyens indiens actuellement en Iran (étudiants, pèlerins, hommes d'affaires et touristes) de quitter l'Iran par tous les moyens de transport possibles», a écrit mercredi soir son ambassade à Téhéran sur les réseaux sociaux.

Source: AFP

01:03 heures

«Pas de pendaison aujourd'hui ou demain», dit un ministre iranien

Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a déclaré mercredi qu'il n'y aurait «pas de pendaison aujourd'hui ou demain» en Iran, en pleine répression des manifestations par les autorités, dans une interview accordée à la chaîne américaine Fox News.

Le chef de la diplomatie iranienne assure qu’aucune pendaison n’aura lieu aujourd’hui ni demain, sur Fox News.
Photo: IMAGO/ZUMA Press Wire

A la question «allez-vous procéder à la pendaison de certains des manifestants?», le ministre a répondu qu'il n'y aurait «pas de pendaison aujourd'hui (mercredi) ou demain (jeudi)». «Je peux vous dire, je suis confiant dans le fait qu'il n'y a pas de projet de pendaison», a-t-il ajouté.

Donald Trump menace d'intervenir militairement en Iran pour mettre fin à la répression du mouvement de contestation, l'un des plus importants depuis la proclamation de la République islamique en 1979. Le président américain a déclaré plus tôt dans la journée avoir été informé par «une source fiable» qu'il n'y avait «pas de projet d'exécution» en Iran, sans donner plus de détails.

Source: AFP

00:19 heures

L'exécution annoncée d'un manifestant a été retardée

L'exécution d'un Iranien arrêté lors de manifestations, qui selon des ONG et Washington risquait d'avoir lieu mercredi, a été reportée, a annoncé un groupe de défense des droits humains, tout en avertissant que la vie du condamné était toujours en danger.

L’exécution d’Erfan Soltani, 26 ans, a été reportée mercredi, selon l’ONG norvégienne Hengaw citant ses proches.

L'exécution d'Erfan Soltani, 26 ans, était prévue mercredi mais a été reportée, a déclaré l'organisation de défense des droits humains Hengaw, basée en Norvège, citant des proches, tout en ajoutant qu'il existait «des inquiétudes sérieuses et persistantes» concernant son droit à la vie.

Le président américain Donald Trump, qui a menacé de prendre des mesures militaires contre Téhéran en raison de la répression des manifestations, a déclaré plus tôt qu'il avait été informé par «une source fiable» qu'il n'y avait «pas de projet d'exécution», sans donner plus de détails.

Source: AFP

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